* OraCo-T *

= L'Orange au Coeur du Tournesol, ;-) - - Site de jeune petite maman clown pouête, chouette, mistinguette et fi-philousophe : pour VIVRE, aimer, danser rire et chanter... louer. (on pourra parler des choses tristes aussi pass-ke-cé-la-vi.)

11 avril 2009

Nos quelques natures divines... Traité folisophe de la création et de la relation (en plein de parties sans queue ni tête)

"C'est le potentiel créatif lui-même présent chez les êtres humains qui représente l'image de Dieu", vous citai-je récemment.

ça m'a fait du bien de lire cette phrase. Je suis en train de m'accorder le droit, petit à petit, de laisser vivre cette image en moi du Dieu créateur, qui a longtemps courbé l'échine parce que ça ne fait pas vivre son homme ça madame, de créer. Et puis parce qu'on n'a jamais le temps, gnék gnék... Et puis surtout parce que "t'es une artiste, toi ?" Ben oui j'ai décidé, allez hop. J'ai encore jamais rien créé mais je suis une artiste, voilà. NA !! :p

Donc oui, le potentiel créatif présent chez toute personne humaine manifeste une image de Dieu... Mais aussi dans la Bible on lit :

"Dieu créa l'homme à son image,
à son image Il les créa,
homme et femme Il les créa."

Si telle est donc son image on découvre qu'il y a en nous la création, ce besoin, ce désir de créer mais il y a aussi, au fondement si profond... la RELATION. Malgré toutes ses blessures.

cr_ationEveD_tail
source

"Dieu est Amour", qu'on dit aussi.

L'Amour est un joug au sens de lien (cf. l'étymologie du mot yoga !!) et ainsi, il est Relation, il est ce qui lie et aime. D'où encore le mot religion-religare, "relier à". L'Amour de Dieu détient une dimension universelle et totale comme celle à laquelle on aspire dans les spiritualités orientales, mais c'est encore différent parce que le Dieu Amour des chrétiens (celui qui circule entre le Père et le Fils) est "individué" en la Personne du Saint-Esprit (chez les chrétiens c'est important d'être une personne... et ho je vous vois venir vous avec les blagues où personne ne dit rien, mais n'empêche ! pas de personne, pas de relation ! :D). C'est de ce même Esprit qu'est née l'impulsion de la Création originelle, c'est par Lui que cette création se produit encore en nous et devant nos yeux.

Dans le Coeur de Dieu il y avait ce désir mystérieux d'unir sa transcendance à la matière. Il y avait cet élan vital, ce Don magistral qui, parce qu'il était Amour et pur Amour avait ce désir, cette quête, cette force divine à vouloir embrasser toute chose... Lui, le Tout Autre et l'Indiscible, Il voulait épouser toute chose en un charnel spirituel suave et saint.

L'acte de Création de Dieu est donc profondément relationnel, à la base... La Création fut, par amour !

herbeverte

Et donc moi, dans mes affres d'artiste tondeuse d'herbe verte, (franchement l'herbe fraîchement taillée encore humide de la pluie du matin, peut-être que ça colle, mais moi j'dis ya pas mieux :), et ben je me pose cette question : puis-je créer ET être en relation ?? Créer, et me donner moi-même ? Ne suis-je pas si souvent interrompue dans mon besoin de création, par les nécessités de la vie quotidienne ? N'ai-je pas cette facheuse tendance même, quand je suis interrompue, à éprouver une colère monstre, une frustration, et à le faire ressentir parfois douloureusement à ceux avec qui je suis en relation ?

Mystère.

Grande question.

Je ne vais pas trouver de réponse, là tout de suite. Ou plutôt si en trois mots : Dieu est la personne avec qui je suis en relation, qui me pèse le moins du monde. Je me mets en relation avec Lui, tout baigne, mon coeur se gonfle, mon âme se repose en confiance... Et vlà-t-y pas qu'un enfant pleure ou un mari se met à jouer du piano et là... Ce sont mes proches humains qui me pèsent, parfois, s'ils me coupent dans mes élans... Mais mais mais, si je ne les avais pas, je serais privée de tant de joies aussi ah... la relation.

croixIstanbul

En ce Vendredi saint où la nuit est longue et sombre, où le Fils de Dieu a suivi le lien qui le liait à Dieu son Père et celui qui le reliait aux hommes pour nous re-créer et par amour pur, je vous souhaite une belle veille de Pâques ...où toutes choses ressuscitent !!!

Posté par petiboutondor à 01:54 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,


11 mars 2009

La toute belle, ou : Sainte Femme Sauvage, priez pour nous

Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille ;
Oublie ton peuple et la maison de ton père :
Le roi sera séduit par ta beauté.

Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.
Alors, fille de Tyr, les plus riches du peuple,
Chargés de présents, quêteront ton sourire.

Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,
Vêtue d'étoffes d'or ;
On la conduit, toute parée, vers le roi.

Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
On les conduit parmi les chants de fête :
Elles entrent au palais du roi.

À la place de tes pères se lèveront tes fils ;
Sur toute la terre tu feras d'eux des princes.

Je ferai vivre ton nom pour les âges des âges :
Que les peuples te rendent grâce, toujours, à jamais !

(Ps 44-2)

ApocalypseBChardon

"Ephata"

La femme est un creuset. Un vase d'or fin.

Il y a comme cette nécessité qu'un creuset, qu'un vase reste ouvert. Sans quoi il n'est plus un vase...

Les souffrances appellent une refermeture - ou une façade. La quête de bien-être aussi : il s'agit de former une cicatrice pour qu'éventuellement, un jour, la plaie ne saigne plus. Pour que l'harmonie et le contrôle nous domine entièrement, qu'il n'y ait plus de cris. Plus de heurts...

La femme est un être de terre. Un vase d'or fin oui, et pétrie de racines et de roc, de nutriments aussi. De senteurs terriennes.

Si elle se referme comment pourrait-elle recueillir l'eau ? l'eau de source... l'eau de pluie... l'eau et le souffle qui enivre et le feu, la chaleur nutritive apaisante...

