19 mars 2008
Trois petits plaisirs...
Une patate chaude sympathique que me lance Anneviva, j'y réponds enfin ! Il s'agit de révéler quelques au moins trois petits plaisirs à la mode d'Amélie Poulain (ou de tous ceux qui aiment goûter la vie dans ses simplicités douces...)
Si Amélie Poulain aime briser la croûte des crèmes brûlées avec la pointe de la petite cuillère, faire des ricochets sur le canal Saint-Martin et plonger la main dans un sac de grains nous avons tous et toutes des petits plaisirs qui n'appartiennent qu'à nous et nous redonne du baume au coeur.
la règle :
Quels sont comme Amélie, vos trois petits plaisirs de la vie qui vous redonnent le moral ?
Une fois que vous aurez répondu à ce TAG vous devrez "taguer" 5 autres personnes en indiquant le pseudo et le blog de la personne qui vous a envoyé ce tag.
En ce moment, j'en suis servie ! Après un long moment où je ne les voyais plus :-)
*La majeure grande partie de mes petits plaisirs en ce moment ne sont pas si petits, ils sont même plutôt intenses et me proviennent du Tichapz avec ses mille cabrioles, facécies, soucis de grandir. Je l'ai baptisé dernièrement "mon cinématographe". Il vous faudrait la preuve en images !!
J'aime quand il marche de son pas de p'tit mec pour aller ranger un truc à sa place, mettre un papier à la poubelle ou chercher sa boîte de légo
J'aime quand il parle avec ses gazouillis de bébé très consciencieux de ce qu'il dit, quand un cri ou un soupir lui sort du coeur et que je lui réponds sur le même ton
J'aime quand il s'allonge par terre ou qu'il se cache la figure pour m'attendrir ou dire tout simplement qu'il n'est pas content
Et j'aime quand il insiste de toute son âme pour faire les choses par lui-même...

La liste est encore longue !
Viennent aussi les petits plaisirs liés au bébé 2 qui vient. C'est amusant, pour Tichapz j'avais pas mal d'angoisses, tout au long de ma grossesse sur comment ça va se passer, etc... Et là, j'en ai eu aussi beaucoup mais en ce moment je vis une période douce où je savoure avec délectation l'idée que ce petit bébé, que je sens bouger là, qui me fait déjà ses facécies propres et qui ne les fait pas de la même manière que Tichapz (c'est fou comme on sent la différence entre nos bébés, dès l'attente dans nos entrailles...) - ce petit bébé donc va venir bientôt pour multiplier et quintescenciser (oui madame, quintescenciser) la dose d'amour qui circule déjà dans notre famille... franchement moi je vous dis, ça laisse saoûle et rêveur.......
* * * Mais bon je ne respecte pas trop les règles, je vous raconte là des plaisirs bien trop grands ;-D
Trois ptits plaisirs donc :
* Me réveiller la nuit, reposée, savourer le moelleux de mon oreiller, et me dire que j'ai encore plein de temps devant moi pour dormir encore (ou faire des tas de trucs intéressants)
* Goûter la lumière du soleil qui rentre dans la pièce ou regarder ses reflets sur l'eau, entendre le cygne qui s'envole en tapant fort ses ailes ou m'intéresser à ce qui suscite tant d'excitation chez mon Tichapz (fan des hélicos et des camions qui passent)

* Passer du temps à penser à ceux que j'aime ou ai aimés, les trouver et retrouver (je viens de tomber dans le vice Facebook, aïe !) et regarder ma vie...
Ben ouais je crois que je peux le dire. Je suis super heureuse. Amen !!
Pour couronner le tout des amis chers arrivent demain. Je vais pouvoir me ressourcer encore d'amour et de partage. Qu'est-ce que ça va faire du bien... En attendant je vous souhaite de belles fêtes de Pâques, avec bisous, tendresses et lumières !!

