* OraCo-T *

= L'Orange au Coeur du Tournesol, ;-) - - Site de jeune petite maman clown pouête, chouette, mistinguette et fi-philousophe : pour VIVRE, aimer, danser rire et chanter... louer. (on pourra parler des choses tristes aussi pass-ke-cé-la-vi.)

05 octobre 2007

Partir...

J'ai encore envie de partir.

C'est idiot non ?

Je reviens d'un voyage splendide et j'ai encore envie de partir.

Un ami cher - enfin, quelqu'un que j'aime beaucoup - va se marier. Loin. Devinez où ?
Au Sénégal.
Alors je veux partir encore...
Je veux être de la partie, vivre avec ces gens, quelques jours,
scruter les personnes du fond de leur être ou bien les recueillir, tout simplement.

Etre de la partie.
Faire la fête - et quelle fête ! avec eux.
Rejoindre L., réaliser ma promesse...
"Je viendrai au Sénégal pour ton mariage".
Entendre leurs rires éclatants fuser de toutes parts.
Comprendre d'où il vient.
Comprendre sa sage réserve, son silence, un brun d'étrangeté parfois.

Nous n'avons jamais beaucoup parlé, avec L.
Je crois pourtant que nous nous en sommes dit bien plus large, comme ça
- je le vois, tellement je tiens à lui.
Il va enfin se marier avec M.

J'avais dit que je serais de la partie....

* * *

Cesse de rêver, ô petite fille...
Cesse de rêver tes grands espaces, tes grands détours...
Cesse d'enfuir ton âme et ton plaisir
Dans les plaines imaginées de ces lointains
à conquérir...

ô cesse et viens,
viens te recueillir...

* *

Pense à cette maison si humble, si petite
Oublie les grands espaces, viens
Pense à ces tendres carrés de vie où se déroulait leur quotidien
Pense
A ces petites choses simples, répétées sans discours
Accomplies sans retour
données sans nulle cesse,
chaque jour...

* *

Il y a là Marie, recueillie au creux doux de son silence.
Tapie au creux de sa vie, dans le ventre du quotidien.
Marie était dans le ventre de sa vie et elle s'y trouvait bien.

Une chaumière chaude, et blanche comme on les voit
- de ces pierres blanches des pays de là-bas
Je la vois avec des bancs en pierre, collés aux murs.
Je vois des embriquements et des recoins,
mas aucune ombre pourtant.

Marie, portais-tu ton enfant ?

Marie ! Où dormait Jésus ?

Marie ! Accourais-tu, si tu l'entendais s'éveiller ?

ô Marie... douce Maman...

merci.

Posté par petiboutondor à 17:17 - Vague à l'âme (Amis pouêt's, bonsoir) - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mars 2007

Nuit

Le vent souffle fort, on pourrait croire
qu'il emporte un peu notre maison de bois.

Il fait devenir le lac un peu mer
qui nous chante ses allants frémissants, ça nous berce

et pourtant, voilà, je ne dors pas.

Je suis prise par le tourbillon de l'actionnant :
pas moyen de m'arrêter, sans cesse
des idées à faire fructifier, à retourner
des choses à faire, réaliser
un monde à vivre...

changer, aménager ma maison

partir, goûter le son des épices d'ailleurs

organiser tout ça

faire tous les papiers aussi, tous les papiers - ah les papiers !

Le vent souffle pourtant, est-ce qu'il veut m'emporter ?

Et puis il y a ma quête de ma Source, et j'oublie
au moindre frémissement
mon "faire avant d'agir", ....euh, non !

mon "être avant de faire".
Oui, "être avant de faire".

C'est ce que m'enseigne mon enfant.

Le tourbillon de l'actionnant, c'est bien, de temps en temps....
mais je dois veiller
(re)trouver mon être, vraiment...

ô, brave enfant.

Garde-moi près de toi ne me laisse pas fuir.... Toute l'intensité de ma vie se trouve contre ton respir....

Alléluia.