Quel est le chemin ?

* * *

Profondément créée

La femme est intensément charnelle. Elle est pétrie de la Terre, tirée des entrailles de la Matière et elle le sent, elle le sait de toutes ses tripes, pour peu qu'elle se connecte à ses forces instinctives profondes et qu'elle prenne le temps de bien s'asseoir, confortablement au-dedans d'elle-même.

Elle sait qu'il y a une femme sauvage (ou appelons-la comme on veut... l'enfant libre, par exemple) tout au fond d'elle et qu'il lui faut la devenir. C'est vital parce qu'elle ne peut passer à côté d'elle-même. La femme sauvage est celle qui court et hurle avec les loups parce qu'elle est tissée intimement dans ce terreau fondamental, à la fine pointe, là où s'embrassent l'âme et la matière. C'est là précisément que se cache l'intuition de la femme, cette force inébranlable et sûre. C'est comme ça que son âme trouve sa liberté : en embrassant sa charnelle matière.

La femme, parce qu'elle est ce creuset formée dans la Terre, sait bien au fond qu'elle n'est pas un pur esprit. Quand bien-même ça la tente. Même, elle ne peut jamais complètement être trompée par l'esprit (le sien, celui du monde, ou tous les esprits trompeurs) sans se couper en deux littéralement... sans raviner ses entrailles. Qu'elle le veuille ou non, qu'elle en ait conscience ou pas...

Et la femme est Accueil.  Elle est réceptacle par excellence, recueil, toujours. Réceptacle au sens parfait... Elle est comme plus humaine que tout l'humain parce qu'elle reflète en profondeur tout ce qu'est l'humain. Sa nature est d'être habitée, pénétrée, livrée, donnée, enveloppée toute entière à l'Amour, en l'Amour et par l'Amour.... En cet Amour, précisément, elle se délecte à être créée. Recevoir incessamment de l'Amour son propre être, à chaque instant. Aspirer à être livrée, de toute son âme et de toute sa chair...

Le terreau et le réceptacle se retrouvent ainsi liés en la femme, ils se confondent d'une manière évidente. La femme est réceptacle parce que forgée de la terre et la terre matière témoigne de cette disposition si profonde à l'accueil. De cette nécessité de s'ouvrir pour se nourrir de l'eau, de l'air, et fabriquer des nutriments. Et abriter, et nourrir la vie.

La femme est une ouverture, parce que c'est le principe fondamental de la nature humaine...

Ephata* (encore)

Panser ses blessures, refermer toutes ses ouvertures, trouver une voie pour se suffire à soi-même... ce n'est donc pas tout à fait l'appel le plus profond. La voie inscrite dans les entrailles de la femme c'est de faire place en elle. De creuser. Creuser toujours plus et encore le creuset, le vase d'or fin. Elargir l'espace, épurer les ombres, ouvrir... écouter...recevoir...

Accueillir le Saint des saints.

Toutes les blessures sont des plaies qui peuvent rester ouvertes, béantes, exposées au Feu Suave du Grand Amour. Le Grand Amour, seul, guérit. Le Grand Amour seul vivifie. Ce n'est pas qu'Il guérit la blessure - pas forcément... C'est qu'il la rend suave et douce... pleine de fruit. Le fruit de l'ouverture, le fruit de la main, du coeur, du corps offerts tout en grand, en tout abandon, en tout lâcher-prise. Dans l'Amour d'une Rencontre ineffable : la rencontre de celui qui est Tout Autre et qui vient...

* * *

"Toute la création aspire à être le Corps du Christ".

La femme reflète donc tout l'aspiration du monde qui soupire après l'Amour et l'étreinte éternelle. La femme vibre, elle tremble, elle tressaille d'amour ou de malheur ou d'allégresse. C'est parce qu'elle est la plus facilement proche de Dieu qu'elle est la première créée, la plus humaine... la plus charnelle, la plus terrienne. Elle est aussi la plus créatrice et cela, le paganisme l'a bien compris, en la mettant sur un pied d'estale et en ayant le sentiment que c'était elle la première, la grande déesse... Elle dont le corps est une antre, un passage... Elle qui ne cesse de se recueillir au plus profond, toujours plus profond, plus près de la terre et du ciel au fil des vies qu'elle donne.

Parce qu'elle est profondément créée, la femme crée ?

Dans le Coeur de Dieu il y avait ce désir mystérieux d'unir sa transcendance à la matière. Il y avait cet élan vital, ce Don magistral qui, parce qu'il était Amour et pur Amour avait ce désir, cette quête, cette force divine à vouloir embrasser toute chose... Lui, le Tout Autre et l'Indiscible, Il voulait épouser toute chose en un charnel spirituel suave et saint.

* * *

Le nouveau nom de l'obéissance s'appelle amour

Comment nous ouvrir ? où donc est la clef ?

"Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui."

Se prosterner, peut-être, cela veut juste dire que l'on aime d'un amour qui dépasse notre coeur... Cet amour dépasse notre coeur parce que notre terreau se sait créé et parce que cette dépendance nous enivre, si nous ne la rejetons. Elle nous exalte et nous vivifie dans un "nous-même" le plus vrai et total. Et heureux.

Il y a l'obéissance des esclaves, où la liberté est violée, flagellée, ne peut s'exprimer et désire mourir. Et puis il y a l'obéissance des fils, ceux que la Mère a reliés au Seigneur pour les siècles des siècles (amen) ; ces fils sont amoureux de leur relation et dépendance à Dieu. Du plus profond de leur liberté joyeuse, ils s'ouvrent !

S'ouvrir ainsi, c'est un peu se soumettre... ah les mots sont biaisés aujourd'hui car cette soumission, c'est un enlacement si suave...***

* Ephata en hébreu signifie : "Ouvre-toi".
Parole à entendre de la bouche du Christ...

* * Un peu du mal à poster ce long, long message mais je suis dessus depuis trois jours et... qu'on en finisse, je vous mettrai des choses moins pénibles maintenant que j'ai sorti presque tout ce que mes entrailles mascèrent et méditent !

