J'ai commencé un flot de recherches et de réflexionnages - j'ai eu, je dois vous l'avouer, l'ambition un peu grande. Si j'arrive au bout de mes petites entreprises, ça risque de prendre du temps... et la période qui précède la clarté du langage (preuve de la clarté des idées) est très, très tumultueuse..... Je dois vous dire que ces réflexionnages me sont très chargés émotionnellement... Je vous livre quelques lignes, tiens, on va voir si ça me calme !!

C'est divin, le psychologique ? késseucé ?
ou plutôt "Koiça", comme dirait le Tichapz

Quand je me suis mise à lire Femmes qui courent avec les loups, j'ai eu un moment de panique à l'idée que je m'embarquais dans un bidule pas du tout catholique (heu, oui, j'ai ce genre de névroses parfois :D). Puis j'ai eu un petit clin d'oeil dans une des notes à la fin de l'ouvrage et petit à petit, je me suis à peu près calmée.

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C'est que je ne tiens vraiment pas à prendre (c'est tentant) la femme sauvage pour une déesse divine, oui j'insiste, une déesse divine. Je veux dire, divin dans le sens qu'elle aurait une existence propre, une entité véritable, une ontologie (un être réel, quoi). Je m'embarque un tout petit peu dans de la métaphysique mais ne vous inquiétez pas ça va aller (respirez par le nez).

Dieu existe, mettons. Il a donc un Etre propre, qui est l'être divin, celui qui surpasse tout, englobe tout, pense et crée tout - ah ! j'allais presque oublier : aime tout. Cet Etre est transcendantal (ouais, je vous l'ai sorti ce mot ! l'est pas joli ?) et on n'arrive pas vraiment à le comprendre. "Com-prendre" c'est "prendre avec" et franchement, je sais pas vous mais moi, ma p'tite tête, je commence à con-prendre (hihi) qu'elle ne pouvait pas saisir ni prendre en elle tous les mystères du monde, et encore moins la totalité et la grandeur de Dieu. Primo.

Deuxio, l'âme humaine, ah cette sacrée âme, ça ne l'empêche pas d'être fascinante... Elle aussi, elle a ce caractère mystérieux, difficile à comprendre, qui nous dépasse... C'est pour cela que les chemins pour guérir, ou tout simplement pour devenir ce que l'on est sont parfois si compliqués. Mais ce n'est pas parce que l'âme est mystérieuse elle aussi (à l'image de son Créateur) qu'elle est divine. En vérité, je distingue donc le psychologique (au sens noble, de tout ce qui relève de la vie de l'âme) et le divin (le divin de Dieu, cette fois, celui-là qui existe comme Etre, à part pleine et entière). En voilà une jolie distinction, pour calmer ma névrose... :D

L'envoûtement initiatique

Peut-être que dans toute démarche de devenir il y a une forme d'initiation. Ou que la vie, par nature, en est une. Initiation, entendre ce mot au sens d'un chemin, avec des étapes qui viennent nous approfondir... Ce sont ces étapes que décrit Clarissa dans son bouquin, avec toute la foison riche des contes et mythes de nos traditions humaines qu'elle retransmet et analyse, pour le plus grand bien de nos... états d'âme.

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Ainsi un archétype (donc dans son livre, l'archétype de la femme sauvage) n'est pas tant à considérer comme une divinité existante avec sa petite ontologie, mais comme une réalité de la vie de toutes les femmes, qui ont chacune leur être propre. A chacune de nous de chercher qui nous sommes, de réaliser notre femme sauvage profonde et de la rayonner au monde, ou simplement pour nous-mêmes. Cela restera notre accomplissement psychologique...

Maintenant que je vous ai dit tout ça, il y a une question qui me préoccupe : peut-on être sainte et sorcière ? ou sainte femme sauvage (priez pour nous)... !! Je m'en vais chercher du côté d'Hildegarde de Bingen, mais pas seulement. Suite au prochain numéro...

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