* OraCo-T *

= L'Orange au Coeur du Tournesol, ;-) - - Site de jeune petite maman clown pouête, chouette, mistinguette et fi-philousophe : pour VIVRE, aimer, danser rire et chanter... louer. (on pourra parler des choses tristes aussi pass-ke-cé-la-vi.)

02 septembre 2007

Dernières bribes de l'Inde.

Pour finir en beauté... (je pourrais vous en parler encore sans doute ! mais tout a une fin ;-) - pour que cette fin soit belle donc, voici l'illustration d'une rencontre au sommet

RencontreHindoueAuBomJesus
(ils avaient à peine un mois de différence)
(euh... les chaussettes, ce n'est pas qu'il faisait froid hein ! c'est l'anti-moustique ;-)))

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01 septembre 2007

Dernières bribes de l'Inde (2)

Plus près des bidonvilles...

PlusPresDesBidonvilles2

PlusPresDesBidonvilles

Nous sommes allés rendre visite à un atelier de "handicrafteuses", qui frôle les bidonvilles et donne du travail aux femmes du coin...

DSC07180
...qui nous accueillent avec le sourire...

et tant d'attention pour notre Tichapz !
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31 août 2007

Dernières bribes de l'Inde (1)

... et puis, on n'en parlera plus... c'est l'heure de la rentrée maintenant. Finies les vacances ! ;-)

Mais partons, encore pour quelques instants.

AuResto1AuResto2AuResto3

En Inde, la conception des repas est très différente... Quand on va au restaurant, ce n'est pas "chacun sa poire" et à la rigueur, on picore dans l'assiette de l'autre (si on est mal éduqué). Non, là-bas on partage tout. Les plats arrivent, portés par les serveurs, qui nous proposent sans cesse l'un ou l'autre de ces mets.

Si vous êtes "non-vég" (= non-végétarien ; certaines hautes castes d'hindous sont végétariens par religion), on vous sert du poulet à toutes les sauces, des oeufs ou des omelettes tournés dans tous les sens. Si vous êtes "vég", vous pouvez vous attendre à ne pas sentir du tout le goût des légumes qui vous sont servis... noyés dans une sauce bien abondante, et bien épicée !

Pourquoi tant d'épices ? Il paraît que ça augmente le sentiment de satiété. Nos hôtes veillaient sur nous pour que nous ayons des plats plus doux mais, pas toujours facile et quand nous sommes rentrés... il était temps qu'on rentre ! ;-)

Pour apaiser les épices, vous vous gorgez de fruits, de glaces et de jus frais... Attention toutefois, ne pas boire l'eau qu'on vous propose, européens que vous êtes, ne consommez que de l'eau en bouteille (scellée ;-))

* * *

Les épices ont un autre usage amusant :

PasDeMauvaisEspritsIndous
Chez les hindous, ils éloignent les mauvais esprits loin de leur maison ! (ou de leur magasin ;-))

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30 août 2007

Le fossé des mondes

MarinEnfants2

Cette photo me réjouit le coeur par sa beauté, et en même temps... Elle traduit bien mon sentiment, vis-à-vis de ce monde. De beaux enfants sont là qui communiquent de sourires, et pourtant. Une vitre les sépare...

Ce n'est pas le cas ici !

MarinEnfants1
Le Tichapz était en adoration, devant ces enfants plus grands que lui... :-))

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29 août 2007

Dans le traffic, à Bombay...

C'est dommage, on n'entend pas autant que j'aurais voulu que vous entendiez.

Là-bas dans Bombay, les chauffeurs de rickshaws se répondent, ça fait un concert de canard miaulant - à plusieurs reprises on en a été piqué de fous-rires...

Pour conduire dans Bombay, il faut être le plus fort.
Les sens en alerte, les nerfs à fleur de peau, il faut s'imposer pour passer et râler suffisamment fort contre A, Z ou X, sans compter les conducteurs de rickshaws qui trop souvent, n'ayant pas de sens du code de la route, bloquent le passage et la circulation.

Rouler dans Mumbai est une jungle, où les lions s'en sortent et les petits frémissent...

Mais nous étions en sécurité, aux mains de chauffeurs sûrs, et bienveillants.

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Cela nous laissait le temps de regarder ce monde...

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28 août 2007

Goa... les révélations

...Car il faut que je vous révèle une chose... : notre voyage en Inde fut une bénédiction.