Au fait ! avant que j'oublie : si vous passez par là et que vous n'avez pas encore répondu à ce "tag", n'hésitez plus ! ;-)
15 février 2008
Post it
Finalement ce matin notre banquier nous apprend que pas d'emprunt possible pour un bien à l'étranger. (il aurait pu le savoir avat mais bon... il a été autant surpris que nous, vive l'Europe...)
Mari-trésor est très déçu, mais moi je me sens super soulagée !
On verra bien quelle autre aventure nous attend...
09 février 2008
Il se passe des choses...
Pas très assidue de blog, la tiboutz !
Un de ces quatre je ferai un petit ménage dans ce blog, je changerai un peu les catégories, ptêt même la présentations, enfin on verra... Peut-être même qu'un jour je redeviendrai plus régulière, qui sait, qui sait ce qui se trame dans ces longs moments de silence...

Une amie m'a rappelé récemment que j'étais un âne, ça m'a fait du bien et en sortant me promener, suite à cette conversation, je suis tombée sur quelques-uns de mes frères, baignés dans un troupeau de moutons

Est-ce qu'en France aussi, les ânes accompagnent les troupeaux de moutons ? J'aime cette alliance de deux espèces d'animaux tendres et doux (chacun dans leur genre. ça n'empêche pas les uns de mordre ni les autres d'être têtus ;-)

Et ça me paraissait étrange de les trouver là, dans mon petit bois... Tichapz et moi en fûmes tout émoustillés, de cette rencontre !
Merci Jésus.
* * *
Ce jeudi, Mari-trésor a signé un contrat pour l'achat d'une maison. Ici en Italie. ça me fait tout drôle, car nous ne savons pas de quoi demain sera fait, si nous resterons plusieurs années ou moins, si nous partons dans une autre contrée bientôt, ou bien... ça me fait tout drôle aussi parce que je garde une grave nostalgie de la France. En ce moment, précisément. Je suis très attachée à une maison pas bleue mais presque, adossée à une colline où j'aurais pu venir à pied...



Comment cela se fait-il que j'y tienne tant ? n'est-ce pas une pure "chose" matérielle ?

Comment se fait-il que les hommes aiment à ce point être déracinés ? Enfin, je ne sais pas s'ils aiment, mais c'est à cela que tendent nos sociétés, et actuellement j'en éprouve une tristesse folle... démesurée (sans doute). N'empêche, la déracination... je me demande s'il n'y a pas là aussi un peu d'explication à toutes nos dépressions.
Oh, je reviendrai peut-être, un de ces quatre, avec des choses plus joyeuses... (ou peut-être pas enfin, faut ben me prendre comme que j'suis ;-)
11 décembre 2007
Mais ! elle ne serait pas un peu sectaire, votre amie ?
*Tableau* : Paris. Un arrondissement chic, familial et sympa. Service de récréation de la CAF, pour les femmes au foyer - selon la gentille formule encourageante "Femmes cents métiers". Ambiance cours de couture, mais pas seulement. On parlera de tout ici : la vie, les détails pratiques, l'éducation des enfants...
Une jeune femme, de passage à Paris, souhaite rejoindre ce groupe à l'aspect sympathique et auquel participe une de ses amies. Histoire d'apprendre des choses, et de passer un moment sympa - avec d'autres femmes.
Seulement, voilà : lorsqu'elle arrive, couverte d'un porte-bébé avec un bébé dedans, une première question fuse : "Quel âge ?" Seize mois ? Un doigt pointe en flèche "et hop" direction la salle d'à côté, garderie avec les autres enfants.
La séance commence et, durant une petite heure, se déroule tranquillement. Puis dans la garderie, la musique qui jouait s'arrête - fin de la cassette - l'enfant de seize mois pleure : derrière la porte fermée il entend des voix et se demande pourquoi cette porte reste fermée. Au fait, où est sa maman ? Il ne se souvient pas lui avoir dit au revoir, c'est vrai, tout de suite une femme inconnue est venue le distraire avec des tas d'objets. Hop entourloupe, comme la médecine que l'on fait passer avec un morceau de sucre.