Posté par petiboutondor à 01:31 - Féminitrucs - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

22 septembre 2008

Orage

Il y a quinze jours nous avons eu un orage. Un orage immense, énorme, qui a emporté le toit du voisin. Autour de moi tout le monde était inquiet, les enfants électrisés, et moi... vivante. Je me sentais intensément vivante et heureuse à cause de cette vie et de sa puissance que l'orage me faisait éprouver...

Notre voisine, une vieille dame de bien quatre-vingts ans, m'a dit ensuite (et me le dit encore) que c'était vraiment terrible, vraiment terrible. Un désastre.

Près du lac non loin de nous il y avait un arbre immense, son tronc faisait bien deux mètres de diamètre - c'est dire le temps depuis lequel il était là !

Il s'est abattu de tout son long, ravinant le jardin de notre autre voisine, déraciné de toute sa hauteur et ma voisine, la vieille dame, trouvait cela profondément terrible...

Ce doit l'être mais moi, je n'habite pas ici depuis très longtemps et je ne m'étais pas encore attachée aux choses telles qu'elles sont. En allant voir cet arbre étendu, je l'ai trouvé magnifique... resplendissant... coupé de sa vie, c'est vrai, j'ai compati pour ses fibres qui allait progressivement mourir... mais je ne pu m'empêcher de le trouver beau.

* * *

Il y a déjà bien plus d'un mois nous avons eu un autre orage. Dans l'autre maison, celle où mes cellules elles-mêmes se sentent à leur place car elles connaissent ces lieux depuis leurs premiers temps. C'était un orage habituel, de ceux de l'été, qui vous électrisent mais sans forcément raviner quelque chose... de ceux que j'observe éblouie depuis ma tendre enfance, lors desquels j'ai couru les pieds nus sous la pluie et l'âme parfaitement ravie.

J'aurais aimé à nouveau cette fois-ci laisser venir la pluie sur moi, comme une douche sympathique que m'offrait la nature. Mais déjà j'avais la terre, j'avais le vent, et le feu qui se préparait bien quelque part avec des éclairs dans le ciel. Il était temps de rentrer ! J'allais mettre au monde mon enfant...

Ma petite est donc une fille de l'orage, phénomène où se rencontrent tous les éléments. Je la sens si forte cette petite princesse...

* * *

Et quand l'orage est terminé, le plus dur est peut-être bien de continuer une vie alors qu'elle est si calme ! qu'il est dur de redescendre après avoir aperçu un coin du manteau de Jésus transfiguré sur la montagne. Dieu soit béni !

Posté par petiboutondor à 15:10 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

24 février 2008

Senteur de pluie, naissance prématurée...

Quelqu'un m'envoie par Internet un texte que je vous livre sans attendre... qui paraît-il circule dans des "chaînes" supersticieuses de prière  (mailings) mais où l'on voit - car c'est une histoire vraie, la "magie" très étrange des miracles, de l'Amour, et de la Foi...

Un vent froid de mars dansait sur Dallas, cette nuit-là, quand le docteur entra dans une petite salle de l’hôpital où Diana Blessing était encore étourdie de son accouchement.

Son mari, David, tenait sa main alors qu’ils se préparaient à entendre les dernières nouvelles.

Cet après-midi du 10 mars 1991, des complications avaient obligé Diana, enceinte de 24 semaines seulement, à subir d’urgence une césarienne pour mettre au monde leur fille : Dana Lu Blessing.

Comme elle mesurait à peine plus de 30 centimètres et pesait seulement 708 grammes, ils savaient déjà qu’elle était dangereusement prématurée. Mais les mots du docteur tombaient comme des bombes.

Je ne crois pas qu’elle va vivre, dit-il aussi gentiment que possible. Il n’y a que 10% de chance qu’elle passe la nuit, et même si par miracle elle survivait, son avenir pourrait être très cruel.

Abasourdis et incrédules, David et Diana écoutaient ce que le docteur décrivait des problèmes dévastateurs auxquels serait confrontée Dana si elle survivait : elle ne marchera jamais, ne parlera jamais, sera probablement aveugle et aura certainement des complications cérébrales qui feront d’elle une attardée mentale, etc.

Non, Non... C’est tout ce que pouvait dire Diana.

Elle et David, avec Justin, 5 ans, rêvaient depuis longtemps du jour où ils auraient une fille et formeraient une famille de quatre personnes.

En quelques heures, ce rêve avait fui.

Après quelques jours, un nouveau problème pour Diana et David : le système nerveux de Dana était « à vif » : le plus léger baiser, la plus légère caresse, aggravait sa douleur. De sorte qu’ils ne pouvaient pas tenir leur tout petit bébé sur leur sein pour lui montrer la force de leur amour.

Tout ce qu’ils pouvaient faire, alors que Dana se battait seule sous la lumière ultraviolette dans un enchevêtrement de tubes et de fils, était de prier Dieu qu’il reste tout près de leur précieuse petite fille.

A aucun moment Dana ne devint soudainement plus forte.

Mais à mesure que les semaines passaient, elle gagnait lentement, tel jour une once de poids, tel autre une once de force.

Et lorsqu’elle eut deux mois, ses parents purent la prendre dans leurs bras pour la première fois.

Deux mois plus tard, bien que les médecins continuent gentiment mais gravement de les avertir que ses chances de survie, et encore moins de vivre une quelconque vie normale, étaient proches de zéro, Dana partit de l’hôpital pour la maison, exactement comme sa mère l’avait prédit.

Cinq ans plus tard, Dana était une petite fille menue mais hardie, avec des yeux gris brillants, et une insatiable soif de vivre.

Elle ne manifestait aucun signe de maladie mentale ou de handicap physique. Elle était en tout une petite fille normale, et un peu plus encore.

Mais ce happy end est loin d’être la fin de l’histoire.

Un après-midi torride de l’été 1996, près de leur maison à Irving au Texas, Dana était assise sur les genoux de sa mère, dans les gradins du stade où son frère Dustin disputait une partie de baseball.