Nous étions venus jusqu'ici pour nous... renouveler de l'intérieur. Nous ne le savions pas, nous avions une raison suffisamment éclairante - nos amis se marient, nous sommes là pour nos amis - mais en vérité, la lumière devait se faire encore plus profonde.

Petit noeud de la révélation : dans l' "Old Goa" que nous avons visité le lendemain, il y a la dépouille intacte du Saint Patron de Mari-trésor (vous qui rêviez de connaître enfin son prénom, faîtes votre enquête ;-) ). Dépouille intacte, ça veut dire que depuis le XVIème siècle, ce cher homme n'a pas voulu quitter complètement la terre, il a préféré manifester la grâce de Dieu en restant un peu là (ses os sont là, son corps est là, même si sa chair n'est plus tout à fait rose - eurk - le tout ayant tout de même résisté aux brûlures de la chaux !!! = le traitement que l'on faisait à l'époque pour griller les morts, quand ils risquaient d'empester trop, en attente d'être en terre. Il a résisté aux siècles, aussi).

Ainsi, quand nous sommes arrivés au pied de ça

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l'émotion n'a pas peiné à nous envahir, l'un comme l'autre, malgré les caquètements des personnes alentours. Il était donc là, répandant sa présence tactile près de nous, nous étions venus jusqu'à lui,... il était là.

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Quand un saint meurt, si on croit qu'il ressuscite, on croit qu'il est au Ciel. On sait pas trop comment ça se bidouille, ce truc, mais on se dit pas forcément qu'en allant ici où bien , on va lui rendre visite ; ...on se dit que n'importe où, finalement, on peut être en sa présence (à peu de choses près).

Mais quand un saint préfère rester dans son corps, ce qui est un miracle... on sent que sa présence est d'autant plus présente, qu'on vient lui rendre une visite... ce genre de visites ne sont pas dénuées de grâces.....

Amen. Alléluia.

Hum euh oui - hrin hrin donc je disais, voilà, nous sommes allés à Goa. Ensuite nous sommes retournés à Mumbai, la ville immense, la ville intense, le grouillement de toutes les sortes d'humanités...

EnArrivantAMumbai

Ah ! autre chose que je ne vous ai pas dit ! Quand nous étions à Old Goa, nous sommes aussi passés par le marché. Or, une personne nous a demandé comment Tichapz s'appelait. Puis nous sommes allés faire un autre petit tour, visiter par ci

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et par là,

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puis nous sommes revenus sur nos pas car c'est là que se prenait le bus, et là, effarement : plusieurs personnes nous suivaient, appelant Tichapz par son prénom et nous disant les trois mots de français qu'ils connaissaient... Impressionnant !! Excellent. J'ai trouvé ça génial. En Inde, vous dîtes à UNE personne qui vous êtes, la seconde d'après, tout le monde vous en parle, et vous tchatche, et vous connaît.

Nous en avions rediscutté avec mon amie, et elle me disait en substance : c'est ça ! on ne sait pas comment ils font, on a l'impression qu'ils ne se parlent jamais, mais ils se disent tout ! Un indien peut rentrer dans une pièce et dire : "elle y est allée, aujourd'hui" et tout le monde sait qui est "elle", où est "y", et toutes les implications de ce que ça veut dire, "aujourd'hui", alors qu'il existerait pour nous des milliards de "elles" et de "y" possibles !

Sans compter qu'on n'a pas l'ombre du reflet d'un soupçon de tout ce qui est impliqué, dans le reste de cette - si brève - phrase.

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27 août 2007

Un petit saut à Goa... (3)

DSC06972
(C'était elle la femme enceinte en saree rouge, j'ai oublié de vous la mettre ;
...ce sont elles, nos soeurs. Elles sont si belles, non ?
Ah sinon, vous avez vu, cette terre rouge ?? ;-) )

Alors, quand nous sommes retournés à Panjim - la capitale de Goa. Goa n'est pas une ville comme on se l'imagine : c'est un assortiment de routes plus ou moins longues, qui relient entre eux des villages plus ou moins grands, chacun dans leur style, leur personnalité propre, mais semblables aussi... c'est la même ambiance qui flotte dans l'air.

Plan_de_Goa
(...enfin nous n'avons pas tout vu !!!)

Quand nous sommes rentrés à Panjim donc, d'où partent tous les bus (et où ils vont tous), nous avons trouvé une place sympathique pour déjeuner, sur une terrasse face à la mer.