Seulement le goût du sucre s'est estompé, et l'enfant part en pleurs. Bien peu consolables. La jeune femme ignorante et son brave coeur de mère abusive finit par aller voir son enfant : "Très mauvais ça Madame, tous les autres enfants sauront que si je pleure, maman rapplique !!" Qu'importe, la jeune femme inconsciente écoute sa déraison. Le temps passe, et entre deux consolades elle ébauche quelques tentatives de retour dans l'autre salle - car irrémédiablement, cette autre salle est l'espace réservé aux mamans. C'est leur salle pour elles. Avec leur temps, rien qu'à elles. Heureusement qu'en France, il y a des structures sociales et familiales qui aident les femmes seules au foyer à ne pas rester isolées. Comme nous avons de la chance !
Mais la jeune femme écoute sa déraison et c'est la fin du début. ça commençait bien, pourtant. Au bout d'un certain temps, voyant que son fils avait sommeil et se s'adaptait pas aisément - enfin, il avait tenu une heure tout de même, mais c'est vrai, cela n'est pas suffisant pour être reconnu "enfant social, autonome et séparé". Ah non, manifestement il ne l'était pas, séparé. Avec une mère si abusive. "Il faut qu'il apprenne : la sé-pa-ra-tion*. Allez à la Maison Verte, Madame, ça vous fera vraiment du bien ! - Mais je me dis que quand il aura eu sa dose, il n'en aura plus besoin. - Sa dose de quoi ? - Eh bien, de sécurité affective ! - Mais Madame, à ce rythme là, il y en a qui sont encore chez leurs parents à 30, 35 ans !! - ah oui mais je me dis que ceux-là sont peut-être justement ceux qui n'ont pas eu leur dose quand ils étaient petits ! -..."
* C'est amusant cela m'a fait sourire... J'en avais déjà entendu parler ou raconter, de ci de là, mais cette phrase était... si répétée... si caricaturale ! Petiboutz tombe des nues et découvre que ce ne sont pas seulement des histoires que les autres racontent...
Pressée de partir enfin de ce groupe où ses désirs de maman sans raison ne trouvaient pas leur place parmi les cents métiers, la jeune femme s'excuse, remercie et s'en va, après une dernière pleurade de son fils hors de lui et repoussant la porte (cette fameuse porte à maintenir impérativement hermétiquement fermée) à grands fracas. Elle est très gênée aussi car elle n'ose dire qu'elle ne reviendra pas, et pas seulement parce qu'elle habite bien loin.
Après son départ, l'assistante sociale et familiale de la CAF, avec ses trente ans d'expérience, demande à l'amie de cette jeune femme partie dans la gêne : "Mais... elle ne serait pas un peu sectaire, votre amie ? Une telle incapacité de socialisation !"
* * *
*Plaidoyer de la jeune femme sectaire*
Madame, je voudrais vous répondre. Je voudrais vous répondre, et je tâcherai de le faire je l'espère, le plus modérément possible, sans me laisser trop emporter par ma "déraison".
Je voudrais savoir... Laissez-moi vous poser une question : "sectaire", n'est-ce pas un mot qui désigne ce que l'on pourrait qualifier de "fermé" ? Comprenez-vous, chez moi il n'y a pas de "secte", les portes sont toujours ouvertes et mon enfant n'a pas compris pourquoi il devait rester sans moi derrière cette porte fermée. "Et l'intimité !", me direz-vous. Nous en parlerons un autre jour. "Mais vous le privez de nouvelles expériences, Madame, il faut bien qu'il apprenne aussi ce qu'est une porte fermée !!" - oui peut-être... sans doute, Madame.
Bref. Je suis donc sectaire parce que, au lieu de ne pas entendre les cris de mon enfant et de tisser du lien social avec ces dames, je les ai entendus et j'y ai répondu la bonne deuxième partie de votre séance. Bien. Si vous le dîtes.
