* OraCo-T *

= L'Orange au Coeur du Tournesol, ;-) - - Site de jeune petite maman clown pouête, chouette, mistinguette et fi-philousophe : pour VIVRE, aimer, danser rire et chanter... louer. (on pourra parler des choses tristes aussi pass-ke-cé-la-vi.)

23 novembre 2008

Automne fichu et beau

Je dois m'y faire : j'adore l'automne et ses couleurs, ses feuilles mortes, sa force en symbole (les feuilles se meurent pour venir nourrir la terre...) et en même temps, je m'y sens toujours un peu ruinée, lasse de moi-même. Santé pas au top, je suis une madame-tousse-et-bouffe (et pas que du cru ni même simplement du sain enfin, z'avez pas besoin de tabletteeau

tablettes

Ce qui n'améliore certainement pas les choses...

Mais enfin, si je cherche le fond des choses, cette période toujours un peu *bof géant* s'accompagne d'un (ou plusieurs) petiboutondor qui surgit là comme ça, au milieu du néant ou de la boue.

boutondor

Et je dois bien dire, cette année, les petiboutons d'or sont nombreux et doux. La route se répète en boucle (je viens de taguer une bonne partie des écrits de ce blog, fiou, ça fait du bien un peu de relecture de temps en temps...) ; je suis une vache ruminante. La route se répète en boucle et j'ai à revivre assez régulièrement les choses que j'ai déjà comprises un jour... Comme on oublie vite.

La route se répète en boucle et sans doute, finalement, chaque automne a ses raisons, chaque hiver aussi et chaque printemps... Quand je pense que mes deux enfants sont nés le même jour c'est tout de même, assez étonnant ! Je revis chaque période des premiers mois de mon fils, maintenant avec ma fille.

La route se répète en boucle mais aussi les choses changent. La Princesse est une fille et, même si la naissance du Tichapz avait révélé des choses étonnantes sur ma nature de femme, la sienne et toute sa présence aujourd'hui est une exaltation nouvelle, incomparable... Je me découvre baignée de féminité, dans une force étonnament fragile et une vulnérabilité puissante comme on ne peut le soupçonner... Je découvre peu à peu ce mariage des deux, j'apprends progressivement à le dompter (et ce n'est pas chose aisée que d'être forte et faible à la fois). J'apprends mon autonomie profonde tout autant que ma dépendance incroyable vis-à-vis de celui qui me domine... La division entre ces deux aspect de moi tend à trouver son union mais je ne sais encore exactement comment.

D'abord j'ai accouché de ma fille comme une reine, et nous étions deux reines dans cette histoire, c'était une histoire de force de femmes et je savais que cela se passerait entre nous. Que Mari-trésor n'y trouverait peut-être pas sa place. D'ailleurs le contexte entre nous était tel qu'il était mon meilleur ennemi... Ah comme je comprends maintenant ce que veut dire "aimez vos ennemis". Parfois l'ennemi est dans celui qu'on aime aussi... Il a donc fallu que je batisse ma force, seule. Du moins, aidée seulement d'autres femmes. L'homme ne pouvait me rejoindre, non, ce n'était possible en aucune manière et j'ai décidé d'être forte tout de même...

Puis la Princesse a eu trois mois et dans ces alentours il s'est passé une chose étrange, douce et douloureuse. Douloureuse parce que c'est étonnant d'aimer à ce point son meilleur ennemi, d'en être malade, malade à en mourir... au point d'enchaîner grippe sur grippe et autres vulnérabilités. Ah que le corps et l'âme sont liés ! Etrange donc vraiment pour moi, d'expérimenter tout à coup, après avoir été si forte et si indépendante, la profonde soumission de ma nature de femme à la nature d'homme de mon meilleur ennemi, j'ai nommé Mari-trésor ici (pas loin) présent.

Domination donc, soumission, quels horribles mots en ce pays et ce siècle où la femme a enfin pu conquérir tous ses droits. Ben oui, mais je dois bien me rendre à l'évidence... et je n'ai pas fini d'essayer de creuser, de comprendre cela. Pour la première fois de ma vie je me suis sentie amoureuse à en mourir - je veux dire, à en mourir vraiment, pas seulement au sens du rêve adolescent ni même à cause d'un romantisme profond. Le romantisme aide profondément, pour moi, et j'ai besoin de beau. Mais il s'est passé là quelque chose qui fit que tout avant n'était que poussière, fumée... ça a pu se produire parce que Mari-trésor le temps d'un instant s'est transformé en force dans le don, et moi le temps d'un instant je me suis transformée en abandon dans le don. Un don parfaitement dépossédé, plus que total, portes immensément ouvertes et incapables de tout retour sur elles-mêmes - corps, coeur et âme.

