* OraCo-T *

= L'Orange au Coeur du Tournesol, ;-) - - Site de jeune petite maman clown pouête, chouette, mistinguette et fi-philousophe : pour VIVRE, aimer, danser rire et chanter... louer. (on pourra parler des choses tristes aussi pass-ke-cé-la-vi.)

13 mai 2009

Voici...

... un magazine tout beau tout neuf qui sortira son premier numéro à la mi-juin : Femmes UNIversELLES. Voilà peut-être qui sera un nouvel outil pour poursuivre mes réflexions divagations... !!

Cela me fait redécouvrir ce titre, qu'il me semble avoir déjà croisé quelque part : Quand les femmes s'éveilleront, oser le féminin de Valérie Colin-Simard. Encore tout un champ d'exploration s'ouvre à moi !

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11 mars 2009

La toute belle, ou : Sainte Femme Sauvage, priez pour nous

Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille ;
Oublie ton peuple et la maison de ton père :
Le roi sera séduit par ta beauté.

Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.
Alors, fille de Tyr, les plus riches du peuple,
Chargés de présents, quêteront ton sourire.

Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,
Vêtue d'étoffes d'or ;
On la conduit, toute parée, vers le roi.

Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
On les conduit parmi les chants de fête :
Elles entrent au palais du roi.

À la place de tes pères se lèveront tes fils ;
Sur toute la terre tu feras d'eux des princes.

Je ferai vivre ton nom pour les âges des âges :
Que les peuples te rendent grâce, toujours, à jamais !

(Ps 44-2)

ApocalypseBChardon

"Ephata"

La femme est un creuset. Un vase d'or fin.

Il y a comme cette nécessité qu'un creuset, qu'un vase reste ouvert. Sans quoi il n'est plus un vase...

Les souffrances appellent une refermeture - ou une façade. La quête de bien-être aussi : il s'agit de former une cicatrice pour qu'éventuellement, un jour, la plaie ne saigne plus. Pour que l'harmonie et le contrôle nous domine entièrement, qu'il n'y ait plus de cris. Plus de heurts...

La femme est un être de terre. Un vase d'or fin oui, et pétrie de racines et de roc, de nutriments aussi. De senteurs terriennes.

Si elle se referme comment pourrait-elle recueillir l'eau ? l'eau de source... l'eau de pluie... l'eau et le souffle qui enivre et le feu, la chaleur nutritive apaisante...

Quel est le chemin ?

* * *

Profondément créée

La femme est intensément charnelle. Elle est pétrie de la Terre, tirée des entrailles de la Matière et elle le sent, elle le sait de toutes ses tripes, pour peu qu'elle se connecte à ses forces instinctives profondes et qu'elle prenne le temps de bien s'asseoir, confortablement au-dedans d'elle-même.

Elle sait qu'il y a une femme sauvage (ou appelons-la comme on veut... l'enfant libre, par exemple) tout au fond d'elle et qu'il lui faut la devenir. C'est vital parce qu'elle ne peut passer à côté d'elle-même. La femme sauvage est celle qui court et hurle avec les loups parce qu'elle est tissée intimement dans ce terreau fondamental, à la fine pointe, là où s'embrassent l'âme et la matière. C'est là précisément que se cache l'intuition de la femme, cette force inébranlable et sûre. C'est comme ça que son âme trouve sa liberté : en embrassant sa charnelle matière.

La femme, parce qu'elle est ce creuset formée dans la Terre, sait bien au fond qu'elle n'est pas un pur esprit. Quand bien-même ça la tente. Même, elle ne peut jamais complètement être trompée par l'esprit (le sien, celui du monde, ou tous les esprits trompeurs) sans se couper en deux littéralement... sans raviner ses entrailles. Qu'elle le veuille ou non, qu'elle en ait conscience ou pas...

Et la femme est Accueil.  Elle est réceptacle par excellence, recueil, toujours. Réceptacle au sens parfait... Elle est comme plus humaine que tout l'humain parce qu'elle reflète en profondeur tout ce qu'est l'humain. Sa nature est d'être habitée, pénétrée, livrée, donnée, enveloppée toute entière à l'Amour, en l'Amour et par l'Amour.... En cet Amour, précisément, elle se délecte à être créée. Recevoir incessamment de l'Amour son propre être, à chaque instant. Aspirer à être livrée, de toute son âme et de toute sa chair...

Le terreau et le réceptacle se retrouvent ainsi liés en la femme, ils se confondent d'une manière évidente. La femme est réceptacle parce que forgée de la terre et la terre matière témoigne de cette disposition si profonde à l'accueil. De cette nécessité de s'ouvrir pour se nourrir de l'eau, de l'air, et fabriquer des nutriments. Et abriter, et nourrir la vie.

La femme est une ouverture, parce que c'est le principe fondamental de la nature humaine...

Ephata* (encore)

Panser ses blessures, refermer toutes ses ouvertures, trouver une voie pour se suffire à soi-même... ce n'est donc pas tout à fait l'appel le plus profond. La voie inscrite dans les entrailles de la femme c'est de faire place en elle. De creuser. Creuser toujours plus et encore le creuset, le vase d'or fin. Elargir l'espace, épurer les ombres, ouvrir... écouter...recevoir...

