22 juin 2009
Conte à quinze
Hier et avant-hier, j'ai participé pour la deuxième fois à un week-end de formation pour devenir "Educatrice en Prénatal" (il n'y a pas d'école de ce genre en France, à ce que je sache, mais il y a ce site que vous pouvez visiter pour comprendre un minimûme de quoi il s'agit).
Je ne vais sans doute pas faire tout le parcours de formation puisque je l'ai rejoint en cours de route cette année, que rien ne dit que je sois capable de passer les examens en italien, et que rien ne dit que je serai encore ici l'année prochaine.
Ceci dit, je suis éblouie et heureuse quand je reviens de ces rencontres, où certes j'apprends des choses, mais surtout où il se vit des expériences merveilleuses sur le plan du "groupe". Car, comme dans beaucoup de groupes de formations, nous faisons des exercices qui souvent parlent extrêmement fort... Je vous redonnerai peut-être d'autres éléments dans les messages à venir, mais pour l'instant, je voulais vous partager un exercice fantastique : nous devions raconter l'histoire d'un homme et d'une femme qui se rencontrent, ont le désir d'avoir un enfant, et leur parcours, la naissance, tout ça. Chacun(e) de nous en écrivait les deux premières lignes sur une feuille blanche, puis la passait à sa voisine qui écrivait les lignes suivantes, et ainsi de suite jusqu'à retrouver notre ouvrage commencé, cette fois pour écrire les dernières lignes.
Une expérience détonnante : d'abord, parce que je n'étais pas du tout contente de trouver autre chose que ce que j'avais (même très secrètement) espérer trouver, et ensuite, parce que relisant l'ensemble, j'ai été saisie, transportée et comblée par les symboles qui s'enchaînent et se nourrissent les uns les autres, peut-être irrationnellement (et ho on vous demande pas d'être logique, non plus, c'est un conte !) mais avec tant de résonnance dans ma propre vie... Voilà, je vous livre le bébé, je ne sais pas si vous le trouverez aussi génial que moi, mais... c'est l'ouvrage de quinze personnes inspirées !! yallah !!

Il était une fois une femme de trente-six ans qui cherchait désespérément à se marier. Elle habitait dans un bois fleuri. Un jour, un prince d'une rare beauté passa près de l'endroit où elle vivait, il cherchait un lieu où passer la nuit.
Le prince se demandait : vaut-il mieux chercher une auberge cinq étoiles ou bien dormir sur la plage, couvert très simplement par la royale voûte céleste ?
Mais soudain le prince aperçu la jeune femme et ses attentes disparurent. Elle était là, accueillante et chaleureuse...
Au cours de la nuit, sur la clairière fleurie, les arbres se courbèrent afin que les étoiles n'aient pas à rougir !
Ha, les étoiles...
L'une d'entre elles était une comète ; à peine exprimait-elle un désir que la vie était déjà en la jeune femme, elle qui jusqu'à cet instant avait cru qu'elle ne pouvait avoir d'enfant.
De l'étoile comète à l'étoile filante... Filant, tombant jusque dans le coeur de la vie.
Et lui, tandis qu'il la voyait se transformer, se demanda s'il l'avait déjà aimée de toute éternité, ou si c'était un amour furtif... L'émotion finit par envahir son coeur et il comprit alors qu'il l'avait aimée profondément, qu'il l'aimait même, désormais, bien plus qu'avant. De cet amour qui se transforme pour devenir accueil...
Neuf mois passèrent ; elle, passant son temps à construire le nid et à nourrir son petit avec des histoires, des chansons, des livres, des étoffes douces et des peaux de brebis ; lui à assembler les branches pour offrir un repaire à la famille qui était en train de se construire.
Sous un arbre, sur l'herbe, naquit une merveilleuse petite fille. Ce fut un accouchement très doux, et les oiseaux accueillirent la nouvelle créature, avec le plus beau chant qu'ils connaissaient.
...Et ils l'appelèrent Flamme, comme le feu de la passion qui l'avait engendrée et comme cette fin qui, un jour d'octobre, l'attendait.