Posté par petiboutondor à 03:44 - Vague à l'âme (Amis pouêt's, bonsoir) - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 mars 2007

La vague

Flux et reflux.

Elle vient et te traverse, mais c'est plus qu'une traversée. C'est un élan aveuglé. C'est une source qui te projette en toi-même. Hors de toi-même ?

...C'est une épine intense, immense qui lance sa douleur en ta chair et qui ne sait pas s'en aller.

Alors que fais-tu. Comment la gérer ?

Il existe deux sortes de mouvements de la vague. Ou plutôt, plusieurs strates de mouvements.

Il y a la vague de détresse qui ne veut pas guérir.

Il y a la vague de détresse qui souffre et qui voudrait guérir. (L'autre vague aussi souffrait mais elle aimait sa souffrance... étrangement).

Et c'est là, là que l'on ne sait que faire.

La vague est pleine, entière, envahissante, on sent bien qu'elle nous a saisi mais que faire ?

Si l'esprit dit à la vague : "TAIS-TOI ! Tu te trompe de réel, tu ne dois pas parler", alors la vague peut se taire mais le coeur bizarrement devient dur... Ou alors la vague lutte au point de mépriser l'esprit, elle méprise ou s'attriste de tous ceux qui viennent autour d'elle pour faire parler l'esprit.

Mais si la vague est livrée à elle-même là aussi, c'est un puits sans fond. La vague envahit tout sur son passage. Qu'elle soit joie, qu'elle soit peine, elle est vague : l'eau pénètre partout.

Certes il me faut prendre conscience que je suis dans une vague qui m'emporte, mais alors ? Et ensuite ? Et qu'en faire ?

Car j'ai dit que l'esprit ne servait à rien pour la vague. Il ne sert à rien de raisonner lorsque l'on parle à de l'eau. Et combien puissante est cette eau, bien souvent...

Non, rien ne sert de raisonner car en vérité, la vague a simplement besoin de s'EPANCHER.

Pour s'épancher il lui faut trouver quelque chose qui résiste et qui accueille : comme un roc. La vague vient s'épancher contre le rocher qui boit ses larmes tout en restant fort, et rocher.

La vague a besoin d'un coeur fort qui boit les larmes et s'en laisse un peu tailler. Et ainsi elle s'épanche, pleure tout son saoûl, puis retourne et revient en elle-même. Et se calme.

La vague a besoin de se prendre elle-même avec douceur, tendresse, bonté... de trouver ce que l'on appelle la miséricorde : la misère dans son coeur...

La vague a besoin de recueillir avec compassion douce la misère qui habite son coeur.

Ayant recueilli les larmes de sa faiblesse, les ayant présentées au Roc infaillible qui est Amour, elle pourra porter son fruit. Elle sera capable d'accueillir aussi les larmes et la misère des autres. Elle se réouvrira enfin à la réalité du monde.

Ainsi, elle continuera de devenir cette vague de beauté et d'intensité qui veut toujours grandir...

Une vague qui est soif, soif, soif de grandeur et de poésie

Soif de la Vraie Demeure

Soif de l'éternité

Et qui rejoindrait enfin

la vie divine en Dieu...

Posté par petiboutondor à 09:09 - Vague à l'âme (Amis pouêt's, bonsoir) - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 décembre 2006

Des airs odeurs zé humeurs de vie

A parcourir d'autres lieux je me sens perdue.

J'avais un enfant, un enfant tout d'amour

A parcourir d'autres lieux je ne le trouve plus...

Est-ce qu'il change si vite ? Quatre grands petits mois, mon ange...

Non, ce n'est pas cela. C'est que je t'ai quitté, mon enfant, mon bébé, ma tendresse, je t'ai perdu...

A parcourir le monde, je ne suis plus contre toi.
A répondre aux attentes des autres (un bébé, ça a besoin de calme, il faut le laisser seul, il faut vivre sa vie) je t'ai perdu, mon petit. J'ai trop tenté de répondre à ce qu'on exige d'une mère et de son enfant, plutôt que de rester forte, plutôt que de garder la force de ce que j'ai décidé de croire jusqu'à maintenant : que toi et moi, il ne faut pas nous séparer.
Et puis toi tu restes tout sourire, tout gentil, tu ne montre pas de malheur
alors c'est si facile !!