Domination ? Parce que j'éprouve tant le besoin de cette force avec laquelle il donne...
Soumission ? Parce que l'intarrissable soif de mon coeur corps et âme ne trouve pas de repos complet si je ne suis pas entièrement à la merci de ce don qu'il me fait... parce que c'est cette dépossession offerte de plein coeur (corps et âme) qui, en moi, se fait don.

Et voilà que je comprends, sans le comprendre, que ces termes scandaleux que le féminisme a raison de combattre dans ses aspects défectueux que l'on rencontre trop souvent, prennent, dans ce que me révèle cette expérience, un sens plus véritable : tout cela n'est qu'amour, pur et véritable amour...

*   *   *

Au quotidien nous ne sommes pas excellents toujours l'un et l'autre, dans ces façons là de nous donner. Mais aujourd'hui je la connais un peu plus profondément, la route...

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05 octobre 2008

Aujourd'hui j'ai (dans le désordre)

cassé une vitre

sauté de joie parce qu'une amie soeur a eu sa deuxième petite fille qui est née ce matin (pas ce matin non, l'autre) à la maison

remercié le gentil gars du magasin bio où je vais souvent parce qu'il va nous donner tout un tas d'ingrédients pour notre grand repas bio de la journée qu'on que j'organise le 11 octobre (oui bon c'est vrai je me sens un peu seule parfois sur ce coup là mais en fait non regardez puisqu'il y a ce monsieur gentil, et il y en a d'autres, faut pas que je stresse là...)

regardé Songes d'une nuit d'été

bouillonné de colère

collé des affiches pour cette même journée

réfléchi sur le plan de ma vie

visité deux ou trois autres magasins bio pour savoir s'ils veulent se joindre à nous finalement ou pas

passé quelques autres coups de fil

dit à Mari-trésor que je le haïssais plus que jamais

fait les courses dans une grande surface pas bio pour acheter notre matériel
(on fait des ateliers de récup pour les enfants... avec du matériel colle peinture etc qui ne sera pas bio je m'y suis pris trop tard)

dit à Mari-trésor que je l'aimais

versé plein de larmes

ri à gorge déployée

entre autres, quoi.

Et vous comment ça va ?

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19 mars 2008

Trois petits plaisirs...

Une patate chaude sympathique que me lance Anneviva, j'y réponds enfin ! Il s'agit de révéler quelques au moins trois petits plaisirs à la mode d'Amélie Poulain (ou de tous ceux qui aiment goûter la vie dans ses simplicités douces...)

Si Amélie Poulain aime briser la croûte des crèmes brûlées avec la pointe de la petite cuillère, faire des ricochets sur le canal Saint-Martin et plonger la main dans un sac de grains nous avons tous et toutes des petits plaisirs qui n'appartiennent qu'à nous et nous redonne du baume au coeur.

la règle :

Quels sont comme Amélie, vos trois petits plaisirs de la vie qui vous redonnent le moral ?

Une fois que vous aurez répondu à ce TAG vous devrez "taguer" 5 autres personnes en indiquant le pseudo et le blog de la personne qui vous a envoyé ce tag.

En ce moment, j'en suis servie ! Après un long moment où je ne les voyais plus :-)

*La majeure grande partie de mes petits plaisirs en ce moment ne sont pas si petits, ils sont même plutôt intenses et me proviennent du Tichapz avec ses mille cabrioles, facécies, soucis de grandir. Je l'ai baptisé dernièrement "mon cinématographe". Il vous faudrait la preuve en images !!

J'aime quand il marche de son pas de p'tit mec pour aller ranger un truc à sa place, mettre un papier à la poubelle ou chercher sa boîte de légo
J'aime quand il parle avec ses gazouillis de bébé très consciencieux de ce qu'il dit, quand un cri ou un soupir lui sort du coeur et que je lui réponds sur le même ton
J'aime quand il s'allonge par terre ou qu'il se cache la figure pour m'attendrir ou dire tout simplement qu'il n'est pas content
Et j'aime quand il insiste de toute son âme pour faire les choses par lui-même...

Mars2008_incendie004

La liste est encore longue !

Viennent aussi les petits plaisirs liés au bébé 2 qui vient. C'est amusant, pour Tichapz j'avais pas mal d'angoisses, tout au long de ma grossesse sur comment ça va se passer, etc... Et là, j'en ai eu aussi beaucoup mais en ce moment je vis une période douce où je savoure avec délectation l'idée que ce petit bébé, que je sens bouger là, qui me fait déjà ses facécies propres et qui ne les fait pas de la même manière que Tichapz (c'est fou comme on sent la différence entre nos bébés, dès l'attente dans nos entrailles...) - ce petit bébé donc va venir bientôt pour multiplier et quintescenciser (oui madame, quintescenciser) la dose d'amour qui circule déjà dans notre famille... franchement moi je vous dis, ça laisse saoûle et rêveur.......