On dit alors que Flamme était la princesse des bois et des étoiles : et toute la nature se réjouit de sa naissance, et la lumière du soleil brilla toujours pour elle.
18 juin 2009
Prof d'art plastique mais c'est bien sûr !!
Comme une cruche, j'avais pas trouvé comment mettre cette vidéo sur mon blog, et comme par miracle j'ai trouvé. Pas trop tôt....
Je pourrais regarder ça en boucle, ...et pendant des heures !! (enfin je crois :-)
13 mai 2009
Voici...
... un magazine tout beau tout neuf qui sortira son premier numéro à la mi-juin : Femmes UNIversELLES. Voilà peut-être qui sera un nouvel outil pour poursuivre mes réflexions divagations... !!
Cela me fait redécouvrir ce titre, qu'il me semble avoir déjà croisé quelque part : Quand les femmes s'éveilleront, oser le féminin de Valérie Colin-Simard. Encore tout un champ d'exploration s'ouvre à moi !
11 mars 2009
La toute belle, ou : Sainte Femme Sauvage, priez pour nous
Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille ;
Oublie ton peuple et la maison de ton père :
Le roi sera séduit par ta beauté.
Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.
Alors, fille de Tyr, les plus riches du peuple,
Chargés de présents, quêteront ton sourire.
Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,
Vêtue d'étoffes d'or ;
On la conduit, toute parée, vers le roi.
Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
On les conduit parmi les chants de fête :
Elles entrent au palais du roi.
À la place de tes pères se lèveront tes fils ;
Sur toute la terre tu feras d'eux des princes.
Je ferai vivre ton nom pour les âges des âges :
Que les peuples te rendent grâce, toujours, à jamais !
(Ps 44-2)
"Ephata"
La femme est un creuset. Un vase d'or fin.
Il y a comme cette nécessité qu'un creuset, qu'un vase reste ouvert. Sans quoi il n'est plus un vase...
Les souffrances appellent une refermeture - ou une façade. La quête de bien-être aussi : il s'agit de former une cicatrice pour qu'éventuellement, un jour, la plaie ne saigne plus. Pour que l'harmonie et le contrôle nous domine entièrement, qu'il n'y ait plus de cris. Plus de heurts...
La femme est un être de terre. Un vase d'or fin oui, et pétrie de racines et de roc, de nutriments aussi. De senteurs terriennes.
Si elle se referme comment pourrait-elle recueillir l'eau ? l'eau de source... l'eau de pluie... l'eau et le souffle qui enivre et le feu, la chaleur nutritive apaisante...
Quel est le chemin ?
* * *
Profondément créée
La femme est intensément charnelle. Elle est pétrie de la Terre, tirée des entrailles de la Matière et elle le sent, elle le sait de toutes ses tripes, pour peu qu'elle se connecte à ses forces instinctives profondes et qu'elle prenne le temps de bien s'asseoir, confortablement au-dedans d'elle-même.
Elle sait qu'il y a une femme sauvage (ou appelons-la comme on veut... l'enfant libre, par exemple) tout au fond d'elle et qu'il lui faut la devenir. C'est vital parce qu'elle ne peut passer à côté d'elle-même. La femme sauvage est celle qui court et hurle avec les loups parce qu'elle est tissée intimement dans ce terreau fondamental, à la fine pointe, là où s'embrassent l'âme et la matière. C'est là précisément que se cache l'intuition de la femme, cette force inébranlable et sûre. C'est comme ça que son âme trouve sa liberté : en embrassant sa charnelle matière.
La femme, parce qu'elle est ce creuset formée dans la Terre, sait bien au fond qu'elle n'est pas un pur esprit. Quand bien-même ça la tente. Même, elle ne peut jamais complètement être trompée par l'esprit (le sien, celui du monde, ou tous les esprits trompeurs) sans se couper en deux littéralement... sans raviner ses entrailles. Qu'elle le veuille ou non, qu'elle en ait conscience ou pas...