Maintenant laissez-moi vous poser une autre question : ne trouvez-vous pas étonnant qu'en France, la pensée unique en psychologie ne soit accordée qu'à l'un ou l'autre de ces penseurs fameux ? Il me semblait me souvenir qu'avec "sectaire", rimait aussi avec "pensée unique" ou "schéma unique". Tiens. Si je déraisonne un peu plus loin, je suis donc sectaire, moi, parce que je ne fais pas partie de l'immense secte franco-française des braves Dolto-psys et autres compagnies de la sé-pa-ra-tion. Bon. C'est entendu. Je le reconnais : au-to-no-mie, sé-pa-ra-tion et so-cia-li-sa-tion n'ont pas chez moi les mêmes déclinaisons que pour vous. Si c'est cela, être sectaire...
Une dernière chose. Savez-vous que là où je vis (dans mon petit monde sur une autre planète car, il est vrai, il faudrait bien que je me souvienne que l'unique planète valable au monde est la planète France, et encore, pas n'importe quelle France) je rencontre des italiennes, des allemandes, des anglaises, des russes, des finlandaises, des hollandaises... Et, le croirez-vous ? Dolto et sa "sé-pa-ra-tion", ces femmes (qui comme moi vous l'aurez compris, ont perdu leur bon-sens) ne connaissent pas, ou peu. Non, elles savent plutôt bien dans l'ensemble que les trois premières années de sa vie, l'enfant a surtout besoin de sa MERE pour construire, sur cette tendre sécurité, une bien belle autonomie. Allons. Au chapitre suivant on réfléchira sur le bon sens....
25 novembre 2007
Sujet sans objet (deuxième volet)
L'autre chose qui m'empêche de dormir la nuit (enfin, la première à mes yeux, celle que je vois avec le plus d'évidence...) c'est que je ne supporte pas l'abandon.
Qui m'abandonne, me direz-vous ?
Ben personne. Si enfin, pas vraiment. C'est juste moi qui le vis comme ça. J'éprouve d'abord l'abandon du jour, qui souvent (moins ces temps-ci) me laisse avec toutes mes insatisfactions, mes ratés, mes non-faits et les choses qui ne sont pas comme il faudrait qu'elles soient pour que je me sente paisible. C'est qu'il me faut une sacrée dose de paix et de repos le soir, pour m'endormir...
J'éprouve ensuite l'abandon de mon mari. Ben oui, Mari-trésor lui le soir, quand il est fatigué, il dort. Normal non ? En général même il me tourne le dos, c'est son besoin.
Pourquoi ferait-il ce que ma mère faisait patiemment lorsque j'avais deux ans, de me tirer et me traîner jusque là où j'ai besoin d'aller, mais où je ne vais pas ?
Ce n'est pas que j'avais besoin d'aller là où maman me tirait ! c'est que j'avais besoin qu'elle me tire. Ou plutôt, ce dont j'avais besoin c'était d'être avec elle, où qu'elle aille, et si je m'asseyais coquinement par terre, avec ma bouche ouverte et mon grand rire, c'était pour qu'elle me tire.
Depuis que personne ne me tire plus ni dans la vie, ni le soir, je ne peux plus (ni ne veux non plus, c'est vrai, je dois bien le reconnaître) m'endormir. Une personne adulte normale trouverait en elle les ressources pour se trouver en paix et en repos, afin de se préparer à dormir. Mais moi, non. Enfin parfois, mais je "retombe" si vite. Je n'ai pas encore trouvé la solution.
23 novembre 2007
Sujet sans objet (trop vaste, et intro-inspection) - ne pas (tout) lire, si bof géant !
Sous cette pluie battante et dans la nuit, mille pensées s'égarent.
La pluie bruisse le lac, qui fait un son de vent. Cela me berce et doux, je goûte la nuit. Je goûte le réconfort d'avoir parlé un peu... livré les occupations de mon coeur à l'homme de ma vie.
Je songe aux fantômes... tous nos fantômes.
Je songe à l'orgueil... tous mes orgueils.
* * *
J'aurais pu commencer par nommer ce message : "je ne suis pas le sauveur du monde".