* * * Mais bon je ne respecte pas trop les règles, je vous raconte là des plaisirs bien trop grands ;-D

Trois ptits plaisirs donc :
* Me réveiller la nuit, reposée, savourer le moelleux de mon oreiller, et me dire que j'ai encore plein de temps devant moi pour dormir encore (ou faire des tas de trucs intéressants)
* Goûter la lumière du soleil qui rentre dans la pièce ou regarder ses reflets sur l'eau, entendre le cygne qui s'envole en tapant fort ses ailes ou m'intéresser à ce qui suscite tant d'excitation chez mon Tichapz (fan des hélicos et des camions qui passent)

eauz_Marin2007Jan224

* Passer du temps à penser à ceux que j'aime ou ai aimés, les trouver et retrouver (je viens de tomber dans le vice Facebook, aïe !) et regarder ma vie...

Ben ouais je crois que je peux le dire. Je suis super heureuse. Amen !!

Pour couronner le tout des amis chers arrivent demain. Je vais pouvoir me ressourcer encore d'amour et de partage. Qu'est-ce que ça va faire du bien... En attendant je vous souhaite de belles fêtes de Pâques, avec bisous, tendresses et lumières !!

TombeauRoul_

Au fait ! avant que j'oublie : si vous passez par là et que vous n'avez pas encore répondu à ce "tag", n'hésitez plus ! ;-)

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10 juin 2007

Un truc qui m'a fait pleurer

De
Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité
A Simple Path (trad. Un Chemin tout simple, Plon Mame 1995, p.95)


      Il faut donner ce qui vous coûte quelque chose. Il ne suffit pas de donner seulement ce dont vous pouvez vous passer mais aussi ce dont vous ne pouvez ni ne voulez vous passer, des choses auxquelles vous êtes attaché. Votre don devient alors un sacrifice qui aura du prix aux yeux de Dieu... C'est ce que j'appelle l'amour en action. Tous les jours, je vois grandir cet amour, chez des enfants, des hommes et des femmes.

      Un jour je descendais la rue ; un mendiant vint vers moi et me dit: « Mère Teresa, tout le monde te fait des cadeaux ; moi aussi, je veux te donner quelque chose. Aujourd'hui, je n'ai reçu que vingt-neuf centimes pour toute la journée et je veux te les donner. » Je réfléchis un moment ; si je prends ces vingt-neuf centimes (qui ne valent pratiquement rien), il risque de n'avoir rien à manger ce soir, et si je ne les prends pas, je lui ferai de la peine. Alors j'ai tendu les mains et j'ai pris l'argent. Jamais sur aucun visage, je n'ai vu autant de joie que sur celui de cet homme, tellement heureux d'avoir pu faire un don à Mère Teresa ! C'était un énorme sacrifice pour lui, qui avait mendié toute la journée au soleil cette somme dérisoire dont on ne pouvait rien faire. Mais c'était merveilleux aussi, car ces piécettes auxquelles il renonçait devenaient une fortune, puisqu'elles étaient données avec tant d'amour.

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31 mars 2007

Le sacré et le quotidien

J'en ai déjà parlé : dans mon quotidien italien, sur la blogosphère, sur le réseau de l'araignée virtuelle aussi, je cours, je cours, cours et cours sans cesse. Pas une seconde pour me poser, trop de choses à voir, découvrir, penser, retrouver.
Je cours et puis, moi-même, il m'arrive de me sentir prise par un vent qui n'est pas forcément le mien. Influençable peut-être, peut-être, peur des qu'en-dira-ou-pensera-t-on, surtout.

J'ai déjà dit mes craintes sur tout cela. Aujourd'hui je voudrais me lancer dans ma Soif : sans retour, de plein coeur, de plein fouet. Je livre là ce qui est le plus important pour moi. Je voudrais le faire, oh, avec pudeur... délicatesse, et pour que cela puisse parler aussi à ceux qui ne connaissent pas ou peu Celui que j'aime par-dessus tout.

Méditons-dimanche alors, dans l'aube de ce samedi qui se lève...

Il y a un lieu sur la terre où le quotidien se mêle au sacré profond.
Je suis intriguée par les personnes qui, sans avoir d'autre foi que l'amour de la vie et de la nature, vivent parfois ces expériences mystiques qui tiennent au sacré. L'ésotérisme en est plein, l'ambiance de libre spiritualité et des choses simples en regorge. Chacun de nous peut se sentir transporté par la puissance de l'amour, la puissance de la vie, la puissance de tant de beauté dans les choses et le monde.