Accueillir le Saint des saints.

Toutes les blessures sont des plaies qui peuvent rester ouvertes, béantes, exposées au Feu Suave du Grand Amour. Le Grand Amour, seul, guérit. Le Grand Amour seul vivifie. Ce n'est pas qu'Il guérit la blessure - pas forcément... C'est qu'il la rend suave et douce... pleine de fruit. Le fruit de l'ouverture, le fruit de la main, du coeur, du corps offerts tout en grand, en tout abandon, en tout lâcher-prise. Dans l'Amour d'une Rencontre ineffable : la rencontre de celui qui est Tout Autre et qui vient...

* * *

"Toute la création aspire à être le Corps du Christ".

La femme reflète donc tout l'aspiration du monde qui soupire après l'Amour et l'étreinte éternelle. La femme vibre, elle tremble, elle tressaille d'amour ou de malheur ou d'allégresse. C'est parce qu'elle est la plus facilement proche de Dieu qu'elle est la première créée, la plus humaine... la plus charnelle, la plus terrienne. Elle est aussi la plus créatrice et cela, le paganisme l'a bien compris, en la mettant sur un pied d'estale et en ayant le sentiment que c'était elle la première, la grande déesse... Elle dont le corps est une antre, un passage... Elle qui ne cesse de se recueillir au plus profond, toujours plus profond, plus près de la terre et du ciel au fil des vies qu'elle donne.

Parce qu'elle est profondément créée, la femme crée ?

Dans le Coeur de Dieu il y avait ce désir mystérieux d'unir sa transcendance à la matière. Il y avait cet élan vital, ce Don magistral qui, parce qu'il était Amour et pur Amour avait ce désir, cette quête, cette force divine à vouloir embrasser toute chose... Lui, le Tout Autre et l'Indiscible, Il voulait épouser toute chose en un charnel spirituel suave et saint.

* * *

Le nouveau nom de l'obéissance s'appelle amour

Comment nous ouvrir ? où donc est la clef ?

"Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui."

Se prosterner, peut-être, cela veut juste dire que l'on aime d'un amour qui dépasse notre coeur... Cet amour dépasse notre coeur parce que notre terreau se sait créé et parce que cette dépendance nous enivre, si nous ne la rejetons. Elle nous exalte et nous vivifie dans un "nous-même" le plus vrai et total. Et heureux.

Il y a l'obéissance des esclaves, où la liberté est violée, flagellée, ne peut s'exprimer et désire mourir. Et puis il y a l'obéissance des fils, ceux que la Mère a reliés au Seigneur pour les siècles des siècles (amen) ; ces fils sont amoureux de leur relation et dépendance à Dieu. Du plus profond de leur liberté joyeuse, ils s'ouvrent !

S'ouvrir ainsi, c'est un peu se soumettre... ah les mots sont biaisés aujourd'hui car cette soumission, c'est un enlacement si suave...***

* Ephata en hébreu signifie : "Ouvre-toi".
Parole à entendre de la bouche du Christ...

* * Un peu du mal à poster ce long, long message mais je suis dessus depuis trois jours et... qu'on en finisse, je vous mettrai des choses moins pénibles maintenant que j'ai sorti presque tout ce que mes entrailles mascèrent et méditent !

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25 février 2009

le masculin et le féminin, le psychologique et le divin (2)

J'ai commencé un flot de recherches et de réflexionnages - j'ai eu, je dois vous l'avouer, l'ambition un peu grande. Si j'arrive au bout de mes petites entreprises, ça risque de prendre du temps... et la période qui précède la clarté du langage (preuve de la clarté des idées) est très, très tumultueuse..... Je dois vous dire que ces réflexionnages me sont très chargés émotionnellement... Je vous livre quelques lignes, tiens, on va voir si ça me calme !!

C'est divin, le psychologique ? késseucé ?
ou plutôt "Koiça", comme dirait le Tichapz

Quand je me suis mise à lire Femmes qui courent avec les loups, j'ai eu un moment de panique à l'idée que je m'embarquais dans un bidule pas du tout catholique (heu, oui, j'ai ce genre de névroses parfois :D). Puis j'ai eu un petit clin d'oeil dans une des notes à la fin de l'ouvrage et petit à petit, je me suis à peu près calmée.

clin_d_oeil_4

C'est que je ne tiens vraiment pas à prendre (c'est tentant) la femme sauvage pour une déesse divine, oui j'insiste, une déesse divine. Je veux dire, divin dans le sens qu'elle aurait une existence propre, une entité véritable, une ontologie (un être réel, quoi). Je m'embarque un tout petit peu dans de la métaphysique mais ne vous inquiétez pas ça va aller (respirez par le nez).

Dieu existe, mettons. Il a donc un Etre propre, qui est l'être divin, celui qui surpasse tout, englobe tout, pense et crée tout - ah ! j'allais presque oublier : aime tout. Cet Etre est transcendantal (ouais, je vous l'ai sorti ce mot ! l'est pas joli ?) et on n'arrive pas vraiment à le comprendre. "Com-prendre" c'est "prendre avec" et franchement, je sais pas vous mais moi, ma p'tite tête, je commence à con-prendre (hihi) qu'elle ne pouvait pas saisir ni prendre en elle tous les mystères du monde, et encore moins la totalité et la grandeur de Dieu. Primo.