Et la femme est Accueil. Elle est réceptacle par excellence, recueil, toujours. Réceptacle au sens parfait... Elle est comme plus humaine que tout l'humain parce qu'elle reflète en profondeur tout ce qu'est l'humain. Sa nature est d'être habitée, pénétrée, livrée, donnée, enveloppée toute entière à l'Amour, en l'Amour et par l'Amour.... En cet Amour, précisément, elle se délecte à être créée. Recevoir incessamment de l'Amour son propre être, à chaque instant. Aspirer à être livrée, de toute son âme et de toute sa chair...
Le terreau et le réceptacle se retrouvent ainsi liés en la femme, ils se confondent d'une manière évidente. La femme est réceptacle parce que forgée de la terre et la terre matière témoigne de cette disposition si profonde à l'accueil. De cette nécessité de s'ouvrir pour se nourrir de l'eau, de l'air, et fabriquer des nutriments. Et abriter, et nourrir la vie.
La femme est une ouverture, parce que c'est le principe fondamental de la nature humaine...
Ephata* (encore)
Panser ses blessures, refermer toutes ses ouvertures, trouver une voie pour se suffire à soi-même... ce n'est donc pas tout à fait l'appel le plus profond. La voie inscrite dans les entrailles de la femme c'est de faire place en elle. De creuser. Creuser toujours plus et encore le creuset, le vase d'or fin. Elargir l'espace, épurer les ombres, ouvrir... écouter...recevoir...
Accueillir le Saint des saints.
Toutes les blessures sont des plaies qui peuvent rester ouvertes, béantes, exposées au Feu Suave du Grand Amour. Le Grand Amour, seul, guérit. Le Grand Amour seul vivifie. Ce n'est pas qu'Il guérit la blessure - pas forcément... C'est qu'il la rend suave et douce... pleine de fruit. Le fruit de l'ouverture, le fruit de la main, du coeur, du corps offerts tout en grand, en tout abandon, en tout lâcher-prise. Dans l'Amour d'une Rencontre ineffable : la rencontre de celui qui est Tout Autre et qui vient...
* * *
"Toute la création aspire à être le Corps du Christ".
La femme reflète donc tout l'aspiration du monde qui soupire après l'Amour et l'étreinte éternelle. La femme vibre, elle tremble, elle tressaille d'amour ou de malheur ou d'allégresse. C'est parce qu'elle est la plus facilement proche de Dieu qu'elle est la première créée, la plus humaine... la plus charnelle, la plus terrienne. Elle est aussi la plus créatrice et cela, le paganisme l'a bien compris, en la mettant sur un pied d'estale et en ayant le sentiment que c'était elle la première, la grande déesse... Elle dont le corps est une antre, un passage... Elle qui ne cesse de se recueillir au plus profond, toujours plus profond, plus près de la terre et du ciel au fil des vies qu'elle donne.
Parce qu'elle est profondément créée, la femme crée ?
Dans le Coeur de Dieu il y avait ce désir mystérieux d'unir sa transcendance à la matière. Il y avait cet élan vital, ce Don magistral qui, parce qu'il était Amour et pur Amour avait ce désir, cette quête, cette force divine à vouloir embrasser toute chose... Lui, le Tout Autre et l'Indiscible, Il voulait épouser toute chose en un charnel spirituel suave et saint.
* * *
Le nouveau nom de l'obéissance s'appelle amour
Comment nous ouvrir ? où donc est la clef ?
"Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui."
Se prosterner, peut-être, cela veut juste dire que l'on aime d'un amour qui dépasse notre coeur... Cet amour dépasse notre coeur parce que notre terreau se sait créé et parce que cette dépendance nous enivre, si nous ne la rejetons. Elle nous exalte et nous vivifie dans un "nous-même" le plus vrai et total. Et heureux.
Il y a l'obéissance des esclaves, où la liberté est violée, flagellée, ne peut s'exprimer et désire mourir. Et puis il y a l'obéissance des fils, ceux que la Mère a reliés au Seigneur pour les siècles des siècles (amen) ; ces fils sont amoureux de leur relation et dépendance à Dieu. Du plus profond de leur liberté joyeuse, ils s'ouvrent !