Comme toujours, Dana parlait continuellement à sa mère et aux autres adultes assis près d’elles. Or voici qu’elle se tut subitement. Elle mit les bras autour de sa mère, et lui demanda : Sens-tu cela?

Humant l’air et reconnaissant qu’un orage s’approchait, Diana lui dit: Oui, cela sent la pluie.

Dana ferma les yeux et redemanda: Sens-tu cela?

De nouveau, sa mère lui dit: Oui, je crois que nous allons être mouillées. Ça sent la pluie.

Dana secoua la tête, tapa ses petites épaules de ses mains et déclara à haute voix : Non, ça sent comme Lui ! Ça sent comme Dieu quand on pose la tête sur sa poitrine !

Diana sentit des larmes couler de ses yeux, alors que Dana sautait pour aller jouer avec les autres enfants.

Avant que la pluie n’arrive, les mots de sa fille confirmaient ce que Diana et les autres membres de la famille Blessing avaient su, dans leur cœur, tout au long de cette épreuve.

Pendant ces longues journées et nuits des deux premiers mois de sa vie, quand ses nerfs étaient si sensibles qu’ils ne pouvaient pas la toucher, Dieu tenait Dana contre lui et c’est cette senteur d’amour qu’elle reconnaissait si bien.

Version anglaise sur le site américain snopes

Posté par petiboutondor à 02:30 - Coin Spi nanpaskecépatoumélécentiel épadanlactel - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

24 décembre 2007

La Vérité des vérités

Antoine est un pro du bâtiment.

Il a toujours trouvé son bonheur dans cette voie, qui le fascinait et animait déjà ses aspirations lorqu'il était enfant. La construction d'une maison n'a pas de secret pour lui. Du trou qu'il faut creuser dans la terre pour assurer les fondements jusqu'à la pose des charpentes et le choix de l'isolation, rien qu'il ne sache pas faire ni mener jusqu'au bout. Il connaît les aléas des chantiers sous le froid, la pluie, le soleil ou le vent. Il sait construire des ports, des ponts, des chemins de fer et des autoroutes. Il connaît tout des constructions qui font actuellement la vérité urbaine de notre monde. Et pourtant....

* * *


Gustave est un ébéniste hors paire.
De ses doigts agiles, il modèle et ajuste les objets les plus fins, les meubles et les marquetteries les plus éblouissantes. Il connaît tous les bois et tous les outils de son monde, ce sont les objets qu'il tient en main chaque jour pour accomplir des merveilles. Le burin, le ciseau et le rabot n'ont aucun secret pour lui. Il connaît la tendresse de tous les bois précieux, la résistance de chaque espèce selon sa nature et sa robustesse. Il sait la prestance de tout l'éventail de ce riche matériau que ses mains épaisses caressent au quotidien. Il n'ignore rien de la vérité de son travail : ni la patience, ni la minutie, ni l'adresse... ni la persévérance aussi. Pourtant...

* * *


Marylin est une infirmière brillante.
Depuis bien longtemps elle oeuvre au service psychiatrie... elle en a vu, des vérités. Elle a vu les yeux sans âme, les âmes perdues à côté d'elles-mêmes - dans un quelque part tellement étrange, tellement difficile d'accès.... Elle a côtoyé mille vérités. Les mille vérités insondables et indicibles de ces mille et mille personnes frappées par la folie.... La "folie". Cette foudre incommensurable, et incompréhensible. Cette détresse de l'humain qui peste à rendre fou à son tour, cette maladie de l'âme que l'on ne peut saisir. En rien. Nulle part. Chaque jour, elle leur apporte son coeur, son soutien et le souffle de sa vie ; chaque jour son humanité vient secourir et panser, ici ou là, les innombrables blessures de nos humanités. La vérité ? Elle la connaît sous tous ses angles... A travers chacun de ces terribles regards. Et pourtant....

* * *


Pourtant, cela n'empêche pas Dieu d'être plus grand que tout cela. Cela n'empêche pas la nature d'être un tout créé et sans cesse co-créateur de vie, avec une totalité propre, qui dépasse les vérités quotidiennes d'Antoine, de Gustave ou de Marylin.

Nos repères humains sont inscrits dans un cadre, une vie, des circonstances, des relations et des rencontres, des libertés et des choix.

Cela n'empêche ni Dieu, ni la Nature (que nous* considérons créée, modelée et animée par le Souffle de Dieu, cet "Esprit" déjà tendre qui "planait sur les eaux"...) d'être établis dans une Vérité plus profonde, plus immense, qui dépasse l'entendement de chacun d'entre nous...

(* "nous", qui croyons en Dieu)

Dieu plus que la Nature d'ailleurs puisque, au fruit d'un long travail et d'un amas de connaissances, acquis au bout de tant de siècles d'expériences accumulées, nous pouvons prétendre à la connaître et la comprendre - un tant soit peu - ce qui n'est pas exactement le cas de Dieu.

Dieu, Lui, nous dépasse davantage encore, dans la mesure où Il ne se fait pas sentir à nos sens comme la Nature. Dieu dépasse notre entendement forgé par le réel de nos sens et sensations. Il est l'Eternel, l'Immuable, l'Inacessible en tous points. En ce sens d'ailleurs l'humain est un peu à l'image de Dieu : qui a déjà su "faire le tour" d'une âme ? Quand bien même nous aurions étudié toutes les psychologies de la terre...

Dieu est aussi LA Vérité : en Lui tout est, était, et vient.
En Lui repose le discours qui définit toute et chaque chose ; de Lui s'élance le souffle qui donne vie à la moindre parcelle existante dans le monde. Il EST, il existe de toute éternité. Il est Celui qui sait tout, qui englobe tout. Il est la référence ultime et première à tous nos états de vie, nos natures, nos âmes. En Lui tout ce qui existe au monde trouve son Origine, et sa Fin.

C'est en ce sens que l'on considère que malgré toutes les "petites" vérités de nos quotidiens, de nos rencontres, Dieu est bel et bien LA Vérité de qui tout part, à qui tout revient, en quoi tout se fonde.