Deuxio, l'âme humaine, ah cette sacrée âme, ça ne l'empêche pas d'être fascinante... Elle aussi, elle a ce caractère mystérieux, difficile à comprendre, qui nous dépasse... C'est pour cela que les chemins pour guérir, ou tout simplement pour devenir ce que l'on est sont parfois si compliqués. Mais ce n'est pas parce que l'âme est mystérieuse elle aussi (à l'image de son Créateur) qu'elle est divine. En vérité, je distingue donc le psychologique (au sens noble, de tout ce qui relève de la vie de l'âme) et le divin (le divin de Dieu, cette fois, celui-là qui existe comme Etre, à part pleine et entière). En voilà une jolie distinction, pour calmer ma névrose... :D

L'envoûtement initiatique

Peut-être que dans toute démarche de devenir il y a une forme d'initiation. Ou que la vie, par nature, en est une. Initiation, entendre ce mot au sens d'un chemin, avec des étapes qui viennent nous approfondir... Ce sont ces étapes que décrit Clarissa dans son bouquin, avec toute la foison riche des contes et mythes de nos traditions humaines qu'elle retransmet et analyse, pour le plus grand bien de nos... états d'âme.

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Ainsi un archétype (donc dans son livre, l'archétype de la femme sauvage) n'est pas tant à considérer comme une divinité existante avec sa petite ontologie, mais comme une réalité de la vie de toutes les femmes, qui ont chacune leur être propre. A chacune de nous de chercher qui nous sommes, de réaliser notre femme sauvage profonde et de la rayonner au monde, ou simplement pour nous-mêmes. Cela restera notre accomplissement psychologique...

Maintenant que je vous ai dit tout ça, il y a une question qui me préoccupe : peut-on être sainte et sorcière ? ou sainte femme sauvage (priez pour nous)... !! Je m'en vais chercher du côté d'Hildegarde de Bingen, mais pas seulement. Suite au prochain numéro...

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24 février 2009

Le vilain petit canard était une sorcière

1°) pardon pour ce long silence. Ce n'est pas faute de méditer dans tous les sens, y compris sur des sujets qui sont en-dehors de celui que je vous ai promis (enfin je dois bien dire, il est très très très vaste, le sujet. :-)

2°) Ma petite Mamie est morte voilà plus d'une semaine, le 14 février. Elle souffrait d'une bronchite aiguë qui a fini par emporter son âme, bien malade déjà par l'Alzheimer qui la tenaillait depuis plus de dix ans (depuis la mort de mon grand petit Bon-papa, un jour d'Ascension). Elle est donc partie pour dîner avec lui là-haut. C'était son heure : douze Saint-Valentins loin de son aimé, pas treize. J'ai deux grands-parents qui ont été l'un et l'autre aspirés par leur(s) Bien-Aimés, dans la mort...

J'ai bien pleuré pourtant... je ne peux m'empêcher de ressentir l'incommensurable perte de cette frêle petite présence ici-bas. Quelles que soient les explications qu'on lui trouve, la mort est un scandale...

Mais je suis apaisée aussi. Je sais que tout cela est bien. Il est doux de vivre un deuil dans l'amour, et dans le sentiment profond de l'unité de notre famille, aux mille tendresses. J'ai découvert de belles choses sur les miens au travers de ce deuil. Je vois les fruits de cette mort récupérée par la vie, et par la grâce... oh oui, c'est doux.

Quant à l'avenir de notre maison de famille, c'est encore en stand bye pour trois ans. A la grâce de Dieu, des multiples projets que je nourris, et des fluctuations boursières (ha ha).

* * *

3°) Venons-en au titre.

cygnes

Cela fait quelques temps que j'élabore ma petite théorie sur les sorcières. Dans le contexte ambiant, entendons-nous bien : il existe deux sortes de sorcières, mais dans les deux sortes, l'humanité fait qu'on se met à vouloir les brûler (d'une manière ou d'une autre). La première sorte, c'est cette femme qui utilise des pouvoirs occultes pour faire du mal, plus ou moins gravement. La seconde sorte, c'est la sorcière que j'aime, que je ne peux pas m'empêcher d'aimer. J'en ai encore croisé deux de ce genre dans la rue, samedi dernier, en faisant une dernière ballade sur la terre française aux côtés de ma petite maman. Ce sont des femmes auprès desquelles j'aurais envie de passer des heures.

Elles ont ce type fort qui fait qu'on sent une puissance émaner d'elles. Les traits de leur visage sont attirants, par eux-mêmes. Ou alors c'est simplement leur présence qui est attirante... Je crois que c'est à cause de leur capacité à être elles-mêmes, complètement elles-mêmes, totalement elles-mêmes. Telles qu'elles sont. C'est leur incroyable force, leur rayonnante puissance.