S'ouvrir ainsi, c'est un peu se soumettre... ah les mots sont biaisés aujourd'hui car cette soumission, c'est un enlacement si suave...***
* Ephata en hébreu signifie : "Ouvre-toi".
Parole à entendre de la bouche du Christ...
* * Un peu du mal à poster ce long, long message mais je suis dessus depuis trois jours et... qu'on en finisse, je vous mettrai des choses moins pénibles maintenant que j'ai sorti presque tout ce que mes entrailles mascèrent et méditent !
25 février 2009
le masculin et le féminin, le psychologique et le divin (2)
J'ai commencé un flot de recherches et de réflexionnages - j'ai eu, je dois vous l'avouer, l'ambition un peu grande. Si j'arrive au bout de mes petites entreprises, ça risque de prendre du temps... et la période qui précède la clarté du langage (preuve de la clarté des idées) est très, très tumultueuse..... Je dois vous dire que ces réflexionnages me sont très chargés émotionnellement... Je vous livre quelques lignes, tiens, on va voir si ça me calme !!
C'est divin, le psychologique ? késseucé ?
ou plutôt "Koiça", comme dirait le Tichapz
Quand je me suis mise à lire Femmes qui courent avec les loups, j'ai eu un moment de panique à l'idée que je m'embarquais dans un bidule pas du tout catholique (heu, oui, j'ai ce genre de névroses parfois :D). Puis j'ai eu un petit clin d'oeil dans une des notes à la fin de l'ouvrage et petit à petit, je me suis à peu près calmée.

C'est que je ne tiens vraiment pas à prendre (c'est tentant) la femme sauvage pour une déesse divine, oui j'insiste, une déesse divine. Je veux dire, divin dans le sens qu'elle aurait une existence propre, une entité véritable, une ontologie (un être réel, quoi). Je m'embarque un tout petit peu dans de la métaphysique mais ne vous inquiétez pas ça va aller (respirez par le nez).
Dieu existe, mettons. Il a donc un Etre propre, qui est l'être divin, celui qui surpasse tout, englobe tout, pense et crée tout - ah ! j'allais presque oublier : aime tout. Cet Etre est transcendantal (ouais, je vous l'ai sorti ce mot ! l'est pas joli ?) et on n'arrive pas vraiment à le comprendre. "Com-prendre" c'est "prendre avec" et franchement, je sais pas vous mais moi, ma p'tite tête, je commence à con-prendre (hihi) qu'elle ne pouvait pas saisir ni prendre en elle tous les mystères du monde, et encore moins la totalité et la grandeur de Dieu. Primo.
Deuxio, l'âme humaine, ah cette sacrée âme, ça ne l'empêche pas d'être fascinante... Elle aussi, elle a ce caractère mystérieux, difficile à comprendre, qui nous dépasse... C'est pour cela que les chemins pour guérir, ou tout simplement pour devenir ce que l'on est sont parfois si compliqués. Mais ce n'est pas parce que l'âme est mystérieuse elle aussi (à l'image de son Créateur) qu'elle est divine. En vérité, je distingue donc le psychologique (au sens noble, de tout ce qui relève de la vie de l'âme) et le divin (le divin de Dieu, cette fois, celui-là qui existe comme Etre, à part pleine et entière). En voilà une jolie distinction, pour calmer ma névrose... :D
L'envoûtement initiatique
Peut-être que dans toute démarche de devenir il y a une forme d'initiation. Ou que la vie, par nature, en est une. Initiation, entendre ce mot au sens d'un chemin, avec des étapes qui viennent nous approfondir... Ce sont ces étapes que décrit Clarissa dans son bouquin, avec toute la foison riche des contes et mythes de nos traditions humaines qu'elle retransmet et analyse, pour le plus grand bien de nos... états d'âme.