Mon orgueil se situe là, à la lisière de mon conscient et de mon inconscience, là où je désirerais sans cesse apporter au monde toutes les solutions, toutes les fins de toutes les souffrances... orgueil. N'y a-t-il pas là le risque de faire plus de mal que de bien ?
Il se cache aussi dans les méandres de ce que je voudrais être et que je ne suis pas. De ce que je crois que je devrais être - par ce qui m'a marquée, nouvelle née, dont je ne peux encore avoir pleinement conscience...
Tout à l'heure au téléphone, maman m'a reparlé de certaines choses : Simone Pacot, dans l'un de ses ouvrages, expose son idée qu'un être humain est davantage marqué par le fait de n'être pas considéré à sa place d'enfant, lorsqu'il est enfant, que par un manque d'amour. A priori cela me fait réagir épidermique, car je proclame : commAnt ? Y aurait-il donc piiire que le manque d'amour, dans la toute petite enfance ? HAEIN ?
Et puis je prends trois secondes... trois secondes d'attention, pour essayer de comprendre la pensée derrière cela. "ça veut dire quoi, le fait de n'être pas considéré à sa place d'enfant ?" Cela veut dire... "basiquement", lorqu'une fille prend le rôle de porter la dépression de sa mère (ou simplement de la materner, de la protéger des méchants) ; lorsqu'un petit garçon prend la place du père.
Bon c'est assez "psychologisant" tout ça, et ne me parle qu'à moitié, surtout que c'est une transposition via maman et que je n'ai pas lu l'extrait de l'ouvrage en question.
Alors je demande : "et c'est quoi le rapport avec moi ?"
Maman se reproche de ne pas m'avoir mise à ma place d'enfant.
Elle est à cet âge sage où l'on trouve (si l'on a le coeur pur ou plein de grâce) le besoin d'analyser ses erreurs passées, de les dire, de les apaiser, de les guérir ou les conduire au pardon.
Elle me répond : "et bien... je t'ai prise comme une sorte de déesse. J'ai cru que tu allais me guérir de tout, transformer toutes mes langueurs, changer la face du monde... que tu étais toute-puissante... invulnérable". En substance.
Rien que ça ? Rendez-vous compte de l'honneur que vous avez de me connaître, très chers !
Ah. Donc, en fait si j'ai bien compris, ça veut dire qu'en fait, euh.... ah donc je ne suis pas une déesse alors ? ah !
ah....
ah bon.
Bon bon.
[Turbine intérieure]...
Et elle rajoute, quelques mots plus tard, qu'il serait bon que je sois prudente, que je reste "à ma place".
"Mais ma place ça veut dire quoi ??" (ton un tantinet crispé)
" - ça veut dire... tu es une amie, pour tes amies, tu n'es pas leur sauveur...
" - ah passke ce que je vous ai dit là ça fait penser que je me prends pour leur sauveur ??" (ton qui monte, qui monte) (ben oui je vouvoie ma mère, bon et alors :-D)
[Ton qui monte, mais turbine intérieure quand-même. Faut être honnête.] Je raccroche donc un peu irritée, et puis je me regarde la bouille un peu en face. Hum, pas super super joli...
Donc, je ne suis pas une déesse, ni un sauveur. C'est bête...
Mais que suis-je alors ?
J'entame désormais un chemin, qui ne se fera pas du jour au lendemain, pour conscientiser cette croyance inconsciente qui marquait mon âme, comme quoi je suis j'aurais été une déesse. Cette conscientisation me permettra, tout doucement, de cheminer en toute conscience (= d'esprit ET de coeur) vers ce que je suis en vérité, de vivre et d'agir en conséquence, et sans doute que j'en dormirai mieux la nuit, après (je le pense vraiment).
Merci maman ! (ceci n'est pas ironique. Du fond du coeur je remercie ma maman de faire ce travail sur sa vie, et d'avoir la simplicité de m'en parler clairement.)
* * *
Je ne suis pas un sauveur,... ni un soleil.
Eventuellement, je peux apporter par ci, par là quelques rayons du Soleil, mais toujours, me souvenir que la lumière ne vient pas de moi. Toujours, toujours, toujours. Si je ne m'en souviens pas... orgueil, et l'orgueil fait tant de dégâts.
