* OraCo-T *

= L'Orange au Coeur du Tournesol, ;-) - - Site de jeune petite maman clown pouête, chouette, mistinguette et fi-philousophe : pour VIVRE, aimer, danser rire et chanter... louer. (on pourra parler des choses tristes aussi pass-ke-cé-la-vi.)

23 novembre 2007

Sujet sans objet (trop vaste, et intro-inspection) - ne pas (tout) lire, si bof géant !

Sous cette pluie battante et dans la nuit, mille pensées s'égarent.

La pluie bruisse le lac, qui fait un son de vent. Cela me berce et doux, je goûte la nuit. Je goûte le réconfort d'avoir parlé un peu... livré les occupations de mon coeur à l'homme de ma vie.

Je songe aux fantômes... tous nos fantômes.

Je songe à l'orgueil... tous mes orgueils.

* * *

J'aurais pu commencer par nommer ce message : "je ne suis pas le sauveur du monde".
Mon orgueil se situe là, à la lisière de mon conscient et de mon inconscience, là où je désirerais sans cesse apporter au monde toutes les solutions, toutes les fins de toutes les souffrances... orgueil. N'y a-t-il pas là le risque de faire plus de mal que de bien ?

Il se cache aussi dans les méandres de ce que je voudrais être et que je ne suis pas. De ce que je crois que je devrais être - par ce qui m'a marquée, nouvelle née, dont je ne peux encore avoir pleinement conscience...

Tout à l'heure au téléphone, maman m'a reparlé de certaines choses : Simone Pacot, dans l'un de ses ouvrages, expose son idée qu'un être humain est davantage marqué par le fait de n'être pas considéré à sa place d'enfant, lorsqu'il est enfant, que par un manque d'amour. A priori cela me fait réagir épidermique, car je proclame : commAnt ? Y aurait-il donc piiire que le manque d'amour, dans la toute petite enfance ? HAEIN ?

Et puis je prends trois secondes... trois secondes d'attention, pour essayer de comprendre la pensée derrière cela. "ça veut dire quoi, le fait de n'être pas considéré à sa place d'enfant ?"  Cela veut dire... "basiquement", lorqu'une fille prend le rôle de porter la dépression de sa mère (ou simplement de la materner, de la protéger des méchants) ; lorsqu'un petit garçon prend la place du père.

Bon c'est assez "psychologisant" tout ça, et ne me parle qu'à moitié, surtout que c'est une transposition via maman et que je n'ai pas lu l'extrait de l'ouvrage en question.

Alors je demande : "et c'est quoi le rapport avec moi ?"

Maman se reproche de ne pas m'avoir mise à ma place d'enfant.
Elle est à cet âge sage où l'on trouve (si l'on a le coeur pur ou plein de grâce) le besoin d'analyser ses erreurs passées, de les dire, de les apaiser, de les guérir ou les conduire au pardon.

Elle me répond : "et bien... je t'ai prise comme une sorte de déesse. J'ai cru que tu allais me guérir de tout, transformer toutes mes langueurs, changer la face du monde... que tu étais toute-puissante... invulnérable". En substance.
Rien que ça ? Rendez-vous compte de l'honneur que vous avez de me connaître, très chers !

Ah. Donc, en fait si j'ai bien compris, ça veut dire qu'en fait, euh.... ah donc je ne suis pas une déesse alors ? ah !
ah....
ah bon.
Bon bon.

[Turbine intérieure]...

Et elle rajoute, quelques mots plus tard, qu'il serait bon que je sois prudente, que je reste "à ma place".

"Mais ma place ça veut dire quoi ??" (ton un tantinet crispé)
" - ça veut dire... tu es une amie, pour tes amies, tu n'es pas leur sauveur...
" - ah passke ce que je vous ai dit là ça fait penser que je me prends pour leur sauveur ??" (ton qui monte, qui monte) (ben oui je vouvoie ma mère, bon et alors :-D)

[Ton qui monte, mais turbine intérieure quand-même. Faut être honnête.] Je raccroche donc un peu irritée, et puis je me regarde la bouille un peu en face. Hum, pas super super joli...

Donc, je ne suis pas une déesse, ni un sauveur. C'est bête...

Mais que suis-je alors ?

J'entame désormais un chemin, qui ne se fera pas du jour au lendemain, pour conscientiser cette croyance inconsciente qui marquait mon âme, comme quoi je suis j'aurais été une déesse. Cette conscientisation me permettra, tout doucement, de cheminer en toute conscience (= d'esprit ET de coeur) vers ce que je suis en vérité, de vivre et d'agir en conséquence, et sans doute que j'en dormirai mieux la nuit, après (je le pense vraiment).