Je me demande souvent, dans mon exil, ce qui distingue ces personnes de moi - ce qui distingue les personnes qui n'ont pas d'autre foi que celle de l'amour, de la vie, de la beauté qui les environnent - de moi.

Car moi, avec ma petite foi catholique, qu'ai-je de plus ? mieux ? différent ? A quoi cela me sert-il, ne me dessert-il pas plutôt ? Ah-ah, catholique*, ce que c'est restreint....

Pourquoi m'y tenir alors ?

Il y a un lieu sur la terre où le quotidien se mêle au sacré profond.
A la messe, quand un homme avec son quotidien prononce des paroles sacrées, précisément, devant une assemblée de personnes dans leur quotidien, il se passe une rencontre inaliénable. Un déchirement du Ciel si lointain, qui vient se planter là sur l'autel, comme une fusée - mais il ne fait pas de bruit...

Que l'on croit ou non, de toutes façons, il faut bien croire en quelque chose : le bon sens du coeur et de l'âme savent bien que ce bas-monde est vain. Que nos échecs, nos limites, les peines et imperfections de ce monde ne correspondent pas, pas, pas à ce pour quoi nous sentons bien que nous sommes faits. Nous ne pouvons bâtir de monde meilleur, si nous n'avons pas la foi, au fond, que nous sommes faits pour quelque chose de meilleur... Sans quoi nous serions là simplement, béants, à nous désespérer, c'est si facile le désespoir, cela vient si promptement. Le monde semble tellement, tellement, tellement résister à nos quêtes... Tellement et d'une manière si vile, si lâche et dans de toutes simples petites choses (je rate le bus / j'ai une amende / je me suis coupé le doigt /...) autant que jusque dans les grandes guerres atroces.
La mort elle-même, nous ne pouvons y croire. La mort n'est pas tolérable et tous, si nous y regardons bien au fond du vrai de nous, tous nous la refusons au plus profond. Nous savons bien que l'amour, la vie, la beauté doivent bien être plus forts que tout cela. Mais nous ne savons pas comment.

Un déchirement du Ciel si lointain...
J'ai une fusée d'amour qui me fait vivre. Dimanche après dimanche, si discrètement. Il fut un temps de ma ferveur où j'en mangeais tous les jours, qu'il était bon, ce temps ! mon désert actuel me sert à creuser mieux mon coeur, je le sais, et pourtant.

Ô, déchirement du Ciel ô, fusée douce d'Amour ô, ce moment si intense où ta grandeur, Dieu, vient dans un petit bout de pain pour te donner à moi.

Déchirement du Ciel.
Comment dire ? ...
...Toute ma quête, toute mon attente, toute ma soif se trouvent enfin nourris, enfin comblés. Les horreurs, les piqûres du quotidien comme les plus atroces souffrances sont intégralement récupérées, offertes, rendues saintes, brillantes de clarté et de lumière... Les haines sont assumées pour devenir de l'amour... Le sang versé de toute éternité se trouve là, offert, comme la plaie la plus béante de la Terre qui peut enfin trouver un sens, enfin trouver un sens, dans ces méandres de nos humanités qui ont perdu tantôt le coeur, tantôt la raison. Les larmes du monde entier s'habillent de salut, la masse quotidienne et la masse d'horreurs du monde revêtent un vêtement blanc. Un vêtement blanc, d'amour et de sang. Un vêtement qui nous emmène au plus saint des saints lieux, là où nous ne savons pas ce qui est, mais là où tout n'est que ce après quoi nous aspirons, de tout notre être. Là où tout ce qui fait notre quête se trouve vraiment, et sans aucune tâche.

Déchirement du Ciel et fusée d'Amour.
Il y a un lieu sur la terre où le quotidien se mêle au sacré profond... c'est un lieu doux-tendre, que l'on trouve encore dans quelques églises, quelques dimanches, parfois...**

* "Catholique", à l'origine, est un mot grec qui signifie "universel"... ... ...
** Mais hélas, il faut comprendre une chose un peu complexe : car le sacré, là, vient se fondre précisément quand un homme, avec son quotidien, prononce des paroles devant une assemblée de personnes, dans leur quotidien... Avec ce que cela engage de triste, terne, même désagréable, parfois.

Merci, pourtant, ô Ciel qui se déchire...

26 mars 2007

Débordée ?

J'ai rangé la maison, je l'ai gardée à peu près au propre. La dernière pièce en désordre est à peu près en ordre. J'ai cousu un rideau. J'ai déménagé le bureau et l'étagère.