* * *
Chapître II... les fantômes.
Aucun rapport me direz-vous ? Si, il en est un. Par manque de prudence, dû à cette possibilité d'orgueil mal placé, je mélange tout : ce que je crois, ce que j'aime, ce que je n'aime pas.
Je crois et j'aime : Dieu, l'invisible de la Lumière, le surnaturel de l'Amour, les anges de Dieu. Je crois et je n'aime pas : le diable, les démons (= les anges pas de Dieu) et l'invisible des ténèbres, qui lutte contre l'invisible de la Lumière.
Je mélange : ben... je ne sais pas bien faire la part des choses, parfois, entre les deux invisibles. Ce sont des choses que l'homme ne maîtrise pas, des choses qui recquièrent la Prudence. En voulant s'adresser à l'invisible de la Lumière, on peut attiser les mots et les maux de l'invisible des ténèbres si on ne se met pas dans un rempart sûr et clair : la prière, la Sainte Vierge, la Croix de Jésus. Entre autres remparts sûrs et clairs.
*La prière, c'est le bercement tendre de notre âme dans les bras doux de Dieu, Père et aimant...
*Notre Maman ne nous abandonnerait jamais... En plus son amour infini pour nous ne saurait jamais nous mettre à une place faussée.
*La Croix de Jésus est le seul vrai salut... la seule chose qui nous délivre en vérité de toutes nos chaînes. Oui, bon, un peu de fanatisme de temps en temps, je ne me le refuse pas :-D (pas pour ça)
Pardonnez-moi ce charabia peu... intelligible, ou rationnel. Z'étiez prévenus ! :-)
Pour conclure enfin : parler à nos fantômes, oui, il faut le faire, mais je pense qu'il faut aussi veiller à bien se placer dans les bras de Dieu quand on a besoin de faire cela. Voilà, c'est mon (vrai = sans orgueil) point de vue.
* * *
Jésus, Marie, retirez-moi de mon orgueil...
Jésus, Marie,
merci.
09 novembre 2007
Paranoiamite aiguë
ça vous est jamais arrivé ?
Z'êtes là, seul face à vous-même, à vous morfondre.
Puis vous allez dans la cuisine euh, je sais pas moi, pour boire un verre d'eau par exemple.
Et le verre d'eau tombe (et se casse, oui faut préciser)
Après, vous envoyez un message à des gens alors que ça vous coûtait d'envoyer ce message, vous aviez peur d'être cruche peut-être, ou simplement out. Hors du coup quoi. Vous avez finalement pris votre courage à dex mains pour le faire.
Et là retour dans la boîte mail, un truc du style : (in english furthermore, comment ça you speak pas english ?) "undelivery message" ou "failure system". Je sais pas, ça doit être qu'en anglais, la chose prend un ton encore plus dramatique. Trouvez pas ? "failure", brrrrr ! fait froid dans l'dos !
Alors, vous allez euh, je sais pas, par exemple cirer vos chaussures. Vous ne vous faîtes jamais de tâche d'habitude. Mais là, comme vous êtes (pour une fois) joliment habillé(e) parce que vous vous êtes dit ce matin que pour contrer l'humeur maussade, fallait bien s'habiller (quoi ça vous arrive jamais à vous ?) (ah non pardon, vous vous êtes toujours bien habillé vous, oui oui c'est vrai *smiley qui se tape le front*) donc, tâche. C'est ballot.
Enfin voilà, un truc du style, et ça continue comme ça sans s'arrêter.
Vous sombrez insidieusement dans une paranoiamite aiguë, doublée d'une personnemaîmite suraiguë et lancinante. Z'en rendez à peine compte, en fait. Pourtant !
Et là, tout à coup, le téléphone sonne. "Allo ça va ?" "Ben oui ça va...." (ça va toujours, non ? je ne sais pas dire si ça "va pas", je ne me le dis pas forcément très clairement à moi-même, d'ailleurs...)