Ainsi un archétype (donc dans son livre, l'archétype de la femme sauvage) n'est pas tant à considérer comme une divinité existante avec sa petite ontologie, mais comme une réalité de la vie de toutes les femmes, qui ont chacune leur être propre. A chacune de nous de chercher qui nous sommes, de réaliser notre femme sauvage profonde et de la rayonner au monde, ou simplement pour nous-mêmes. Cela restera notre accomplissement psychologique...
Maintenant que je vous ai dit tout ça, il y a une question qui me préoccupe : peut-on être sainte et sorcière ? ou sainte femme sauvage (priez pour nous)... !! Je m'en vais chercher du côté d'Hildegarde de Bingen, mais pas seulement. Suite au prochain numéro...

24 février 2009
Le vilain petit canard était une sorcière
1°) pardon pour ce long silence. Ce n'est pas faute de méditer dans tous les sens, y compris sur des sujets qui sont en-dehors de celui que je vous ai promis (enfin je dois bien dire, il est très très très vaste, le sujet. :-)
2°) Ma petite Mamie est morte voilà plus d'une semaine, le 14 février. Elle souffrait d'une bronchite aiguë qui a fini par emporter son âme, bien malade déjà par l'Alzheimer qui la tenaillait depuis plus de dix ans (depuis la mort de mon grand petit Bon-papa, un jour d'Ascension). Elle est donc partie pour dîner avec lui là-haut. C'était son heure : douze Saint-Valentins loin de son aimé, pas treize. J'ai deux grands-parents qui ont été l'un et l'autre aspirés par leur(s) Bien-Aimés, dans la mort...
J'ai bien pleuré pourtant... je ne peux m'empêcher de ressentir l'incommensurable perte de cette frêle petite présence ici-bas. Quelles que soient les explications qu'on lui trouve, la mort est un scandale...
Mais je suis apaisée aussi. Je sais que tout cela est bien. Il est doux de vivre un deuil dans l'amour, et dans le sentiment profond de l'unité de notre famille, aux mille tendresses. J'ai découvert de belles choses sur les miens au travers de ce deuil. Je vois les fruits de cette mort récupérée par la vie, et par la grâce... oh oui, c'est doux.
Quant à l'avenir de notre maison de famille, c'est encore en stand bye pour trois ans. A la grâce de Dieu, des multiples projets que je nourris, et des fluctuations boursières (ha ha).
* * *
3°) Venons-en au titre.

Cela fait quelques temps que j'élabore ma petite théorie sur les sorcières. Dans le contexte ambiant, entendons-nous bien : il existe deux sortes de sorcières, mais dans les deux sortes, l'humanité fait qu'on se met à vouloir les brûler (d'une manière ou d'une autre). La première sorte, c'est cette femme qui utilise des pouvoirs occultes pour faire du mal, plus ou moins gravement. La seconde sorte, c'est la sorcière que j'aime, que je ne peux pas m'empêcher d'aimer. J'en ai encore croisé deux de ce genre dans la rue, samedi dernier, en faisant une dernière ballade sur la terre française aux côtés de ma petite maman. Ce sont des femmes auprès desquelles j'aurais envie de passer des heures.
Elles ont ce type fort qui fait qu'on sent une puissance émaner d'elles. Les traits de leur visage sont attirants, par eux-mêmes. Ou alors c'est simplement leur présence qui est attirante... Je crois que c'est à cause de leur capacité à être elles-mêmes, complètement elles-mêmes, totalement elles-mêmes. Telles qu'elles sont. C'est leur incroyable force, leur rayonnante puissance.
Souvent ces femmes ont souffert, ont été rejetées du cadre dans lequel elles sont nées, peut-être... d'où mon amalgame avec le vilain petit canard. Je recommande une fois de plus l'ouvrage de Clarissa pour son analyse du conte en question ;-)
Je ne fais donc pas l'apologie des sorcières qui usent de la sorcellerie, ni même d'une quelconque magie. Je crois hélas que ces femmes-là se sont gravement trompé de route, elles ont fait de leur force un canal pour d'autres puissances que leur lumière propre et profonde.