BricBracMars2007_002 bric_bracMars2_001

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* * *

J'ai fabriqué quelques cartes à envoyer, j'en ai même écrit quelques-unes déjà.

BricBracMars2007_003

* * *

J'ai fait des repas éclatants, invité des amis à déjeuner,

menus :

- Tartelettes aux aubergines, noix et grana (lundi ?)

- gratin d'endives  (tout simple, juste sauce blanche et muscade)
(mardi ou mercredi ?)

- gratin de courgettes
- tarte minute au chocolat
(samedi)

- Tartelettes aux poireaux, grana et noisettes (variante de lundi)
- Aubergines farcies de steak à la japonaise et gratinées au petit bouillon de légumes
- Salade de tomates mozarella et leur filet de mâche
- Tartelettes tatins crumbelisées et leur crème anglaise
(dimanche)

Comme je suis nulle en proportions, il y a des restes pour trois semaines (meuh non, en trois jours ça sera liquidé vu qu'c'était bon).

* * *

J'ai acheté quatre bols-moutons dans leur super jolie boi-boîte.

BricBracMars2007_001

* * *

J'ai cherché des appartements à louer pour aller faire ma cure au Mont-Dore à partir du 17 juin (c'est pas pour me dorer la pilule, c'est pour entretenir les zoreilles...)

* * *

J'ai fait une jolie couverture pour un bouquin que j'ai ensuite commencé de lire un peu, que je voulais lire depuis longtemps longtemps, qui m'a émue aux larmes (pas quelque chose d'écrit dedans comme tel... l'esprit général, peut-être ?) et dont j'espère, j'espère ! que je vous en reparlerai plus tard :

BricBracMars2007_006

* * *

J'ai retrouvé l'usage du téléphone fixe et y ait enfin passé, à nouveau, quelques bribes d'heures avec mes amoures mes soeurs mes amies

* * *

Je suis tombée follement amoureuse de Mari-trésor, j'en tremble encore (pourquoi l'amour est-il si fort ?) au point de me sentir rentrer mille pieds sous terre (ça vascille et ça flanche).
Dans la pénombre du soir hier, après nous être couchés, nous en avons un peu reparlé, les yeux dans les yeux dans le noir.
Comme deux enfants qui jouent à vivre et être heureux. Comme deux enfants secrets qui cherchent à saisir, sans la saisir non plus (pour se laisser saisir) la hauteur, la largeur, la profondeur de cette réalité qui vibre et tressaille et tremblote et s'évanouit... comme deux enfants qui ne peuvent pas cesser de s'en émouvoir.

* * *

Enfin, je suis allée voir et recevoir Jésus hier. Douce pénétritude d'ouverture sur ce monde blanc qui brille et qui n'est pas du monde...

Alors j'ai pensé à :
- pourquoi l'amour est-il si fort ?
- pourquoi peut-on avoir le sentiment d'être si seul, parfois, alors que toute une cour céleste est là ?

En ce moment c'est l'intensité du bonheur (de la joie ?) qui me fait parler. (Certains ont dit que pour écrire de grandes choses il faut être malheureux ou se droguer. Erreur ?)

* * *

Ce matin, j'ai fait bouillir ma mooncup parce que je vais sans doute essayer de l'utiliser pour la première fois :-)))

Et puis, mon Marin s'est endormi dans mes bras :-))))

* * *

Et avec tout cela, tout cela, je n'ai pas trouvé, cette semaine, le temps d'écrire... ... ...demain, peut-être ? :-))

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23 février 2007

Extrait d'un livre d'or lu ce jeudi en Italie, dans une "maison de maternité"

eauz_Marin2007Jan224

En lisant ce livre, il y a tant de lumières devant mes yeux... c'est étrange, merveilleux, c'est tellement... « porteur ». Je ne suis pas sûre que cela se dise ! Cela me porte tant, je veux dire.

Ecrire est pour moi une grande chose. Si j'écris maintenant sur ce livre il me vient l'envie de pleurer, mais de pleurer avec douceur... Avec le coeur dans les yeux, un coeur qui sort à travers les larmes. Ce sont des larmes... de profondeur, je dirais. De la profondeur fascinante de cette vie. De tristesse un peu aussi, parce qu'écrire une page signifie qu'ensuite... on tourne la page.

J'ai toujours été comme ça : cela ne me plaît jamais – au début – de tourner une page. Ensuite, je sais après que là est le bonheur, la joie profonde, la lumière étonnante de la vie... mais tu sais, Marta, tu sais comme je suis (je pense !). Tu sais qu'une fois la page tournée me vient cette énergie de vie, cette force qui me surprend... me vient cette petite fleur jaune que l'on appelle « bouton d'or » en français.