Puis nous voulûmes aller voir de plus près ce qui était là-haut :

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Mais lorsque nous y sommes montés, la pluie s'est mise à tomber très fort, et il se trouve que notre malheureux parapluie était en piteux état ! Alors, de la balustrade de cette belle maison que vous apercevez, un homme nous a fait signe d'entrer, venir nous mettre à l'abris.

Nous avons gravi les marches... pour aller vivre alors un nouveau moment magique, si tendre, et doux...

La maison était complètement délabrée, en ruine. ça ne se voit pas d'ici, hein ? L'intérieur accumulait la poussière et les pierres désarticulées, sans vie. L'homme nous a rejoint par un passage tout au fond (car la balustrade est, comme vous le voyez, sur le côté gauche de la maison, tandis que son entrée est sur la droite (nous ne la voyons pas sur la photo. Et bien non, il n'y a pas d'autres photos. J'vous avais déjà dit que c'était aux meilleurs moments qu'on ne prenait pas de photos - euh pas toujours toujours, heureusement ;-)).

Il portait dans ses bras son fils, qui avait peut-être quatre ans. Tous deux un visage éclatant, un sourire rayonnant, une lumière douce et joyeuse... Ils ne parlaient pas l'anglais.

Mari-trésor m'a médusée : en hindi, il explique qu'il s'appelle .. et demande à l'homme, à l'enfant quels sont leurs prénoms. J'en suis restée scotchée (quel homme), il avait retenu les leçons de la belle-soeur de P. (chose dont j'ai été parfaitement incapable ; je voudrais bien pourtant). Voilà qu'elles faisaient usage... un usage merveilleux. Par quelques mots nous avions pu entrer en "communication", le reste s'est fait à bribes de gestes, regards, et toujours cet-impossible-de-cesser-sourire... Oh, Dieu, comme c'était doux. Cher instant magique. Puis la pluie s'est calmée, le reste du monde nous appelait au dehors... Soudainement Mari-trésor bafouille un "Thank you" et glisse un billet dans la main de l'homme, et nous nous esquivons. Qu'avait-il donc fait là ? 8-O ??

J'ai eu peur que cet acte blesse l'homme... Etait-il là pour mendier ?

Ce geste fut si incompréhensible, Mari-trésor l'a-t-il vraiment compris lui-même. Pour-quoi donc, voulait-il remercier cet homme ? oh oui sans doute, il le sait finalement... mais il n'y a là rien de rationnel.

Simplement, nous venions de vivre un moment de lumière.

Dommage que notre gratitude n'ait pu se traduire que par un vulgaire billet d'argent...

Sous notre parapluie bringue-balant (et sous une pluie plus fine), nous avons fini de visiter Panjim, acheté une vraie chemise indienne pour Mari-trésor (LA chemise indienne que je voulais lui offrir), et aussi... vécu un autre moment magique, mais il était carrément d'ordre divin celui-là, ça s'est passé là :

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(Basilique de l'Immaculée Conception, Panjim)

A croire qu'il y a toujours un truc qu'il faut gravir, avant... ;-)

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24 août 2007

Un ptit saut à Goa...2

Suite de mes notes (ça vous ennuie pas ?)

Ce matin je me suis réveillée Eé-puisée, pas assez dormi. Mais tirée du sommeil par un cauchemar atroce : il était huit heures, l'heure de partir faire le marché, mais je restait clouée au lit, morte de fatigue. Puis tout à coup il était déjà six heures du soir et nous commencions seulement à émerger et partir,... et le marché allait fermer, et c'était innommable tout ce temps qu'on avait perdu là... Je demande à mon homme en une phrase angoissée : il est quelle heure ? - nuiteure moinlquart..." Hop hop hop ! Deux secondes, trois peut-être m'ont renenue scotchée encore, mais pas une de plus. Et une douche pour attaquer la journée (mais si l'eau chaude y est, seulement je n'ai pas pris le temps de comprendre comment elle s'allumait).

Toute de propre vêtue, "Viiite ! habille-toi ! J'ai fait un terrible cauchemar."

Dans la rue, tentative vaine pour marchander un rickshaw jusqu'à Anjuna. Alors on prend le bus.

Ici, tout est catholique : les bus, les taxis, les magasins, les rues, les gens. Il n'y a pas cent mètres sans que l'on rencontre un calvaire, une "Our Lady" ou un "Menino Jesus" avec leur couronne de fleurs. Ou un poster de Jésus glissé sur une image de Britney Spear.