Mais je voudrais honorer cette force d'être que détiennent les sorcières-simplement-cygnes qui, souvent sans même s'en rendre compte, éclatent et fascinent par simplement-ce-qu'elles-sont. Je voudrais les encourager. On peut craindre le bûcher, à être trop brillamment soi-même... On court sans cesse un risque à cause du regard convoiteur ou polluant de certains autres. Mais il faut résister, rester libre d'être cette sorcière-femme-sauvage et, finalement, bien-aimable : le seul feu qui doit brûler est celui de la lumière de ce que nous sommes, et que nous avons comme charge de faire briller humblement dans le monde...
12 février 2009
Le masculin et le féminin, le psychologique et le divin (1)
Dans ma grande quête philosophique et spirituelle, je cherche à comprendre. En ouvrant ces pages de sites dont je vous parlais l'autre jour, en méditant sur le quoi du qu'est-ce, en me souvenant de ce que je veux croire et de ce que je rejette, j'essaie d'avancer doucement. Ce n'est pas la première fois que je fais ce genre de boulot, et ce n'est pas un travail facile, ça... Ouvrir son esprit le plus entièrement possible, au point d'essayer de comprendre et "embrasser" la pensée ou la croyance de l'autre, sans pour autant m'y perdre, perdre ce que je tiens de plus précieux au fond de moi, depuis toujours.
Un grand nombre d'historiens mais surtout de journalistes ne sont pas capables (ou n'ont pas le désir) de faire la part des choses entre ce qu'ils croient, leurs opinions plus ou moins profondes, et ce qu'ils recherchent ou transmettent comme information. Je suis toujours frappée de voir comme sont nombreux les articles de journaux qui, dans la transmission d'une pure et simple information, nous bassinent d'une idéologie quelconque ou, tout simplement, de préjugés qui hélas ne sont que de pâles singeries d'un semblant de vraie culture ou information dans le domaine.

Singerie, singerie ! un peu de respect pour moi, nan mais ho
En vérité, aucun être humain ne peut prétendre se départir de sa propre culture, quand bien même il la critique ; aucun non plus ne peut nier vraiment à ce qui lui tient à coeur. Ici, je vais certes essayer d'être le plus pure d'a-prioris possibles, mais je ne vous cache donc pas mon orientation de base (car au final, c'est humain d'avoir une orientation de base). J'ai une foi que je désire assumer pleinement. Ma petite quête de vérité sera donc teintée par mon prisme à moi (peut-être que ma seule différence d'avec ces chercheurs ou ces journalistes qui m'agacent, c'est de le dire très clairement ?) L'intérêt de toute recherche, c'est de ne pas refermer son intelligence sur ce que l'on croit...
L'oeuf ou la poule.
Au "commencement"... il y a toujours cette question, quand on s'interroge sur un début quelconque de l'existence de ce monde, qui fait rire les enfants : l'oeuf ou la poule ? qu'est-ce qui est premier ? qu'est-ce qui a commencé ? Moi je pense que c'est la poule. L'être fini, qui a été créé déjà parfait, achevé, complet (créé, ou qui a trouvé son existence par hasard ça en fait pour l'instant, on ne s'en occupe pas :-)
Et puisque c'est la femme qui fait les enfants, qui les génère et les éduque par sa nature la plus profonde, on peut bien penser que c'est elle la première aussi. Je cogite.
XX ou XY ?
Dieu était-il donc homme ? femme ?? Pensée ? Action ? Matière ? hé hé hé....
Alors moi sur toutes ces questions j'aime beaucoup méditer sur la Genèse (bah oui comme je vous disais hein...) "Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa." Cette phrase est capable de me faire partir en vrille pour des heures de flottement et d'amour.... ça ne veut pas dire que je comprends ce que cela signifie, hein. Mais je flotte ça oui.