* * * Fin du cours de philo * * * à vos stylos ;-)

im_jesus_dormant_sur_la_paille_avec_mouton

Pour conclure, je voudrais vous souhaiter un Joyeux Noël.

Noël, c'est l'Eternel qui se fait petit Enfant. C'est notre Dieu si divin, si incommensurable, qui vient se mesurer à l'aune de notre petitesse, de cette humanité cadrée, contextualisée. C'est le Don d'un Amour si incompréhensible que le Tout Autre se fait tout semblable ô, ce grand mystère...

Doux, Saint, Joyeux Noël à vous tous...
Que l'Amour envahisse les foyers et les coeurs... quelle que soit la langue que nous parlons.

Je vous transmets la bénédiction gazouillante de notre Doux Amour de Jésus dans la crèche !

Posté par petiboutondor à 15:20 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

23 novembre 2007

Sujet sans objet (trop vaste, et intro-inspection) - ne pas (tout) lire, si bof géant !

Sous cette pluie battante et dans la nuit, mille pensées s'égarent.

La pluie bruisse le lac, qui fait un son de vent. Cela me berce et doux, je goûte la nuit. Je goûte le réconfort d'avoir parlé un peu... livré les occupations de mon coeur à l'homme de ma vie.

Je songe aux fantômes... tous nos fantômes.

Je songe à l'orgueil... tous mes orgueils.

* * *

J'aurais pu commencer par nommer ce message : "je ne suis pas le sauveur du monde".
Mon orgueil se situe là, à la lisière de mon conscient et de mon inconscience, là où je désirerais sans cesse apporter au monde toutes les solutions, toutes les fins de toutes les souffrances... orgueil. N'y a-t-il pas là le risque de faire plus de mal que de bien ?

Il se cache aussi dans les méandres de ce que je voudrais être et que je ne suis pas. De ce que je crois que je devrais être - par ce qui m'a marquée, nouvelle née, dont je ne peux encore avoir pleinement conscience...

Tout à l'heure au téléphone, maman m'a reparlé de certaines choses : Simone Pacot, dans l'un de ses ouvrages, expose son idée qu'un être humain est davantage marqué par le fait de n'être pas considéré à sa place d'enfant, lorsqu'il est enfant, que par un manque d'amour. A priori cela me fait réagir épidermique, car je proclame : commAnt ? Y aurait-il donc piiire que le manque d'amour, dans la toute petite enfance ? HAEIN ?

Et puis je prends trois secondes... trois secondes d'attention, pour essayer de comprendre la pensée derrière cela. "ça veut dire quoi, le fait de n'être pas considéré à sa place d'enfant ?"  Cela veut dire... "basiquement", lorqu'une fille prend le rôle de porter la dépression de sa mère (ou simplement de la materner, de la protéger des méchants) ; lorsqu'un petit garçon prend la place du père.

Bon c'est assez "psychologisant" tout ça, et ne me parle qu'à moitié, surtout que c'est une transposition via maman et que je n'ai pas lu l'extrait de l'ouvrage en question.

Alors je demande : "et c'est quoi le rapport avec moi ?"

Maman se reproche de ne pas m'avoir mise à ma place d'enfant.
Elle est à cet âge sage où l'on trouve (si l'on a le coeur pur ou plein de grâce) le besoin d'analyser ses erreurs passées, de les dire, de les apaiser, de les guérir ou les conduire au pardon.

Elle me répond : "et bien... je t'ai prise comme une sorte de déesse. J'ai cru que tu allais me guérir de tout, transformer toutes mes langueurs, changer la face du monde... que tu étais toute-puissante... invulnérable". En substance.
Rien que ça ? Rendez-vous compte de l'honneur que vous avez de me connaître, très chers !

Ah. Donc, en fait si j'ai bien compris, ça veut dire qu'en fait, euh.... ah donc je ne suis pas une déesse alors ? ah !
ah....
ah bon.
Bon bon.

[Turbine intérieure]...

Et elle rajoute, quelques mots plus tard, qu'il serait bon que je sois prudente, que je reste "à ma place".

"Mais ma place ça veut dire quoi ??" (ton un tantinet crispé)
" - ça veut dire... tu es une amie, pour tes amies, tu n'es pas leur sauveur...
" - ah passke ce que je vous ai dit là ça fait penser que je me prends pour leur sauveur ??" (ton qui monte, qui monte) (ben oui je vouvoie ma mère, bon et alors :-D)

[Ton qui monte, mais turbine intérieure quand-même. Faut être honnête.] Je raccroche donc un peu irritée, et puis je me regarde la bouille un peu en face. Hum, pas super super joli...

Donc, je ne suis pas une déesse, ni un sauveur. C'est bête...

Mais que suis-je alors ?

J'entame désormais un chemin, qui ne se fera pas du jour au lendemain, pour conscientiser cette croyance inconsciente qui marquait mon âme, comme quoi je suis j'aurais été une déesse. Cette conscientisation me permettra, tout doucement, de cheminer en toute conscience (= d'esprit ET de coeur) vers ce que je suis en vérité, de vivre et d'agir en conséquence, et sans doute que j'en dormirai mieux la nuit, après (je le pense vraiment).

Merci maman ! (ceci n'est pas ironique. Du fond du coeur je remercie ma maman de faire ce travail sur sa vie, et d'avoir la simplicité de m'en parler clairement.)

* * *

Je ne suis pas un sauveur,... ni un soleil.

Eventuellement, je peux apporter par ci, par là quelques rayons du Soleil, mais toujours, me souvenir que la lumière ne vient pas de moi. Toujours, toujours, toujours. Si je ne m'en souviens pas... orgueil, et l'orgueil fait tant de dégâts.

* * *

Chapître II... les fantômes.