Je t'ai laissé, je t'abandonne, je suis déchirée et je t'ai perdu

Au secours ! Vivement que nous partions d'ici, que je te retrouve ! Que je me scotche à toi comme à mon élixir de bonheur, de tendresse, et de vie...

Oh mon bébé...

Mais te retrouverai-je ? Ne t'ai-je pas définitivement perdu ? N'as-tu pas définitivement changé aussi, n'es-tu pas déjà devenu un bébé bien plus grand...
Ou sont-ce les mauvaises ombres que j'écoute, qui me disent que là, ça y est, tu parviens à l'âge où l'on profite, où l'on se joue de ses parents - parce que c'est bien connu ! un enfant, ça se joue de ses parents, ça fait des caprices, et si on est trop gentils attention, attention, quels soucis on se prépare pour plus tard, nan mais dites donc ! Parents esclaves, enfants-roi... Et pas de liberté dans tout cela. Non, voilà : que nos enfants soient "esclaves". C'est mieux. Ils apprendront ensuite à devenir "mercenaires" peut-être, puis "fils". Libres. Mais on ne naît pas "fils", voyons, on ne peut que le devenir (de loin en loin).

Je m'égare (c'est St Bernard qui parle de trois états, trois rapports de l'âme de l'homme vis-à-vis de Dieu : s'il en a peur, il est esclave. S'il en profite parce qu'il se nourrit de son Amour, il est mercenaire. Et s'il se conduit et vit à son image, il est fils...)

Voilà, voilà, je me débats dans les méandres des pensées, de leurs courants, je ne sais plus que croire. Ce que je crois mon bébé c'est que tu me manques, que tu me manques, que vite, il faut que j'aille te retrouver.... VITE. Je t'aime mon bébé.

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Posté par petiboutondor à 14:55 - Vague à l'âme (Amis pouêt's, bonsoir) - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 novembre 2006

Hein, peuh ! depoh, et Zie

Dans les registres ancestraux de Mari-trésor il y a : Grand-Père Thomas, fin pouêt. De là-haut il nous sussure encore :

"Mets tes lunettes et écoute comme ça sent bon !"

MarinForetLacNov2006106

...les dernières fleurs d'automne...

*   *   *

Et du bas de son haut lit il disait aussi :

"Un jour, c'était la nuit.
Je dormais tout debout éveillé dans mon lit.
Soudain apparut à mes yeux clos
un beau jeune vieillard, à la longue barbe taillée.

"Dis-moi Pierrot, ...
...
(la suite du texte est partie dans l'oubli avec la mort de son auteur. Il faudra demander à Grand-Mère, un jour peut-être, ...)

Posté par petiboutondor à 14:29 - Vague à l'âme (Amis pouêt's, bonsoir) - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 janvier 2006

Enceinte

Enfant, belle et petite enfant qui porte un autre enfant… Ton ventre s’arrondit à mesure des jours qui passent… Tu te sens fébrile, joyeuse ou bien triste, nerveuse… Tu n’arrives pas à faire ce que tu voudrais faire et tu ne connais que ta faiblesse, ta petitesse, les mots d’une voix qui te dit :viens près de moi, simplement, viens près de moi et nourris-toi de ma présence…

Posté par petiboutondor à 23:34 - Vague à l'âme (Amis pouêt's, bonsoir) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 janvier 2006

L'Orange-Coeur, dédicace


L'orange est la taille actuelle du nid de mon bébé,

au début de ce troisième mois d'existence en mon être...

Avant-hier - mais non ! c'était hier...

Je me suis réveillée pour une vie différente.

Il y avait quarante centimètres de neige sur toutes les choses,

un je-ne-sais-quoi dans l’air qui m’a créée autrement.

Un je-ne-sais-quoi qui voulait parler de renaissance.