Enfin si on essaie de comprendre ça on se dit, c'est tout bête, qu'en Dieu il y a du féminin et du masculin. On se dit, c'est logique, que la ressemblance de l'homme à Dieu se voit, précisément parce qu'ils sont double dans leur espèce, "homme et femme". Des traductions plus mammifères disent carrément "mâle et femelle". Y a donc bien une histoire de prise électrique en plus, dans tout ça :-D ! Une histoire de courant qui passe, pour qu'une création procède.... hum hum hum...
Evolution, Création...
"C'est le potentiel créatif lui-même présent chez les êtres humains qui représente l'image de Dieu" (Mary Daly, citée par Julia Cameron dans sa bible des artistes : Libérez votre créativité). ça aussi, ça me fait partir en vrille...
Bon, je suis désolée, prise par le temps et en partance pour un long week-end à Rome, je dois vous laisser en plan là comme ça. Ce n'était qu'une introduction !! bientôt la suite de mes filousophes folies...
10 février 2009
Vérité ? Révélation, révélations
Dieu aurait pu tout écrire de manière supra-claire pour tous les hommes, de toute éternité et depuis toujours. On serait sans doute moins là, à se crêper le chignon. Mais cela n'aurait pas permis à chacun d'apporter sa créativité, sa quête, sa personnalité profonde. De faire sa propre petite révélation.
Dieu a décidé d'avoir besoin de toute l'Histoire et de tous les hommes pour arriver à ses fins. Derrière chaque liberté qui s'exerce pour son Amour, derrière chaque quête qui interroge le tréfond de notre capacité de comprendre, il y a ce désir de Dieu : que tous, nous ayons part à son Royaume ; que tous nous y écrivions notre page. Avec nos mots à nous.
Il y a cette lenteur - disons plutôt cette incapacité - de nos âmes à comprendre la vérité... Il y a aussi cette lenteur de l'humanité en marche, depuis des siècles et des millénaires... qui par ses entrailles profondes, par son amour fort et par son intelligence juste parvient à des intuitions très étonnantes, des lumières vives et profondes sur le plus vrai des choses ; et puis le mouvement va, et vient...
Depuis toujours la Chrétienté s'est amusée, partout où elle est allée, à récupérer les intuitions profondes propres à chaque culture, à tenter de rejoindre les mille et cents humanités qu'elle trouvait sur sa route. C'est comme cela qu'elle a pu prétendre à une telle dimension universelle... Aujourd'hui elle est un peu endormie, assommée par toutes ces attaques qui l'assaillent de part et d'autre du monde (et de l'intérieur d'elle-même). Elle ne peut pas ainsi se livrer en toute paix à un si beau travail. Elle doit surtout apprendre, par ce temps de grande pauvreté, tout un autre langage. Elle a perdu de sa grande assurance masculine d'antan...
Je crois qu'en ce moment il y a un mouvement très fort qui émerge et dont le moteur profond se trouve dans les délices de la nature des femmes. Depuis quelques semaines je suis habitée par cette histoire de féminité... (au cas où vous ne l'auriez pas encore compris ;-P) (en fait ça fait bien plus que quelques semaines, si j'y pense bien, cf mes délires de 2007, tiens comme de par hasard c'était la même période de l'année :-D)

Il y a par exemple l'histoire des Créatifs culturels qui m'a interloquée. Comme quoi un réel mouvement existe déjà, qui porte ce sentiment que les femmes (ou les valeurs des femmes) sont celles qui peuvent nous sortir des impasses du monde actuel.
Plus je cherche dans ce sens, plus je trouve de choses. Je médite sur la Femme Sauvage, les sorcières, les prêtresses païennes (y compris celles d'aujourd'hui hein)... Je tombe sur des sites pas catholiques... Je m'interroge sur l'ésotérisme.... mes yeux grands ouverts dans le noir voient de multiples choses et je cherche, je cherche, bref.... c'est le big gros méga chantier. ça tombe bien, ça me fait plaisir de bosser !
Enfin, il ne faudra pas vous étonner si, dans un futur proche, je me mets à vous bassiner la tête avec parler un peu d'une certaine Marie :-)