C'est un jaune lumineux et « chaud ». Cette fleur sauvage toute petite semble fragile mais elle est forte, parce qu'elle brille.

Oui, c'est cela : j'ai appris avec toi, avec Marin, avec FX, qu'être femme c'est avoir cette petite lumière intérieure. Capable de surmonter et supporter beaucoup de choses. Capable aussi de rester fidèle à ce que l'on sent là, ici à l'intérieur de nous, là où se trouvent le coeur et les entrailles.

Sans toi je n'aurais pu être aussi sûre de moi, à l'hôpital, pendant ces journées difficiles d'attente, d'incertitudes (« jour après jour »), de contrariétés parce qu'on ne pouvait pas faire comme prévu... Tout cela ça a été : l'humilité. Même lorsque nous sommes sûrs d'avoir choisi la meilleure chose, le chemin le plus « vrai » et le plus beau possible, même à ce moment on doit LACHER PRISE... Ouvrir les mains... et ouvrir tout en soi. Accueillir la réalité.

Pendant le groupe de préparation à la naissance, tu nous avais fait cette demande : quelles sont les choses qui nous font le plus de positif ou de négatif, expliquant que la grossesse est cette alternance surprenante de sensations positives ou négatives...

Alors je me suis posé cette question, et à partir du moment où j'avais trouvé ma réponse, tout – la confiance, l'énergie de dépasser les contrariétés, l'énergie pour accoucher – s'est trouvé là : j'ai su que je pouvais vivre tout, TOUT si je pouvais sentir (SENTIR) l'AMOUR partout autour de moi. Me sentir nourrie, protégée d'amour. L'amour de Dieu, pour moi qui ai la foi, l'amour entre [MTree] et moi, l'amour fou de et pour cet enfant qui devait naître. Alors que ma peur, finalement ma seule angoisse profonde aurait été de ne pas pouvoir SENTIR cet amour, au moment du travail, de l'accouchement (et de tout ce qui s'est passé autour !)

Merci tantissimo pour avoir posé tant de justes questions. Là est le chemin de la confiance profonde que nous devons trouver en nous, nous jeunes femmes, jeunes mamans qui vivons ce moment certainement le plus mystérieux, grandiose et intense de notre vie. Nous devons trouver, nous, femmes, la fleur qui est à l'intérieur de nous, une fleur de vie, d'énergie si grande. Mais sans ces bonnes personnes à nos côtés pour poser les bonnes questions, cela serait-il possible à ce point ? Oh, merci d'une manière... qui ne peut pas se dire... ehi, me viennent à nouveau les larmes !

Je pense que j'ai encore besoin de pleurer pour tout ça. Pour avoir trouvé cette étrange force de dire, à l'hôpital, ce que je voulais – pour discerner ce que je pouvais accepter... ce qui était juste d'accepter. Sans toi, mia Marta, je n'aurais pu être aussi forte, aussi sûre de moi.

J'étais une petite fille et je ne voulais pas grandir (grandir = tourner la page !)... maintenant je suis une femme... tellement heureuse d'être femme. Avec cette puissance intérieure. Je ne serai jamais plus la même et, même si je dois tourner la page bientôt (je compte encore venir un peu au groupe des mamans de temps en temps !), je veux aussi IMPRIMER – ME RAPPELER toutes ces lumières de ma vie, que j'ai vécue ces derniers mois.

Mon besoin est : tourner la page ET me souvenir. Ecrire est cela. Ce n'est pas seulement « tourner la page », mais aussi se souvenir. Ce dernier mois (depuis que Marin a eu six mois) je me suis sentie à nouveau un peu perdue. J'ai voulu courir après trop de choses, en oubliant mon essentiel : ETRE. Ne pas passer à côté de ma vie. Etre contre, tout contre LUI, cet enfant. Ne pas oublier que de lui je peux apprendre à être... et le voir grandir – lui aussi !

...

Je pourrais dire encore tant de choses !! Merci d'avoir mis de l'eau sur la fleur, de m'avoir permis de trouver cette fleur, cette lumière profonde. D'être aussi ma famille, ici en Italie... Un abbracio très-très fort avec ces petites larmes du coeur, les larmes intenses de cette merveille de vie.

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19 février 2007

Faire aux autres...

Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. (Lc 6, 28)

ServiceVin

Je voudrais que l'on me considère toujours avec un a priori de bienveillance et qu'on ne me juge sur aucune appparence. Même quand je dis quelque chose de travers, qui ne convient pas ou qui ne plaît pas. Je voudrais qu'on me donne toujours une seconde chance, et même une troisième, et même une quatrième, une septième, une soixante-dix-septième, une mille-cent-quatre-vingt-douxième. Je voudrais qu'on m'écoute, qu'on me laisse parler, mais aussi qu'on essaie de comprendre vraiment ce que je veux dire et qu'on me questionne. Qu'on fasse l'effort d'entrer dans mon point de vue. Je voudrais qu'on accepte que je puisse être ou penser différemment. Qu'on me dise aussi ce qu'on pense être vrai, et pourquoi.