LeBonBergerOuBritney

ça m'a adoucie, petit à petit. Je rageai d'avoir à attendre le bus, changer de bus, reprendre le bus, chercher notre voie, ne plus la trouver encore. Mais j'ai fini pas presque oublier de croire que tous les indiens sont méchants et veulent t'extirper au maximum. J'a fini par oublier : tout le monde nous aidait sur notre passage, tout le monde était gentil, mignon, touchant - j'aime l'Inde. J'aime cette manière étrange qu'ont les indiens d'acquiescer de la tête sans acquiescer vraiment, cela vous désarçonne un européen complètement (bon bah alors c'est oui ou c'est non ??) Tête un peu penchée, air tout réservé... Balancement discret dans tous les sens (OUI, ça veut dire oui mais devine-le, car je t'en dirais trop, si je te le disais vraiment). C'est ce qui m'a touché en premier, chez eux... et qui me touche le plus encore. Et définitivement. Tous les indiens que je rencontre font ainsi - mais je n'ai sans doute pas rencontré toutes les sortes d'indiens.

Ils ont tous - sauf je pense ceux qui ont trop souffert - un air d'enfant... tantôt ingénu, tantôt un peu perdu. Gai tout de même, bien souvent. Je ne sais pas si ce sont tous les indiens, vraiment. Nous n'avons pas cet air-là, nous, nous n'avons pas le visage poupon. Enfin je me trompe : JE. Mari-trésor, oui.

Nous avons vu aussi - et ça, nous avons beaucoup ri : un rameuteur de bus scruter du fond de son âme la réponse qu'il allait donner à notre question, ç'en était... vibrant. Nous lui avions demandé dans combien de temps partait son bus. Son visage est resté impassible mais il est passé, peut-être, par mille cheminements étranges en lui avant de nous révéler un "fifteen minutes". Nous étions haletants. C'était comme s'il s'était laissé sentir, de l'intérieur de lui-même, par chaque pore de sa peau et chacune de ses cellules, combien de minutes il resterait d'ici le départ de son bus. "Fifteen minutes"... c'était excellent.

J'aime l'Inde... je m'y attendais le moins du monde. Je rêvais à l'Afrique, une espèce de simplicité "brute", des choses dures et sauvages mais aussi tant de rires - et si communicatifs... Mais voilà que je trouve une Inde qui me touche, dans toute la finesse de sa retenue, dans toute la mystique de ses apparitions.

OMonInde

Ce matin nous avons donc fini par débarquer à Anjuna. J'ai adoré à peu près toutes les personnes avec qui j'ai parlé, là-bas. (pas parlé, non : échangé. On n'a pas forcément besoin de parler, avec les indiens. Mais souvent on échange, oui. Très souvent. Tichapz doit y être pour vraiment, vraiment beaucoup d'ailleurs.) On nous dit que le marché est fermé et j'enrage mais, arrivés à la plage, nous apercevons bien pourtant quelques stands. Nous nous approchons et là, hop ! nous sommes harpillés. De plus en mal et mal en pis. Je prends à bras le corps la tâche que je m'étais fixée : remporter le plus possible de choses que j'aime COMPLETEMENT, et à un prix que je m'étais fixé (pas question de renouveler la mauvais eexpérience de mon tout premier marchandage !). J'ai donc résisté de toutes parts, à toutes les astreintes et c'était incroyable ! Nous étions les premiers arrivés du matin, et l'attraction fondamentale d'un carré de ... 70m² de stands et d'indiens (plutôt d'indiennes d'ailleurs... ça m'a peut-être aidée) assoiffés de nous vendre quelque chose. Premiers clients de la journée, premiers blancs : et si la chance leur souriait ?

J'ai aimé marchander avec elles, repousser leurs offres, garder le sourire, ne pas me démonter, dire clairement ce que je voulais. Dans mon dos une femme harcelait Mari-trésor, puis finalement elle l'a questionné : "But... SHE is the boss ??" Et mon sage homme de répondre : "yes !" Elle n'y est plus revenue...

Plus loin j'ai discutté avec des jeunes filles, je me sentais de leur âge, leur soeur, leur égale, je portais mon enfant comme elles porteraient le leur... Elles m'ont chargée de leur porter bonne chance ("first custom of the day !") - j'espère que je la leur ai portée, de tout mon coeur. Cette lutte pour survivre est si dure ! j'étais prise au rire et au jeu mais, la femme du bout là-bas m'a fait bien de la peine. Elle avait l'air si triste...