Mais le seul fait de parler à quelqu'un, ça fait que ça va.
C'est une brise d'air frais dans votre quotidien, un peu solitaire.
En fait, ça fait tellement de bien.
Pis pour peu que ce quelqu'un qui appelle, ça soit quelqu'un que vous aimez beaucoup, mais que vous ne vous attendiez pas à entendre là au bout du fil ! Pour peu que cette personne soit pétrie de plein de lumière toute douce, ça y est, vous avez le coeur tout chaud.
Vous parlottez alors...
Et une fois que vous avez raccroché, la spirale s'est inversée. Vous vous trouvez soudainement projetée dans une laviétendrinite profonde. Ou doucinose ? tiens, je ne sais plus.
Enfin, vous dîtes merci !

30 octobre 2007
Pardon...
Chu désolée, pardon, merci pour tous vos beaux et gentils messages, je déconnecte pas mal en ce moment et du coup : z'y ai pas répondu...
Elle exagère, mais elle vous remercie, toutes et chacune ;-)
Elle voudrait dire quand-même un tit truc (en réponse principalement au com' de Supermama :-D)
Plusieurs fois dans ma vie, j'ai eu l'occasion de me rendre compte de ça : j'ai eu une chance folle, depuis toujours (parents aimants et attentifs, ouverts et intelligents ; vie "facile" où j'ai toujours eu en général ce que je pouvais désirer et plus encore ; études hallucinantes, riches, magnifiques, splendides, fin belles quoi si je pouvais conseiller des études à quelqu'un qui ne sait pas quoi faire, je lui conseillerais celles-là ; vie parisienne extra et amitiés profondes ; amour de Dieu toujours et à jamais si présent dans ma vie ; et puis amour, mariage, Mari-trésor si trésorable que ça me remue l'âme rien que d'en parler ; et puis bébé, n'en parlons pas quand j'y pense, si vraiment je savais tout le bonheur qui m'incombe....
Et en fait....
En fait, il suffit de peu (un manque de coup de pied au c.. peut-être ? :-P) pour ne plus avoir les yeux ouverts, ne plus voir son bonheur immense, sa chance incroyable.
J'ai toujours eu une chance folle, et j'ai souvent eu aussi pourtant une langueur à ma vie (par périodes à vrai dire... souvent le mois d'octobre-novembre ne me trouve pas dans ma forme la plus excellente :-) ). J'en ai pris mon parti, j'ai fini par accepter cette faiblesse.
Comprenez bien : j'ai aussi vécu des choses qu'un enfant se passerait bien de vivre, mais ce n'est rien en comparaison à tout ce que je vois qui se vit par ci, par là autour de moi. Ma vie actuelle est la vie rêvée d'un grand, très grand nombre de personnes, je crois. Le Lac Majeur détient ce rêve déjà rien qu'en trois mots. Vous rendez-vous compte que je pourrais passer le plus clair de mon temps à regarder un lac immense juste là derrière ma fenêtre ? Qu'il me suffit de faire trois pas pour m'y tremper les pieds ?? ...
D'avoir la vie rêvée des autres, ça vous empêche de vous sentir mal... Serait-ce donc que j'ai besoin de me sentir mal ?? Je plaisante un peu. Ce que j'ai envie de dire, (oui c'est vrai ! si j'arrêtais de tourner autour du pot ? :-D) c'est que la satisfaction, pleine, entière, totale, je crois qu'elle n'est pas de ce monde.
Sans doute suis-je une grosse difficile, oui, je pense pouvoir dire sans me tromper d'une semelle que je suis une enfant pourrie gâtée. Extrêmement gâtée, et même si je râle de temps en temps je crois en avoir bien conscience, et je crois aussi en avoir le coeur vraiment plein, débordant de reconnaissance (même si jamais assez, hé oui c'est que mon coeur il est encore ben petit :-)).