Souvent ces femmes ont souffert, ont été rejetées du cadre dans lequel elles sont nées, peut-être... d'où mon amalgame avec le vilain petit canard. Je recommande une fois de plus l'ouvrage de Clarissa pour son analyse du conte en question ;-)

Je ne fais donc pas l'apologie des sorcières qui usent de la sorcellerie, ni même d'une quelconque magie. Je crois hélas que ces femmes-là se sont gravement trompé de route, elles ont fait de leur force un canal pour d'autres puissances que leur lumière propre et profonde.

Mais je voudrais honorer cette force d'être que détiennent les sorcières-simplement-cygnes qui, souvent sans même s'en rendre compte, éclatent et fascinent par simplement-ce-qu'elles-sont. Je voudrais les encourager. On peut craindre le bûcher, à être trop brillamment soi-même... On court sans cesse un risque à cause du regard convoiteur ou polluant de certains autres. Mais il faut résister, rester libre d'être cette sorcière-femme-sauvage et, finalement, bien-aimable : le seul feu qui doit brûler est celui de la lumière de ce que nous sommes, et que nous avons comme charge de faire briller humblement dans le monde...

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12 février 2009

Le masculin et le féminin, le psychologique et le divin (1)

Dans ma grande quête philosophique et spirituelle, je cherche à comprendre. En ouvrant ces pages de sites dont je vous parlais l'autre jour, en méditant sur le quoi du qu'est-ce, en me souvenant de ce que je veux croire et de ce que je rejette, j'essaie d'avancer doucement. Ce n'est pas la première fois que je fais ce genre de boulot, et ce n'est pas un travail facile, ça... Ouvrir son esprit le plus entièrement possible, au point d'essayer de comprendre et "embrasser" la pensée ou la croyance de l'autre, sans pour autant m'y perdre, perdre ce que je tiens de plus précieux au fond de moi, depuis toujours.

Un grand nombre d'historiens mais surtout de journalistes ne sont pas capables (ou n'ont pas le désir) de faire la part des choses entre ce qu'ils croient, leurs opinions plus ou moins profondes, et ce qu'ils recherchent ou transmettent comme information. Je suis toujours frappée de voir comme sont nombreux les articles de journaux qui, dans la transmission d'une pure et simple information, nous bassinent d'une idéologie quelconque ou, tout simplement, de préjugés qui hélas ne sont que de pâles singeries d'un semblant de vraie culture ou information dans le domaine.

singe
Singerie, singerie ! un peu de respect pour moi, nan mais ho 

En vérité, aucun être humain ne peut prétendre se départir de sa propre culture, quand bien même il la critique ; aucun non plus ne peut nier vraiment à ce qui lui tient à coeur. Ici, je vais certes essayer d'être le plus pure d'a-prioris possibles, mais je ne vous cache donc pas mon orientation de base (car au final, c'est humain d'avoir une orientation de base). J'ai une foi que je désire assumer pleinement. Ma petite quête de vérité sera donc teintée par mon prisme à moi (peut-être que ma seule différence d'avec ces chercheurs ou ces journalistes qui m'agacent, c'est de le dire très clairement ?) L'intérêt de toute recherche, c'est de ne pas refermer son intelligence sur ce que l'on croit...

L'oeuf ou la poule.

Au "commencement"... il y a toujours cette question, quand on s'interroge sur un début quelconque de l'existence de ce monde, qui fait rire les enfants : l'oeuf ou la poule ? qu'est-ce qui est premier ? qu'est-ce qui a commencé ? Moi je pense que c'est la poule. L'être fini, qui a été créé déjà parfait, achevé, complet (créé, ou qui a trouvé son existence par hasard ça en fait pour l'instant, on ne s'en occupe pas :-)

Et puisque c'est la femme qui fait les enfants, qui les génère et les éduque par sa nature la plus profonde, on peut bien penser que c'est elle la première aussi. Je cogite.

XX ou XY ?

Dieu était-il donc homme ? femme ?? Pensée ? Action ? Matière ? hé hé hé....

Alors moi sur toutes ces questions j'aime beaucoup méditer sur la Genèse (bah oui comme je vous disais hein...) "Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa." Cette phrase est capable de me faire partir en vrille pour des heures de flottement et d'amour.... ça ne veut pas dire que je comprends ce que cela signifie, hein. Mais je flotte ça oui.

Enfin si on essaie de comprendre ça on se dit, c'est tout bête, qu'en Dieu il y a du féminin et du masculin. On se dit, c'est logique, que la ressemblance de l'homme à Dieu se voit, précisément parce qu'ils sont double dans leur espèce, "homme et femme". Des traductions plus mammifères disent carrément "mâle et femelle". Y a donc bien une histoire de prise électrique en plus, dans tout ça :-D ! Une histoire de courant qui passe, pour qu'une création procède.... hum hum hum...

Evolution, Création...

"C'est le potentiel créatif lui-même présent chez les êtres humains qui représente l'image de Dieu" (Mary Daly, citée par Julia Cameron dans sa bible des artistes : Libérez votre créativité). ça aussi, ça me fait partir en vrille...