* * *

Avant de repartir, nous avons pris le temps d'une tétée d'amour au bord de la mer d'Arabie...

AllaiterdIndeAuBordDeLaMerDArabie

John est venu nous taper la tchatche, très sympathique, visage d'enfant. Puis nous sommes remontés vers le bus et Tichapz, en passant, a fait un coucou à un bébé de son âge qui habitait là, avec sa maman. J'ai vu aussi une femme enceinte, magnifique dans un saree rouge... nos soeurs.

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23 août 2007

Un ptit saut... à Goa, 1.

Mes notes racontent...

Mercredi 8 août 2007 - Goa, Miramar Residency

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J'aime l'Inde.
Elle est pleine de contradictions... en fait peut-être non.
Comment dire. J'aime l'Inde, peut-être parce qu'elle est déconcertante et que je ne suis pas si déconcertée. C'est sûr, je n'ai pas vu, comme une amie à son arrivée à New Delhi, une femme se faire brûler sur la dépouille de son mari.
Non, je n'ai rien vu de trop déconcertant et je suis restée, somme toute, en pays catholique.

Je crois que j'aime l'Inde en fait à cause des grands sentiments qu'elle déploie en moi. J'aime l'Inde comme j'aime sentir et voir les lignes qui se tracent sur la feuille blanche, le stylo qui glisse sur le papier étonnament doux. "Sweet". Avec une étonnante facilité, ce soir.

EnArrivantAGoa
En arrivant à Goa

Goa depuis hier vers 14-15 heures. J'ai tiqué lorsque Mari-trésor a pris un taxi sur un mode traditionnel, j'avais dans l'idée de marchander un rickshaw. Passons, le conducteur du taxi m'a touchée et j'ai aimé l'annulette de la Vierge Reine à l'enfant qui siégeait à côté du volant.

J'ai fulminé quand, arrivés à l'hôtel recommandé par nos amis, le prix de la nuit n'était pas celui attendu. Il y a une réflexion que j'ai faite à P. une fois : "Marchander, pour nous, ça nécessite de penser à priori que la personne en face de nous est mauvaise, mensongère. Sinon, on n'y arrive pas !" Et dans le même esprit, on développe puissance 10.000 cette énergie à se méfier de tous et tout. J'enrageai donc contre Mari-trésor de laisser couler tout ça alors que ce n'était pas ce à quoi je m'attendais, j'enrageai qu'il avance tout de suite le montant des trois nuits (et si nous voulions partir avant ??) - si docilement. J'enrageai d'avoir à remplir ce formulaire "c'est la law" avec mon nom, mon adresse, le pays d'où je venais.

Puis lorsqu'à contre-coeur il a fallu nous installer dans notre chambre, que j'ai vu les traces immondes sur le sol - j'ai pris ça pour du sang séché ! après un peu de temps passé ici, je sais que la terre d'ici est de cette couleur... Cela apaise le drame.

Sur le coup, il était immense. Comment Mari-trésor pouvait-il croire que je laisserais les fesses de mon fils traîner dans le sang de je-ne-peux-savoir-qui, sans rien dire et avec le sourire ? J'étais hors de moi, hors de moi je lui ai sorti toutes les assanités du monde. Je lui ai montré mon mépris outragé et toute ma haine qui sortait d'on-ne-sait-où (les jours d'avant, il n'y avait jamais eu autant de louange et d'amour pour lui sortis de ma bouche... !!)

Je suis partie, plus retournée que jamais. Tichapz sur la hanche. J'ai marché vite, et droit... pour découvrir l'endroit paradisiaque où nous étions logés. La mer... au bout d'une grande plage sablée.

PlageMiramar

J'ai pris un petit sentier sur la droite, tracé entre les larges feuilles de ces plantes qui ne sont ni des algues, ni des arbustes. Sol très humide. Et puis je suis allée dans la mer - remplir de sable tout le bas de mon pantalon.

Mais vite ma solitude rageuse se trouve envahie : qui sont ces deux indiens qui observent cette blanche porter son petit - oh ! un ptit blanc ! - et tremper ses pieds jusqu'aux guêtres dans l'eau - surprenante, ces vagues ! de droite, de gauche, et parfois elles mangent les genoux.