Et en même temps, le problème il est là : la satisfaction pleine, entière, totale du coeur humain ne peut se trouver, à mon sens, ici-bas. On peut cheminer vers, on peut travailler pour, travailler pour un monde meilleur, une nature plus respectée, une humanité plus humaine... mais tant que nous réduirons l'humanité à elle-même, tant qu'elle ne sera pas définie dans et pour quelque chose de plus grand et qui la dépasse, je crois que nous ne pourrons pas être intégralement heureux.
Moi, dans ma vie, pour que je retrouve mon bonheur, ma paix et ma joie profonde, il faut non seulement que j'ouvre les yeux sur ces dons, tous ces dons qui me sont fait (avec une de ces injustices !! et pourquoi pas les autres ?); il faut encore que je les relie à Dieu (religere... telle est l'origine du mot religion...). Que je me reçoive de Lui. Que je sache et me souvienne d'une chose si grande, si marquante, si profonde...
"Tu nous as faits pour Toi, Seigneur
et notre coeur est sans repos
tant qu'il ne demeure en Toi"...
(St Aug)
J'ai tant soif...
Tant que je n'irai pas, chaque jour de ma vie, chaque matin lorsque je me lève, boire à la Source, alors cette langueur me poursuivra. Quand bien-même je possèderai toutes les richesses de la terre...
* * *
C'était mon mot du jour.
C'est amusant, ce n'est pas tout à fait cela que je voulais dire au départ... je ne m'attendais pas à arriver là ! mais enfin, c'est là.
Alors, avec tout mon amour !!
(pour vous, s'entend ;-)
23 septembre 2007
Rencontres étoilées
Est-il possible d'être amoureux de toute une famille, vous pensez ?
C'est une chose que j'ignore, mais c'est ce que j'éprouve pour eux là-bas, que nous avons visités l'autre jour, avec qui nous sommes allés cueillir dans le sol quelques étoiles.

A charge de revanche, le temps fut si court !! - oui c'est de la récapépette, ...et ben quand-même. En attendant, vous restez de bien belles, drôles et tendres étoiles, dans nos coeurs, dans nos yeux !!! Tout plein d'amour !! ...
* * *
Et puis le lendemain, arrivés à Paris, c'est avec Supermama que le temps a filé... Et papotis et papotas... Et rêves par ci et projets pas là... moments si doux, retrouvailles si naturelles... (et non, pas de photos ! pas l'ombre d'un instant on n'y a pensé ! ah les minettes....)
D'abord, MERCI !! Les belles amoures, les tendres copinettes....
et surtout...
on recommencera !!
10 juin 2007
Un truc qui m'a fait pleurer
De
Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité
A Simple Path (trad. Un Chemin tout simple, Plon Mame 1995, p.95)
Il faut donner ce qui vous coûte quelque chose. Il ne suffit pas de donner seulement ce dont vous pouvez vous passer mais aussi ce dont vous ne pouvez ni ne voulez vous passer, des choses auxquelles vous êtes attaché. Votre don devient alors un sacrifice qui aura du prix aux yeux de Dieu... C'est ce que j'appelle l'amour en action. Tous les jours, je vois grandir cet amour, chez des enfants, des hommes et des femmes.
Un jour je descendais la rue ; un mendiant vint vers moi et me dit: « Mère Teresa, tout le monde te fait des cadeaux ; moi aussi, je veux te donner quelque chose. Aujourd'hui, je n'ai reçu que vingt-neuf centimes pour toute la journée et je veux te les donner. » Je réfléchis un moment ; si je prends ces vingt-neuf centimes (qui ne valent pratiquement rien), il risque de n'avoir rien à manger ce soir, et si je ne les prends pas, je lui ferai de la peine. Alors j'ai tendu les mains et j'ai pris l'argent. Jamais sur aucun visage, je n'ai vu autant de joie que sur celui de cet homme, tellement heureux d'avoir pu faire un don à Mère Teresa ! C'était un énorme sacrifice pour lui, qui avait mendié toute la journée au soleil cette somme dérisoire dont on ne pouvait rien faire. Mais c'était merveilleux aussi, car ces piécettes auxquelles il renonçait devenaient une fortune, puisqu'elles étaient données avec tant d'amour.