Je me renaissais à moi-même en me chantonnant soudain :

j’ai dans le cœur une orange…

J’offre ces lignes à toutes les femmes.

Je donne à lire simplement la victoire de la vie sur ma mort,

L’étonnante victoire qui s’est lentement opérée en moi.

L’étonnant chemin vers ma féminité

resplendissante de force et de vie…


J’offre ces lignes à Michèle et je la remercie car peut-être,

elle engage ici sa mort à porter un petit fruit. Michèle, Dieu te garde en son cœur et qu’Il en fasse grandir beaucoup d’autres…

Je commence ce travail aujourd’hui.

J’ignore où il me conduira mais confiance…


Puisse-t-il servir à quelques-unes.

28 janvier 2006

(ps du 13 octobre 2006 : ben il a pas encore conduit bien loin dis donc !)

Posté par petiboutondor à 22:57 - Vague à l'âme (Amis pouêt's, bonsoir) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 octobre 2005

Complainte de l'âne en peine

J'ai trop mangé, dit l'âne
Le printemps est parti et j'ai voulu combler
J'ai trop rêvé, dit l'âne
Mon âme était jolie mais je n'ai su aimer

Mon estomac s'endort lourd et las
Trop cherché de réponses et n'en ai pas reçu
J'ai trop pensé, dit l'âne
Médité sur la brousse et mon âme est repue

Mes désirs s'en iront, lourds et tristes
Mes désirs s'en iront et moi je reste là

J'ai trop vécu, dit l'âne
M'en irais bien dormir un soir au coin du feu
J'en ai trop vu, dit l'âne
Mon coeur est trop fragile pour en porter plus...

Puis ils sont accouru perplexes et perplexivement.
Ils avaient l'habitude, depuis quelques ans.
Obéir à ce Maître qu'ils ne comprenaient pas
Obéir à ce Maître et marcher sur ses pas

Et j'ai suivi, dit l'âne.
Il faut bien suivre ceux qui viennent vous chercher.
Il m'appelait, dit l'âne.
Il avait besoin d'un qui était attaché.

Ils m'ont délié, emmené
Je l'ai porté
Je l'ai aimé
Il savait parler aux ânes...

Et j'ai compris, dit l'âne
J'ai compris mes besognes et mes grands instants lourds
J'ai tout compris, dit l'âne
Pour sauver tous les hommes il faut un grand amour

J'étais moqué, raillé, mal-aimé
Je n'étais pas utile et ne servais de rien
J'étais moqué, raillé, dit l'âne
On s'est moqué de lui, qui venait tout porter...

Avant de me laisser il m'est venu toucher
Me disant des mots doux que je n'entendais pas
Avant de me quitter, il m'est venu parler
Je garde désormais le doux son de sa voix...


A ma marraine dans l'âme pour écrire, Marie Noël
Petiboutond'Or

Posté par petiboutondor à 22:23 - Vague à l'âme (Amis pouêt's, bonsoir) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 février 2005

Le vague à l'âne

 

Hi hi hi c’est tout p’tit !

Oh oh oh la belle photo.

Hu hu hu, soyez bienvenus.

Le Vague à l’âne

Ou : histoires de petits ânes.

? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

? ? ? ?

?

?

?

.

oh, yé.

Hé hé hé !

On dit que les ânes sont têtus.

Simplement peut-être ils ont besoin d’un bon maître.

Ce bon maître puisqu’il est bon, doit être très doux.

L’âne par nature exige beaucoup de douceur, il faut savoir le prendre. Peut-être même est-il possible de se dire qu’un âne ne peut obéir qu’à un seul, un unique maître ?

On dit que les ânes ont des tas de particularités calmantes, rassérénantes… : ce sont des animaux paisibles, leur paix se transmet paraît-il.

La mauvaise réputation (cette garce) a fait dire qu’un âne est idiot. Je n’en suis pas si sûr. Mais certes, il n’en fait qu’à sa tête. Toujours, tout le temps.