Bon, je suis désolée, prise par le temps et en partance pour un long week-end à Rome, je dois vous laisser en plan là comme ça.  Ce n'était qu'une introduction !! bientôt la suite de mes filousophes folies...

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10 février 2009

Vérité ? Révélation, révélations

Dieu aurait pu tout écrire de manière supra-claire pour tous les hommes, de toute éternité et depuis toujours. On serait sans doute moins là, à se crêper le chignon. Mais cela n'aurait pas permis à chacun d'apporter sa créativité, sa quête, sa personnalité profonde. De faire sa propre petite révélation.

Dieu a décidé d'avoir besoin de toute l'Histoire et de tous les hommes pour arriver à ses fins. Derrière chaque liberté qui s'exerce pour son Amour, derrière chaque quête qui interroge le tréfond de notre capacité de comprendre, il y a ce désir de Dieu : que tous, nous ayons part à son Royaume ; que tous nous y écrivions notre page. Avec nos mots à nous.

Il y a cette lenteur - disons plutôt cette incapacité - de nos âmes à comprendre la vérité... Il y a aussi cette lenteur de l'humanité en marche, depuis des siècles et des millénaires... qui par ses entrailles profondes, par son amour fort et par son intelligence juste parvient à des intuitions très étonnantes, des lumières vives et profondes sur le plus vrai des choses ; et puis le mouvement va, et vient...

Depuis toujours la Chrétienté s'est amusée, partout où elle est allée, à récupérer les intuitions profondes propres à chaque culture, à tenter de rejoindre les mille et cents humanités qu'elle trouvait sur sa route. C'est comme cela qu'elle a pu prétendre à une telle dimension universelle... Aujourd'hui elle est un peu endormie, assommée par toutes ces attaques qui l'assaillent de part et d'autre du monde (et de l'intérieur d'elle-même). Elle ne peut pas ainsi se livrer en toute paix à un si beau travail. Elle doit surtout apprendre, par ce temps de grande pauvreté, tout un autre langage. Elle a perdu de sa grande assurance masculine d'antan...

Je crois qu'en ce moment il y a un mouvement très fort qui émerge et dont le moteur profond se trouve dans les délices de la nature des femmes. Depuis quelques semaines je suis habitée par cette histoire de féminité... (au cas où vous ne l'auriez pas encore compris ;-P) (en fait ça fait bien plus que quelques semaines, si j'y pense bien, cf mes délires de 2007, tiens comme de par hasard c'était la même période de l'année :-D) 

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Il y a par exemple l'histoire des Créatifs culturels qui m'a interloquée. Comme quoi un réel mouvement existe déjà, qui porte ce sentiment que les femmes (ou les valeurs des femmes) sont celles qui peuvent nous sortir des impasses du monde actuel.

Plus je cherche dans ce sens, plus je trouve de choses. Je médite sur la Femme Sauvage, les sorcières, les prêtresses païennes (y compris celles d'aujourd'hui hein)... Je tombe sur des sites pas catholiques... Je m'interroge sur l'ésotérisme.... mes yeux grands ouverts dans le noir voient de multiples choses et je cherche, je cherche, bref.... c'est le big gros méga chantier. ça tombe bien, ça me fait plaisir de bosser !

Enfin, il ne faudra pas vous étonner si, dans un futur proche, je me mets à vous bassiner la tête avec parler un peu d'une certaine Marie :-)

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21 janvier 2009

Fléaude solitude, soif d'idéal (blablabla)

Je trouve ce soir bon, c'était l'autre soir :-) cet article dans le blog Libé de Serge Hefez : http://familles.blogs.liberation.fr/hefez/2009/01/la-mort-cache-d.html. On y parle de "bébés maltraités, mères désemparées". On y fait une analyse, trouvant quelques raisons d'un tel mal-être... D'abord la réponse facile : le "fléau social" où l'on voit les bien profondes et atroces misères de notre époque. Mais on ne s'arrête pas là. On énonce aussi la fléaude solitude des jeunes mères "dans des intérieurs bien tenus", ou encore leur faiblesse psychologique... On parle d'une erreur : le bébé arrive et ne correspond pas au bébé rêvé ; la fin de la grossesse marque la fin d'un état féérique et créateur... ah ce fameux babyblues. Et puis, on explique : c'est que ces pauvres mamans sont rabâchées d'un instinct maternel idéalisé qu'elles n'arrivent pas à éprouver, et elles se sentent coupables.

Bon sang mais c'est bien-sûr ! C'est parce que je me sens coupable et que je ne suis pas à la hauteur de mon idéal que, bien-entendu, je vais me mettre à secouer mon bébé au point qu'il en meurt !!

On vient ensuite à l'un des vrais grands problèmes : ces mères ont elles-mêmes été maltraitées, mal aimées dans leur propre enfance. D'où des scènes poignantes comme celle que raconte Serge, si vous allez lire l'article. Mais le problème, c'est que Serge en reste là, et qu'au final, il conclut hasardemment : "La maternité, la paternité, ne sont pas des performances..."