Merci maman ! (ceci n'est pas ironique. Du fond du coeur je remercie ma maman de faire ce travail sur sa vie, et d'avoir la simplicité de m'en parler clairement.)

* * *

Je ne suis pas un sauveur,... ni un soleil.

Eventuellement, je peux apporter par ci, par là quelques rayons du Soleil, mais toujours, me souvenir que la lumière ne vient pas de moi. Toujours, toujours, toujours. Si je ne m'en souviens pas... orgueil, et l'orgueil fait tant de dégâts.

* * *

Chapître II... les fantômes.

Aucun rapport me direz-vous ? Si, il en est un. Par manque de prudence, dû à cette possibilité d'orgueil mal placé, je mélange tout : ce que je crois, ce que j'aime, ce que je n'aime pas.
Je crois et j'aime : Dieu, l'invisible de la Lumière, le surnaturel de l'Amour, les anges de Dieu. Je crois et je n'aime pas : le diable, les démons (= les anges pas de Dieu) et l'invisible des ténèbres, qui lutte contre l'invisible de la Lumière.
Je mélange : ben... je ne sais pas bien faire la part des choses, parfois, entre les deux invisibles. Ce sont des choses que l'homme ne maîtrise pas, des choses qui recquièrent la Prudence. En voulant s'adresser à l'invisible de la Lumière, on peut attiser les mots et les maux de l'invisible des ténèbres si on ne se met pas dans un rempart sûr et clair : la prière, la Sainte Vierge, la Croix de Jésus. Entre autres remparts sûrs et clairs.
*La prière, c'est le bercement tendre de notre âme dans les bras doux de Dieu, Père et aimant...
*Notre Maman ne nous abandonnerait jamais... En plus son amour infini pour nous ne saurait jamais nous mettre à une place faussée.
*La Croix de Jésus est le seul vrai salut... la seule chose qui nous délivre en vérité de toutes nos chaînes. Oui, bon, un peu de fanatisme de temps en temps, je ne me le refuse pas :-D (pas pour ça)

Pardonnez-moi ce charabia peu... intelligible, ou rationnel. Z'étiez prévenus ! :-)

Pour conclure enfin : parler à nos fantômes, oui, il faut le faire, mais je pense qu'il faut aussi veiller à bien se placer dans les bras de Dieu quand on a besoin de faire cela. Voilà, c'est mon (vrai = sans orgueil) point de vue.

* * *
Jésus, Marie, retirez-moi de mon orgueil...
Jésus, Marie,
merci.

Posté par petiboutondor à 03:05 - Psychovie - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Des larmes coulent de mon coeur bien touché par ton si beau charabia...

Posté par Grâce, 24 novembre 2007 à 15:09

T'es pas une déesse...

T'es encore mieux que ça!!! Ah ah ah!!!!!!

Moi qui t'ai souvent oh oui très souvent idéalisé! J'ai eu cette chance de pouvoir connaître tes faiblesses, bon pas trop me concernant mais avec d'autres!

Et même si tu ne peux pas tous nous sauver sache tout de même que ton existence ma très chère amie me rassure et tu es une des personnes que j'aime le plus au monde!

Et puis aussi une chose aussi assez importante que tu devrais et pourrais faire c'est fonder une communauté ou une association ou un truc dans le genre!!!!!

Gros bisous

Posté par Val, 24 novembre 2007 à 21:00

Communauté...

Oui, oui, on l'attend celle-ci !
Plein de bisous

Posté par Grâce, 24 novembre 2007 à 22:33

Mes si chères et tendres amies,

merci, ah ben merci hein, c'est ce qui s'appelle un sappage de travail en bonne et due forme ! vlà-t-y pas que si vous insistez je vais encore me prendre pour un soleil :-P

Mais pour cette histoire de Comm', savez, ça me taraude, ça me taraude... On verra ben ce que le Soleil il dit, là-haut ! :-D

Posté par Petiboutz, 25 novembre 2007 à 02:04

Hummmmm, c'est tellement profond, tellement ... que je ne sais pas quoi te dire ! Il faut de l'intelligence, de la grâce, de l'humilité pour entamer ce voyage vers sa propre vérité.

En serais-je moi-même capable ? C'est une réflexion que j'ai souvent, et si en ce moment j'essaie d'arriver au projet de mon vrai moi, je n'en suis qu'aux fondations. J'ai tous les matériaux sous la main je crois, mais je voudrais que la maison soit solide, accueillante, ouverte sur le monde et en même temps havre de paix pour les miens.

Quelle merveille de petit bout de femme tu fais, et ce que je t'aime, modestement dans mon coin, si tu me le permets

Posté par Supermama, 01 décembre 2007 à 13:04

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