Aucun rapport me direz-vous ? Si, il en est un. Par manque de prudence, dû à cette possibilité d'orgueil mal placé, je mélange tout : ce que je crois, ce que j'aime, ce que je n'aime pas.
Je crois et j'aime : Dieu, l'invisible de la Lumière, le surnaturel de l'Amour, les anges de Dieu. Je crois et je n'aime pas : le diable, les démons (= les anges pas de Dieu) et l'invisible des ténèbres, qui lutte contre l'invisible de la Lumière.
Je mélange : ben... je ne sais pas bien faire la part des choses, parfois, entre les deux invisibles. Ce sont des choses que l'homme ne maîtrise pas, des choses qui recquièrent la Prudence. En voulant s'adresser à l'invisible de la Lumière, on peut attiser les mots et les maux de l'invisible des ténèbres si on ne se met pas dans un rempart sûr et clair : la prière, la Sainte Vierge, la Croix de Jésus. Entre autres remparts sûrs et clairs.
*La prière, c'est le bercement tendre de notre âme dans les bras doux de Dieu, Père et aimant...
*Notre Maman ne nous abandonnerait jamais... En plus son amour infini pour nous ne saurait jamais nous mettre à une place faussée.
*La Croix de Jésus est le seul vrai salut... la seule chose qui nous délivre en vérité de toutes nos chaînes. Oui, bon, un peu de fanatisme de temps en temps, je ne me le refuse pas :-D (pas pour ça)

Pardonnez-moi ce charabia peu... intelligible, ou rationnel. Z'étiez prévenus ! :-)

Pour conclure enfin : parler à nos fantômes, oui, il faut le faire, mais je pense qu'il faut aussi veiller à bien se placer dans les bras de Dieu quand on a besoin de faire cela. Voilà, c'est mon (vrai = sans orgueil) point de vue.

* * *
Jésus, Marie, retirez-moi de mon orgueil...
Jésus, Marie,
merci.

Posté par petiboutondor à 03:05 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

30 octobre 2007

Pardon...

Chu désolée, pardon, merci pour tous vos beaux et gentils messages, je déconnecte pas mal en ce moment et du coup : z'y ai pas répondu...

Elle exagère, mais elle vous remercie, toutes et chacune ;-)

Elle voudrait dire quand-même un tit truc (en réponse principalement au com' de Supermama :-D)

Plusieurs fois dans ma vie, j'ai eu l'occasion de me rendre compte de ça : j'ai eu une chance folle, depuis toujours (parents aimants et attentifs, ouverts et intelligents ; vie "facile" où j'ai toujours eu en général ce que je pouvais désirer et plus encore ; études hallucinantes, riches, magnifiques, splendides, fin belles quoi si je pouvais conseiller des études à quelqu'un qui ne sait pas quoi faire, je lui conseillerais celles-là ; vie parisienne extra et amitiés profondes ; amour de Dieu toujours et à jamais si présent dans ma vie ; et puis amour, mariage, Mari-trésor si trésorable que ça me remue l'âme rien que d'en parler ; et puis bébé, n'en parlons pas quand j'y pense, si vraiment je savais tout le bonheur qui m'incombe....

Et en fait....

En fait, il suffit de peu (un manque de coup de pied au c.. peut-être ? :-P) pour ne plus avoir les yeux ouverts, ne plus voir son bonheur immense, sa chance incroyable.

J'ai toujours eu une chance folle, et j'ai souvent eu aussi pourtant une langueur à ma vie (par périodes à vrai dire... souvent le mois d'octobre-novembre ne me trouve pas dans ma forme la plus excellente :-) ). J'en ai pris mon parti, j'ai fini par accepter cette faiblesse.

Comprenez bien : j'ai aussi vécu des choses qu'un enfant se passerait bien de vivre, mais ce n'est rien en comparaison à tout ce que je vois qui se vit par ci, par là autour de moi. Ma vie actuelle est la vie rêvée d'un grand, très grand nombre de personnes, je crois. Le Lac Majeur détient ce rêve déjà rien qu'en trois mots. Vous rendez-vous compte que je pourrais passer le plus clair de mon temps à regarder un lac immense juste là derrière ma fenêtre ? Qu'il me suffit de faire trois pas pour m'y tremper les pieds ?? ...

D'avoir la vie rêvée des autres, ça vous empêche de vous sentir mal... Serait-ce donc que j'ai besoin de me sentir mal ?? Je plaisante un peu. Ce que j'ai envie de dire, (oui c'est vrai ! si j'arrêtais de tourner autour du pot ? :-D) c'est que la satisfaction, pleine, entière, totale, je crois qu'elle n'est pas de ce monde.

Sans doute suis-je une grosse difficile, oui, je pense pouvoir dire sans me tromper d'une semelle que je suis une enfant pourrie gâtée. Extrêmement gâtée, et même si je râle de temps en temps je crois en avoir bien conscience, et je crois aussi en avoir le coeur vraiment plein, débordant de reconnaissance (même si jamais assez, hé oui c'est que mon coeur il est encore ben petit :-)).

Et en même temps, le problème il est là : la satisfaction pleine, entière, totale du coeur humain ne peut se trouver, à mon sens, ici-bas. On peut cheminer vers, on peut travailler pour, travailler pour un monde meilleur, une nature plus respectée, une humanité plus humaine... mais tant que nous réduirons l'humanité à elle-même, tant qu'elle ne sera pas définie dans et pour quelque chose de plus grand et qui la dépasse, je crois que nous ne pourrons pas être intégralement heureux.

Moi, dans ma vie, pour que je retrouve mon bonheur, ma paix et ma joie profonde, il faut non seulement que j'ouvre les yeux sur ces dons, tous ces dons qui me sont fait (avec une de ces injustices !! et pourquoi pas les autres ?); il faut encore que je les relie à Dieu (religere... telle est l'origine du mot religion...). Que je me reçoive de Lui. Que je sache et me souvienne d'une chose si grande, si marquante, si profonde...

"Tu nous as faits pour Toi, Seigneur
et notre coeur est sans repos
tant qu'il ne demeure en Toi"...

(St Aug)

J'ai tant soif...

Tant que je n'irai pas, chaque jour de ma vie, chaque matin lorsque je me lève, boire à la Source, alors cette langueur me poursuivra. Quand bien-même je possèderai toutes les richesses de la terre...