Quoi... c'est pour nous déculpabiliser ? Ouais, très bien merci, c'est gentil, d'accord, je suis pas mère pour être performante, bon. Mais alors j'en fais quoi de ces gosses ? Hein ? ça me fait une belle jambe, tout ça. Taisez-vous les mômes, bon d'accord je vous maltraite, mais vous êtes pas là pour que je sois performante hockey ?

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Voici ce que je voudrais répondre :

Et pourquoi sont-elles idéalisées, nos représentations de la maternité ? N'est-ce pas parce qu'il y a là réellement un idéal à atteindre ? ou parce qu'il existe pour de vrai, cet instinct, mais qu'il est entâché ou annihilé par mille et autres bonnes raisons, psychologiques ou culturelles ?

Je pleure devant ce que l'on fait subir à ces innocents... Je m'inclus dans le "on" puisque je ne suis pas moi-même la mère de mon idéal... Mais j'ai envie de dire : et après ? c'est bien gentil de dire que être père ou mère ne relève pas d'une performance, mais il va tout de même là de la construction profonde de nos enfants, donc de l'avenir ! alors ? quelles solutions ? que pouvons-nous avoir en main pour éviter d'avoir à "exorciser" nos enfances martyres ou autres fantômes, ailleurs que sur ces petits êtres si beaux, si neufs et tellement innocents ? Je refuse de dire "un enfant qu’elles ne comprennent pas et qui les persécutent, un enfant qui les détruit". Non, elles se détruisent elles-mêmes et leur enfant avec elles, cessons de rejeter nos fautes ou nos blessures sur nos enfants. Ne pouvons-nous jamais nous décentrer de nous-mêmes ? atteindre cet émerveillement devant le tout-petit ? nous ressourcer dans leur contemplation ? Non, il ne s'agit pas là seulement de performance... c'est tout un symptôme de société qui s'écrit là. Pourquoi ne sommes-nous pas capables de regarder plus loin que le bout de notre nez ? On pourrait voir alors tant de choses...

Je ne dénigre pas toutes ces souffrances, ô non, je suis peut-être l'une des premières à pleurer avec elles... J'aimerais simplement qu'on me dise autre chose, quelque chose de plus grand que "la maternité n'est pas une performance"... Et quand bien même il n'y aurait personne pour "Répéter à l’envi qu’une mère doit aimer son enfant et que l’instinct maternel va de soi" je n'y pourrais rien, je l'éprouverais tout de même, parce que cela est INSCRIT au fond de moi. Je SAIS que ce n'est pas normal si j'ai envie de les frapper pour me défouler, de les laisser pleurer seuls pour avoir la paix. Et quand je souffre de cette division entre moi-même et moi-même, qui fait que je ne réponds pas à cet idéal, ma culpabilité ne vient pas de ce que l'on me dit à l'extérieur, mais bien de ce qui est inscrit dans le bon sens de mon être. Guérissez-nous, mais cessez de nous dire, croyant nous guérir, que notre maladie est normale ! ...

*

Serge nous dit encore : "La maîtrise scientifique de la maternité finit par faire oublier la part de soi qui échappe, l’histoire, la vie psychique, l’inconscient, cette zone inaccessible, infantile, oubliée, refoulée où bien des drames se trament à notre insu." Je veux bien le croire, je voudrais juste rectifier : ce n'est pas qu'elle finit, c'est qu'elle commence ! La maîtrise scientifique de la maternité est en bonne partie une cause de cette désaffection de l'instinct maternel et du fameux babyblues, puisqu'elle dépossède la femme de ce qui fait sa fonction profonde et intime. Elle est la première à oeuvrer pour cet oubli de soi..." Enfin, ceci est (presque) un autre sujet.

*

Quelles réponses, alors ? Car je ne veux pas non plus qu'un psy me dise, au sujet de ce pauvre, pauvre homme qui laissa mourrir son enfant dans la voiture après avoir porté secours parce qu'il était témoin d'une infraction, pris ensuite dans le fléau stressant de son quotidien... non, je ne veux pas qu'un fichu psy me dise "alors ouiiii heu, cela démontre un inconscient désir de mort pour cet enfant, sans doute que cet homme n'avait pas voulu qu'il naisse, ou alors peut-être prenait-il trop de place dans la vie du couple" bla, bla, BLA.

Nous ne sommes à l'abris de rien. Un faux pas peut arriver à n'importe quel brave homme ou femme, au coin de ma rue. A moi. Et pour ce qui est de cette violence qui est en moi et parfois me menace... qu'est-ce qui me prévient de disjoncter ?

Je n'ai pas de réponse très évoluée. Je retourne ces faits un peu dans tous les sens... J'ai le sentiment qu'il s'agit surtout de se donner des gardefous. Et surtout, de ne pas se prendre pour autre que ce que l'on est. De chercher toujours à faire vivre le meilleur de ce que l'on est... à devenir le meilleur de ce que l'on peut être, mais sans s'illusionner non plus. Garder à l'esprit que ce que l'on va devenir ne nous appartient pas complètement, garder la main ouverte et l'humus de la terre à partir de laquelle on a été formé...

Comme autre gardefou, je préconise aussi un moment minimum quotidien, rien qu'à soi, où l'on met la magie (merci Samantha et autres sorcières ;-) en avant dans notre vie en faisant vraiment ce que le plus profond de notre être désire depuis longtemps. C'est parfois tellement simple...