L’âne a peut-être pour vocation de chercher le maître doux qui saura faire de lui un tout petit quelque chose… Car c’est endurant, un âne. Ça a de la force. Ça peut faire quelque chose, peut-être, si on lui demande avec douceur. La douceur répare tout. Un âne peut aller très loin, d’une part parce qu’il est têtu, d’autre part parce qu’il peut s’adapter, continuer, sauf le jour où il meurt. L’homme est un peu comme ça, s’il ne se pose pas de questions, s’il ne se permet pas de penser tout à coup qu’il est peut-être un peu fatigué.

Ou bien l’âne est l’être qui rêve de paisible paix toujours à jamais, dans une prairie, dans une vallée verte, douce et simple belle montagne. Que porte-t-on lorsque l’on est un âne qui paît dans une douce prairie avec cette lumière si verte oh ! si tendre…

Ou bien. Et voilà.

Posté par petiboutondor à 21:52 - Vague à l'âme (Amis pouêt's, bonsoir) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 novembre 2001

Poésie en l'air (de rien)

Je ne connais pas Rien.

Rien n’est pas capable d’amitié.

Lorsque Rien sera sorti des nuages, et qu’il aura traversé l’Aubrac, un autre mont peut-être, peut-être sera-t-il devenu quelque chose. En attendant il reste Rien, un Rien introuvable après lequel on cherche partout. Il ne faudrait pas songer à demain. Et pourtant.

Comment faire pour ne pas suivre Rien qui part doucement au pays de l’oubli ? Je ne sais, moi, c’est comme si tous les rêves que j’avais vécus pouvaient rester dans l’imaginaire…

Rien ne s’en apercevrait pas. Il est un être immobile ; dépourvu de toute recherche, Rien…

Sans doute sait-il beaucoup de choses, beaucoup plus qu’on ne le croit. Mais je crois aussi qu’il ne tient pas à ce que cela se sache. Car pour Rien que personne ne connaît, la réputation est précieuse…

Rien nous parle à propos de toute chose. Il intervient dans toute discussion et toute songerie. Beaucoup aimeraient le connaître. Beaucoup le fuient, aussi. Peut-être se sent-il seul. Peut-être est-il un de ces renards qu’il faut apprivoiser.

Avec le temps.

Fillette, il y a des milliers de renards sur la planète.

A défaut d’en connaître quelques-uns, pourquoi s’arrêter à Rien ? Ne laisse pas un songe apparaître et couvrir un quelque chose. Ne laisse pas un renard comme rien dépasser sur celui qui pourrait être quelque chose. Même si ce n’est pas facile, je sais. Cela peut prendre du temps. Ne te laisse pas faiblir. Ne roule pas au fond des néons du manège. Cours ! si tu en as besoin. N’éveille pas tes larmes, au creux de ta vallée. Résiste au temps qui passe, au souffle puissant qui t’enivre parfois. Ne laisse pas ton cœur courir en ce nuage ! Tu ne dois pas avoir peur. Sèche tes larmes. N’assèche pas ton cœur. Rien n’est pas. De rien, il ne reste rien, Rien n’est rien et ne devient rien. Laisse entrer en toi cette ouverture pour quelque chose…

Peut-être ces paroles te conviendront plus tard.

Peut-être garderont-elles un sens, caché toute ta vie, mais peu importe. Imprègne-toi seulement de leur poésie, le temps d’un instant. Mais reste sur tes gardes, peut-être veulent-elles dire quelque chose, peut-être que cela s’adresse spécialement à toi. Un quelque chose d’ineffable, étranger au silence, qui n’est peut-être rien d’autre qu’une porte ouverte… à la Différence…

Tu le découvriras. Rien ne sera plus, alors. Garde ton cœur ouvert. Beaucoup de larmes en seront encore. Mais Rien va disparaître peu à peu… peut-être un jour, tout cela deviendra-t-il bonheur.

Offre ton coeur...

Posté par petiboutondor à 22:17 - Vague à l'âme (Amis pouêt's, bonsoir) - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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