* * *
C'était mon mot du jour.
C'est amusant, ce n'est pas tout à fait cela que je voulais dire au départ... je ne m'attendais pas à arriver là ! mais enfin, c'est là.
Alors, avec tout mon amour !!
(pour vous, s'entend ;-)

Posté par petiboutondor à 13:25 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

05 octobre 2007

Partir...

J'ai encore envie de partir.

C'est idiot non ?

Je reviens d'un voyage splendide et j'ai encore envie de partir.

Un ami cher - enfin, quelqu'un que j'aime beaucoup - va se marier. Loin. Devinez où ?
Au Sénégal.
Alors je veux partir encore...
Je veux être de la partie, vivre avec ces gens, quelques jours,
scruter les personnes du fond de leur être ou bien les recueillir, tout simplement.

Etre de la partie.
Faire la fête - et quelle fête ! avec eux.
Rejoindre L., réaliser ma promesse...
"Je viendrai au Sénégal pour ton mariage".
Entendre leurs rires éclatants fuser de toutes parts.
Comprendre d'où il vient.
Comprendre sa sage réserve, son silence, un brun d'étrangeté parfois.

Nous n'avons jamais beaucoup parlé, avec L.
Je crois pourtant que nous nous en sommes dit bien plus large, comme ça
- je le vois, tellement je tiens à lui.
Il va enfin se marier avec M.

J'avais dit que je serais de la partie....

* * *

Cesse de rêver, ô petite fille...
Cesse de rêver tes grands espaces, tes grands détours...
Cesse d'enfuir ton âme et ton plaisir
Dans les plaines imaginées de ces lointains
à conquérir...

ô cesse et viens,
viens te recueillir...

* *

Pense à cette maison si humble, si petite
Oublie les grands espaces, viens
Pense à ces tendres carrés de vie où se déroulait leur quotidien
Pense
A ces petites choses simples, répétées sans discours
Accomplies sans retour
données sans nulle cesse,
chaque jour...

* *

Il y a là Marie, recueillie au creux doux de son silence.
Tapie au creux de sa vie, dans le ventre du quotidien.
Marie était dans le ventre de sa vie et elle s'y trouvait bien.

Une chaumière chaude, et blanche comme on les voit
- de ces pierres blanches des pays de là-bas
Je la vois avec des bancs en pierre, collés aux murs.
Je vois des embriquements et des recoins,
mas aucune ombre pourtant.

Marie, portais-tu ton enfant ?

Marie ! Où dormait Jésus ?

Marie ! Accourais-tu, si tu l'entendais s'éveiller ?

ô Marie... douce Maman...

merci.

Posté par petiboutondor à 17:17 - Vague à l'âme (Amis pouêt's, bonsoir) - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

28 août 2007

Goa... les révélations

...Car il faut que je vous révèle une chose... : notre voyage en Inde fut une bénédiction.

Nous étions venus jusqu'ici pour nous... renouveler de l'intérieur. Nous ne le savions pas, nous avions une raison suffisamment éclairante - nos amis se marient, nous sommes là pour nos amis - mais en vérité, la lumière devait se faire encore plus profonde.

Petit noeud de la révélation : dans l' "Old Goa" que nous avons visité le lendemain, il y a la dépouille intacte du Saint Patron de Mari-trésor (vous qui rêviez de connaître enfin son prénom, faîtes votre enquête ;-) ). Dépouille intacte, ça veut dire que depuis le XVIème siècle, ce cher homme n'a pas voulu quitter complètement la terre, il a préféré manifester la grâce de Dieu en restant un peu là (ses os sont là, son corps est là, même si sa chair n'est plus tout à fait rose - eurk - le tout ayant tout de même résisté aux brûlures de la chaux !!! = le traitement que l'on faisait à l'époque pour griller les morts, quand ils risquaient d'empester trop, en attente d'être en terre. Il a résisté aux siècles, aussi).

Ainsi, quand nous sommes arrivés au pied de ça

DSC07013

l'émotion n'a pas peiné à nous envahir, l'un comme l'autre, malgré les caquètements des personnes alentours. Il était donc là, répandant sa présence tactile près de nous, nous étions venus jusqu'à lui,... il était là.

collage

Quand un saint meurt, si on croit qu'il ressuscite, on croit qu'il est au Ciel. On sait pas trop comment ça se bidouille, ce truc, mais on se dit pas forcément qu'en allant ici où bien , on va lui rendre visite ; ...on se dit que n'importe où, finalement, on peut être en sa présence (à peu de choses près).

Mais quand un saint préfère rester dans son corps, ce qui est un miracle... on sent que sa présence est d'autant plus présente, qu'on vient lui rendre une visite... ce genre de visites ne sont pas dénuées de grâces.....

Amen. Alléluia.

Hum euh oui - hrin hrin donc je disais, voilà, nous sommes allés à Goa. Ensuite nous sommes retournés à Mumbai, la ville immense, la ville intense, le grouillement de toutes les sortes d'humanités...

EnArrivantAMumbai

Ah ! autre chose que je ne vous ai pas dit ! Quand nous étions à Old Goa, nous sommes aussi passés par le marché. Or, une personne nous a demandé comment Tichapz s'appelait. Puis nous sommes allés faire un autre petit tour, visiter par ci

collage

et par là,

collage1

puis nous sommes revenus sur nos pas car c'est là que se prenait le bus, et là, effarement : plusieurs personnes nous suivaient, appelant Tichapz par son prénom et nous disant les trois mots de français qu'ils connaissaient... Impressionnant !! Excellent. J'ai trouvé ça génial. En Inde, vous dîtes à UNE personne qui vous êtes, la seconde d'après, tout le monde vous en parle, et vous tchatche, et vous connaît.

Nous en avions rediscutté avec mon amie, et elle me disait en substance : c'est ça ! on ne sait pas comment ils font, on a l'impression qu'ils ne se parlent jamais, mais ils se disent tout ! Un indien peut rentrer dans une pièce et dire : "elle y est allée, aujourd'hui" et tout le monde sait qui est "elle", où est "y", et toutes les implications de ce que ça veut dire, "aujourd'hui", alors qu'il existerait pour nous des milliards de "elles" et de "y" possibles !