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Et puis j'ai bien aimé deux phrases piochées par ci et par là, qui résument peut-être un peu ma pensée. Nous avons tous, je crois (à moins de mettre un voile devant nos yeux) une certaine soif d'innocence et d'harmonie. On guette le paradis et on court derrière lui désespérément, bien qu'il soit perdu...

Alors on peut "se faire l'avocat de l'enfant innocent que l'on a été" (Konrad Stettbacher, Pourquoi la souffrance ? Aubier) et s'efforcer de "regarder chacun de nos enfants comme le nouveau-né qu'il a été", voilà deux petites pistes... Simples, mais très riches à explorer...

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13 janvier 2009

Thérapie par les sorcières

Comme je vous le disais la vie se répète en boucle (moi aussi d'ailleurs). Alors c'est amusant parce que, il y a deux ans, ma chère petite soeur avait investi dans un coffret DVD de Ma sorcière bien-aimée pour me l'offrir à Noël. Cela s'est répété cette année (avec le coffret de la saison suivante, donc).

Comme il y a deux ans, me voici donc, enfant cloué au sein, m'empiffrant de cette série pas si hilarante et pas féministe pour un sou. Au point que c'est agaçant, d'ailleurs...

Et bien c'est étrange parce que cette année, cela ne m'agace pas tant en fin de compte. Finalement j'aime à me morfondre sans rien faire de ma vie devant cette jolie sorcière parfaite ménagère dans son confort petit-bourgeois (mais apte à visiter l'Angleterre ou le XVIIème siècle si le coeur lui en dit).

HEIN ??

Alors je me demande pourquoi. Oui, c'est parce que je m'identifie à elle, et que finalement, tout en répondant aux critères de la parfaite épouse de l'époque, elle reste bien elle-même avec ses tours et fariboles et surtout, ses pouvoirs magiques. Oui, c'est parce qu'elle est plus maline aussi, avec le temps les saisons se font une raison et la brave petite femme soumise du début des années 60 laisse transparaître la malicieuse jeune femme qui finit par à peu près tout obtenir de son brave (et de plus en plus ridicule) mari (années 70 ??)

Jusqu'ici je me suis sentie super coupable de perdre tout ce temps (la culpabilité, tiens oui, c'est un autre truc qui me travaille en ce moment, je la définirais ainsi : sentiment d'angoisse provenant de ce que l'on ne réalise pas dans notre vie ce que nous désirons profondément). Alors je travaille un peu dessus et puis aujourd'hui, je me suis carrément laissée aller, j'ai fait une bonne et simple et pure orgie. Qu'on en finisse. Une vraie drogue ! à peine un épisode fini (et même si j'y ai trouvé plutôt de l'ennui) je lance le suivant.

Et voilà que (pourquoi ? comment ? par quelle magie ??) je me sens toute pleine de créativité, que mon élan revient, que je trouve le temps et l'énergie pour réaliser ce que j'ai décidé comme résolution de l'année : écrire au moins un paragraphe par jour). Magie !!

Je culpabilise donc énormément de faire tout mal ce que je tiens dans mon idéal, négligeant ma maison, mes amies, mes enfants... en me repaissant d'une sorcière toute à l'encontre de moi-même actuellement. Et au bout du compte, j'obtiens pour résultat la pondue des oeufs, la bouse de la vache qui s'est laissée ruminer si longtemps. Ah, ouf ! c'est une bouse qui ne me déplaît guerre, et me voilà toute contente d'une énergie renouvelée (enfin, j'espère. Reste à commencer à m'activer un peu pour de vrai, maintenant).

Voilà. Au fait ! Bonne année, bien le bonjour, et la santé surtout !

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23 novembre 2008

Automne fichu et beau

Je dois m'y faire : j'adore l'automne et ses couleurs, ses feuilles mortes, sa force en symbole (les feuilles se meurent pour venir nourrir la terre...) et en même temps, je m'y sens toujours un peu ruinée, lasse de moi-même. Santé pas au top, je suis une madame-tousse-et-bouffe (et pas que du cru ni même simplement du sain enfin, z'avez pas besoin de tabletteeau

tablettes

Ce qui n'améliore certainement pas les choses...

Mais enfin, si je cherche le fond des choses, cette période toujours un peu *bof géant* s'accompagne d'un (ou plusieurs) petiboutondor qui surgit là comme ça, au milieu du néant ou de la boue.

boutondor

Et je dois bien dire, cette année, les petiboutons d'or sont nombreux et doux. La route se répète en boucle (je viens de taguer une bonne partie des écrits de ce blog, fiou, ça fait du bien un peu de relecture de temps en temps...) ; je suis une vache ruminante. La route se répète en boucle et j'ai à revivre assez régulièrement les choses que j'ai déjà comprises un jour... Comme on oublie vite.

La route se répète en boucle et sans doute, finalement, chaque automne a ses raisons, chaque hiver aussi et chaque printemps... Quand je pense que mes deux enfants sont nés le même jour c'est tout de même, assez étonnant ! Je revis chaque période des premiers mois de mon fils, maintenant avec ma fille.