J'aimerais qu'on me fasse confiance et qu'on ne me prenne pas pour une assistée. J'aimerais qu'on me laisse la gouverne de ma vie. J'aimerais qu'on me donne ou me prête de l'argent, des vêtements, des objets si j'en ai besoin. J'aimerais qu'on m'offre des cadeaux, qu'on me donne sans retour. J'aimerais qu'on me rende ce à quoi je tiens, mais aussi qu'on me rappelle que si je perds quelque chose, ce n'est pas non plus ce qu'il y a de plus important. J'aimerais qu'on soit honnête avec moi, qu'on m'explique les choses que j'ignore ou que je ne comprends pas. J'aimerais qu'on ne me mente pas.

Je voudrais qu'on me regarde et me reconnaisse telle que je suis, qu'on accepte mes défauts, qu'on apprécie mes qualités. Je voudrais qu'on me dise quand il y a quelque chose qui ne va pas chez moi ou quand j'ai fait souffrir quelqu'un, même si ça peut être dur : je préfère. Je voudrais qu'on me dise ce qu'on aime en moi aussi, même si je dois veiller à ne pas en devenir orgueilleuse et suffisante pour autant. Je voudrais qu'on me dise vraiment ce qu'il faudrait qu'on me dise. Je voudrais qu'on m'aime sincèrement.

J'aimerais qu'on me donne de la valeur au-delà de toutes mes actions. J'aimerais qu'on ne doute pas, qu'on ne désespère pas de moi, même si je semble vraiment faire erreur ou me tromper de voie. J'aimerais qu'on croie en moi.

Je voudrais qu'on ne me tape pas, qu'on ne s'énerve pas contre moi même si je suis agaçante... même si j'ai blessé ou fait quelque chose de mal. Je voudrais qu'on soit patient avec moi quand je mets du temps à bien faire les choses qu'on me demande. Je voudrais qu'on soit indulgent si je ne conduis pas toujours bien sur la route.

J'aimerais qu'on remplisse avec de l'amour mon réservoir de forces pour quand j'ai des choses un peu plus dures à vivre. J'aimerais qu'on soit attentif à moi, et disponible quand j'en ai besoin.

J'aimerais qu'on me donne toujours un crédit d'amour infini, d'espérance infinie, de pardon infini.

Bon,...
ben...
au boulot...
s'il faut que je fasse tout ça... pour les autres !
sachant j'en suis sûre, que j'ai oublié plein de trucs. Exigeante comme je suis. hii !

pentecote_2006source des images : http://www.evangile-et-peinture.org/

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12 février 2007

Petiboutz réfléchit à sa patate chaude

Avant d'être mariée, je me disais que finalement c'était pas mal d'être
seule : j'étais autonome, j'avais ma belle vie, mes études, mes amis et
tout l'avenir devant moi.

Avant d'être maman, je me disais que je préférais garder encore un peu
de temps pour moi, pour nous, "construire notre couple" dans le temps
tout tranquillement ; j'avais mes projets, mes idées, et tout l'avenir
devant moi.

Puis un embryon a pris corps dans ma chair et tout a basculé.

Quand j'ai su qu'il était bel et bien là, d'abord, je ne l'ai pas aimé.
Je l'ai même détesté : il venait contrecarrer mes projets, me voler ma
jeunesse. J'avais plein de désirs, ma tête n'avait jamais été aussi
tourbillonnante, j'allais parcourir le monde, découvrir les cultures,
ouvrir mon esprit à la multitudes des réalités existantes, construire
un tas de choses, enrichir mon coeur, mon âme et mon esprit...

Il venait secouer tout en moi : mon corps, mes sentiments, mon
équilibre, mon autonomie, ma solitude : désormais je ne serais plus
jamais seule, suffisamment seule au-dedans de moi comme j'aimais à
l'être, quelquefois... Je n'étais plus la même, il m'avait volée à moi-
même.

J'avais dans mon corps un petit parasite.

Et puis... beaucoup de choses se sont passées... j'ai accepté d'aimer
mon parasite, de me soumettre à la réalité que la vie voulait me donner
plutôt qu'à mes vastes et vains projets. Je voulais parcourir le monde,
au dehors mais en vérité le monde était venu là, se creuser, tout au-
dedans de moi...
L'infini n'était pas au-dehors. Il était là.
Les chemins de ma vie n'étaient pas au-dehors, ils s'ouvraient là, en
moi...
De le comprendre, cela m'a totalement pacifiée.