Sans compter qu'on n'a pas l'ombre du reflet d'un soupçon de tout ce qui est impliqué, dans le reste de cette - si brève - phrase.

Posté par petiboutondor à 08:07 - Voyage ! - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

31 mars 2007

Le sacré et le quotidien

J'en ai déjà parlé : dans mon quotidien italien, sur la blogosphère, sur le réseau de l'araignée virtuelle aussi, je cours, je cours, cours et cours sans cesse. Pas une seconde pour me poser, trop de choses à voir, découvrir, penser, retrouver.
Je cours et puis, moi-même, il m'arrive de me sentir prise par un vent qui n'est pas forcément le mien. Influençable peut-être, peut-être, peur des qu'en-dira-ou-pensera-t-on, surtout.

J'ai déjà dit mes craintes sur tout cela. Aujourd'hui je voudrais me lancer dans ma Soif : sans retour, de plein coeur, de plein fouet. Je livre là ce qui est le plus important pour moi. Je voudrais le faire, oh, avec pudeur... délicatesse, et pour que cela puisse parler aussi à ceux qui ne connaissent pas ou peu Celui que j'aime par-dessus tout.

Méditons-dimanche alors, dans l'aube de ce samedi qui se lève...

Il y a un lieu sur la terre où le quotidien se mêle au sacré profond.
Je suis intriguée par les personnes qui, sans avoir d'autre foi que l'amour de la vie et de la nature, vivent parfois ces expériences mystiques qui tiennent au sacré. L'ésotérisme en est plein, l'ambiance de libre spiritualité et des choses simples en regorge. Chacun de nous peut se sentir transporté par la puissance de l'amour, la puissance de la vie, la puissance de tant de beauté dans les choses et le monde.

Je me demande souvent, dans mon exil, ce qui distingue ces personnes de moi - ce qui distingue les personnes qui n'ont pas d'autre foi que celle de l'amour, de la vie, de la beauté qui les environnent - de moi.

Car moi, avec ma petite foi catholique, qu'ai-je de plus ? mieux ? différent ? A quoi cela me sert-il, ne me dessert-il pas plutôt ? Ah-ah, catholique*, ce que c'est restreint....

Pourquoi m'y tenir alors ?

Il y a un lieu sur la terre où le quotidien se mêle au sacré profond.
A la messe, quand un homme avec son quotidien prononce des paroles sacrées, précisément, devant une assemblée de personnes dans leur quotidien, il se passe une rencontre inaliénable. Un déchirement du Ciel si lointain, qui vient se planter là sur l'autel, comme une fusée - mais il ne fait pas de bruit...

Que l'on croit ou non, de toutes façons, il faut bien croire en quelque chose : le bon sens du coeur et de l'âme savent bien que ce bas-monde est vain. Que nos échecs, nos limites, les peines et imperfections de ce monde ne correspondent pas, pas, pas à ce pour quoi nous sentons bien que nous sommes faits. Nous ne pouvons bâtir de monde meilleur, si nous n'avons pas la foi, au fond, que nous sommes faits pour quelque chose de meilleur... Sans quoi nous serions là simplement, béants, à nous désespérer, c'est si facile le désespoir, cela vient si promptement. Le monde semble tellement, tellement, tellement résister à nos quêtes... Tellement et d'une manière si vile, si lâche et dans de toutes simples petites choses (je rate le bus / j'ai une amende / je me suis coupé le doigt /...) autant que jusque dans les grandes guerres atroces.
La mort elle-même, nous ne pouvons y croire. La mort n'est pas tolérable et tous, si nous y regardons bien au fond du vrai de nous, tous nous la refusons au plus profond. Nous savons bien que l'amour, la vie, la beauté doivent bien être plus forts que tout cela. Mais nous ne savons pas comment.

Un déchirement du Ciel si lointain...
J'ai une fusée d'amour qui me fait vivre. Dimanche après dimanche, si discrètement. Il fut un temps de ma ferveur où j'en mangeais tous les jours, qu'il était bon, ce temps ! mon désert actuel me sert à creuser mieux mon coeur, je le sais, et pourtant.

Ô, déchirement du Ciel ô, fusée douce d'Amour ô, ce moment si intense où ta grandeur, Dieu, vient dans un petit bout de pain pour te donner à moi.

Déchirement du Ciel.
Comment dire ? ...
...Toute ma quête, toute mon attente, toute ma soif se trouvent enfin nourris, enfin comblés. Les horreurs, les piqûres du quotidien comme les plus atroces souffrances sont intégralement récupérées, offertes, rendues saintes, brillantes de clarté et de lumière... Les haines sont assumées pour devenir de l'amour... Le sang versé de toute éternité se trouve là, offert, comme la plaie la plus béante de la Terre qui peut enfin trouver un sens, enfin trouver un sens, dans ces méandres de nos humanités qui ont perdu tantôt le coeur, tantôt la raison. Les larmes du monde entier s'habillent de salut, la masse quotidienne et la masse d'horreurs du monde revêtent un vêtement blanc. Un vêtement blanc, d'amour et de sang. Un vêtement qui nous emmène au plus saint des saints lieux, là où nous ne savons pas ce qui est, mais là où tout n'est que ce après quoi nous aspirons, de tout notre être. Là où tout ce qui fait notre quête se trouve vraiment, et sans aucune tâche.

Déchirement du Ciel et fusée d'Amour.
Il y a un lieu sur la terre où le quotidien se mêle au sacré profond... c'est un lieu doux-tendre, que l'on trouve encore dans quelques églises, quelques dimanches, parfois...**

* "Catholique", à l'origine, est un mot grec qui signifie "universel"... ... ...
** Mais hélas, il faut comprendre une chose un peu complexe : car le sacré, là, vient se fondre précisément quand un homme, avec son quotidien, prononce des paroles devant une assemblée de personnes, dans leur quotidien... Avec ce que cela engage de triste, terne, même désagréable, parfois.

Merci, pourtant, ô Ciel qui se déchire...

« Accueil  1  2  3   Page suivante »