MerMiramar

Que veulent-ils ? Alors la blanche s'enfuit, l'air de rien. Elle a remis tant bien que mal ses pieds mouillés dans ses tennis rose pâle. Avec ses chaussettes (roses) restées au fond. Sa colère n'est pas complètement passée... mais l'air et l'eau ont eu raison de sa rage : elle est cuvée. Et puis l'insupportable impuissance est effacée : en revenant de la mer, elle passe à la réception et avec toute la force que sa colère dégage elle s'exprime : "I want somebody to wash the floor in my room, now. If it's possible." On avait déja fait changer les draps mais, quand j'avais fait la remarque des traces sur le sol, on m'avait dit (Mari-trésor y compris) que c'étaient les irrégularités des carreaux. Mais j'avais gratté moi-même, avec mon ongle. Et frotté. Il s'en était dégagé cette substance ocre-marron que je pensais être du sang séché. Le sol en était maculé, en certains endroits... Des irrégularités, noui. La crasse, est irrégulière.

Au fur et à mesure que l'odeur du produit de lavage se répandait dans la pièce, l'oppression de ma poitrine et ma colère s'en allaient. J'ai soudainement compris une chose : tout cela, ce n'était pas grave. Après que l'homme soit parti, j'ai frotté bon nombre de tâches avec ma salive et la serviette à sol de la salle de bain, mais je n'étais plus en colère. Cela a juste servi à montrer à Mari-trésor que j'avais raison. ça m'a fait presque plaisir de le faire. Et maintenant je sais que ce ne sont que des traces de terre !! Quand je frottais j'ai sorti avec feu le grand numéro : "Nan mais c'est pas possible il y a eu un meurtre ici ! ou un gravement blessé. Z'auraient pu effacer les traces quand-même."

Le soir nous avons dîné paisiblement. Tichapz dormait, et je m'étais décidée à ne plus pester contre la situation. Nous payions notre chambre plus cher ? Très bien, dînons dans le luxe.

A notre retour dans la chambre une dernière surprise nous attendait, cependant.
La Miramar Residency dispose de chambres agréables, fraîches et spacieuses. Disposées sur trois étages, elles sont couronnées par une vaste salle de fête où il fait bon... faire la fête. Bien-sûr ces fêtes trouvent leur fin raisonnable à onze heures du soir mais, pour ceux qui ont l'extrême privilège d'habiter au troisième (chiffre parfait), elle ne s'arrête pas là (la fête) : car le rangement de la salle se fait en toute gaîté et grand vacarme. Ferrailles jetées au sol, tables que l'on démonte, chaises que l'on empile, et voix qui fusent de ci et de là pour énoncer quelques ordres...

Au bout d'un peu de patience je n'en ai plus pu : car moi, pauvre ignorante du troisième, je ne comprenais là qu'un innommable vacarme ! En blanche désoeuvrée, j'ai donc grimpé l'escalier pour faire mon apparition.

* * *

J'aime l'Inde, parce qu'il peut suffire d'apparaître, pour communiquer. J'ai donc fait mon apparition, sans monter les dernières marches, sans ouvrir la bouche, fort contrariée, impassible pourtant. J'ai vu deux hommes très basanés, au visage fatigué, qui manipulaient ( à grand bruit, donc) de grandes barres de fer (tables ? chapiteaux ? estrades, peut-être). Une femme dans la pièce à côté transportait un panier de vivres. J'ai vu, j'ai donc pu comprendre. Ils ont vu une blanche dans une rose et longue chemise de nuit indienne, le visage encadré de ses longs cheveux, le nez arrangé d'une fine paire de lunettes (l'une des branches est raccomodée par un scotch. Ce qu'ils ont vu, ce n'est sans doute pas le scotch : il était probablement caché par les cheveux).

La blanche mécontente, mais paisible en même temps, altière, est redescendue. Il n'y avait rien d'autre à dire. Elle avait vu, ils avaient vu, et de toutes façons leur travail était presque fini. Il n'y avait plus maintenant qu'à dormir une tendre nuit d'amour...

Posté par petiboutondor à 07:41 - L'Inde de Petiboutz - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 août 2007

Euh....

Bon si vous en avez marre de l'Inde, vous me le dîtes ! ;-D

Cordonniers1

Cordonniers2EnIndeAussiLeBailleEstCommunicatif

Posté par petiboutondor à 07:34 - L'Inde de Petiboutz - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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