Puis j'ai découvert autre chose : j'ai découvert ma puissance. Ma
puissance à être femme, ma puissance à être mère, à enfanter la vie.

Mon parasite, à dire vrai, était enfin venu *me révéler* à moi-même. Il
était venu m'ouvrir à ma dimension mystérieuse... "femme, porteuse de
vie". Une chose vraiment... vraiment... extra-ordinaire.

Avant, j'avais un regard un peu condescendant vis-à-vis des mères. Oh,
les enfants, c'est toujours si touchant, si mignon ! mais quand je
voyais une femme jeune gâcher sa jeunesse, trois marmots déjà sur les
bras... plonger sa vie dans l'ordinaire d'une mère de (lourde)
famille...

Oh, je crois bien qu'aujourd'hui, mon idée... mon appréciation a viré
de bord, totalement. Il ne pouvait pas en être autrement.

Et comme je suis contente ! comme je suis contente, enfin, d'avoir
découvert qu'il n'est pas honteux ni agaçant d'être une femme, de
n'avoir pas les mêmes caractéristiques que les hommes, de ne pouvoir
être celle qui parte comme cela, à l'aventure dans le monde et à qui
l'on ne dise rien parce qu'on le respecte... naturellement.

Comme je suis contente d'être une femme. Je sais que c'est par là que
mon être apporte une lumière dans ce monde : il me semble que si les
femmes veulent changer un peu le monde, il faudrait d'abord qu'elles
libèrent la lumière qui les habite. C'est une lumière humble et
discrète, qui demande un peu de silence intérieur, de disponibilité...
d'ouverture intérieure.

J'ai eu le sentiment d'être une femme accomplie comme jamais je
n'aurais cru que ce fut possible, durant les heures et les jours qui
ont suivi mon accouchement.
Je venais d'accomplir un acte hors du monde. J'étais hors du monde. Je
ne peux pas écrire "surhumaine", puisque c'est humain de donner la vie,
mais... il y avait quelque chose de cela.

Quand je me décourage un peu parce que je trouve que le monde est trop
lourd (à nouveau, quand ... l'ordinaire prend le dessus !!), j'essaie
de me replonger dans ce sentiment... ce sentiment de force
impénétrable, que rien ne pourrait me retirer. Cette certitude
indicible que la vie EST extra-ordinaire. Quoi qu'il en coûte. Les
femmes sont peut-être là pour rappeler cela ?

J'avais une assez piètre image du fait de devenir mère, même si je
savais *dans ma raison* que c'était un grand bonheur.
Et même si je le savais dans mon coeur, d'ailleurs...
Car aujourd'hui, je le sais... de tout mon être....

Merci, ô Dieu, pour la Vie !!

Posté par petiboutondor à 19:21 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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31 janvier 2007

Hommage à un amour

Ma tendre, ma douce, ma soeur, mon incomprise...

C'est son anniversaire aujourd'hui.

Ma petite soeur a 22 ans aujourd'hui... je crois. Déjà.

Des années d'amour et d'incompréhensions, d'insupportabilitudes, de câlins brusques à s'étouffer... à s'aimer tant.

Des années de rapport amour-haine-souffrance.

Une comparaison toujours trop tuante (pour elle) et moi toujours trop cinglante (oh, ce que c'est d'être l'aînée. Avec ce méchant prétexte d'être la première et d'avoir raison, si tu ne penses/fais pas comme moi, petite, c'est que tu as tord !! ou que t'es bête. Ah, tant de pardons !)

Une première place prise avec trop d'élan, trop de présence, pas assez de générosité (trop d'ignorance aussi ! c'était comme ça... depuis toujours...) pour lui laisser tranquillement la sienne. Des repas entiers, entiers à ne parler que de moi. De mes questions. De mes problèmes.

Et elle silencieuse s'en allait, à pas feutrés, là-bas seule dans sa chambre... ce que ça m'énervait !! mais, simplement... elle ne sentait pas sa place... se sentait peut-être, un peu trop, comme un "non-droit" d'exister parce que j'étais trop là, ou trop brillante.

Aujourd'hui ma soeur, mon petit coeur, ma tendresse, aujourd'hui tu es un peu guérie. Je dis un peu parce qu'il faut du temps, des paroles, des mots d'amour et des pardons...

Et tu as commencé, toi aussi maintenant, à vivre une vie brillante comme je vis... Alléluia ! Comme j'en suis heureuse ! Comme je t'aime !!

Joyeux anniversaire ma douce, ma tendre soeur chérie !

9_mso_maPetit

Posté par petiboutondor à 08:19 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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