La route se répète en boucle mais aussi les choses changent. La Princesse est une fille et, même si la naissance du Tichapz avait révélé des choses étonnantes sur ma nature de femme, la sienne et toute sa présence aujourd'hui est une exaltation nouvelle, incomparable... Je me découvre baignée de féminité, dans une force étonnament fragile et une vulnérabilité puissante comme on ne peut le soupçonner... Je découvre peu à peu ce mariage des deux, j'apprends progressivement à le dompter (et ce n'est pas chose aisée que d'être forte et faible à la fois). J'apprends mon autonomie profonde tout autant que ma dépendance incroyable vis-à-vis de celui qui me domine... La division entre ces deux aspect de moi tend à trouver son union mais je ne sais encore exactement comment.

D'abord j'ai accouché de ma fille comme une reine, et nous étions deux reines dans cette histoire, c'était une histoire de force de femmes et je savais que cela se passerait entre nous. Que Mari-trésor n'y trouverait peut-être pas sa place. D'ailleurs le contexte entre nous était tel qu'il était mon meilleur ennemi... Ah comme je comprends maintenant ce que veut dire "aimez vos ennemis". Parfois l'ennemi est dans celui qu'on aime aussi... Il a donc fallu que je batisse ma force, seule. Du moins, aidée seulement d'autres femmes. L'homme ne pouvait me rejoindre, non, ce n'était possible en aucune manière et j'ai décidé d'être forte tout de même...

Puis la Princesse a eu trois mois et dans ces alentours il s'est passé une chose étrange, douce et douloureuse. Douloureuse parce que c'est étonnant d'aimer à ce point son meilleur ennemi, d'en être malade, malade à en mourir... au point d'enchaîner grippe sur grippe et autres vulnérabilités. Ah que le corps et l'âme sont liés ! Etrange donc vraiment pour moi, d'expérimenter tout à coup, après avoir été si forte et si indépendante, la profonde soumission de ma nature de femme à la nature d'homme de mon meilleur ennemi, j'ai nommé Mari-trésor ici (pas loin) présent.

Domination donc, soumission, quels horribles mots en ce pays et ce siècle où la femme a enfin pu conquérir tous ses droits. Ben oui, mais je dois bien me rendre à l'évidence... et je n'ai pas fini d'essayer de creuser, de comprendre cela. Pour la première fois de ma vie je me suis sentie amoureuse à en mourir - je veux dire, à en mourir vraiment, pas seulement au sens du rêve adolescent ni même à cause d'un romantisme profond. Le romantisme aide profondément, pour moi, et j'ai besoin de beau. Mais il s'est passé là quelque chose qui fit que tout avant n'était que poussière, fumée... ça a pu se produire parce que Mari-trésor le temps d'un instant s'est transformé en force dans le don, et moi le temps d'un instant je me suis transformée en abandon dans le don. Un don parfaitement dépossédé, plus que total, portes immensément ouvertes et incapables de tout retour sur elles-mêmes - corps, coeur et âme.

Domination ? Parce que j'éprouve tant le besoin de cette force avec laquelle il donne...
Soumission ? Parce que l'intarrissable soif de mon coeur corps et âme ne trouve pas de repos complet si je ne suis pas entièrement à la merci de ce don qu'il me fait... parce que c'est cette dépossession offerte de plein coeur (corps et âme) qui, en moi, se fait don.

Et voilà que je comprends, sans le comprendre, que ces termes scandaleux que le féminisme a raison de combattre dans ses aspects défectueux que l'on rencontre trop souvent, prennent, dans ce que me révèle cette expérience, un sens plus véritable : tout cela n'est qu'amour, pur et véritable amour...

*   *   *

Au quotidien nous ne sommes pas excellents toujours l'un et l'autre, dans ces façons là de nous donner. Mais aujourd'hui je la connais un peu plus profondément, la route...

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23 mai 2007

Mosaïque de bébés + hommage

Je suis toujours un peu absente de ce blog, depuis quelques temps.....

Pas grave, voici un cadeau en l'honneur de l'anniversaire de Viola* (un an et oui, déjà !) :

collage

*Viola, c'est la bimba doyenne des bébés notre groupe delle mamme (viva Italia !)

C'était il y a plus d'une semaine, déjà (le 13) mais ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai découvert et pris possession de ce fabuleux logiciel gratuit (chouette chouette).

Et puis... mercredi dernier, j'ai fait le grand saut....

Tichapz aura bientôt DIX MOAAAAAAAAAAAAAAA??? mois, et... j'ai dit adieu au groupe car l'oiseau doit prendre son envol... ça faisait déjà quelques temps que je désertais et pourtant... - et pourtant.

C'était une halte d'eau vive, un rempart de mamans... Un rendez-vous qui portait la lumière toute la semaine durant. C'était la fraicheur et la joie de n'être là que pour être maman et pour nos bébés. C'était la tendresse de moments partagés, de craintes dévoilées, d'angoisses apaisées, de joies aussi.

C'était le groupe delle mamme...

IndunoSwapAscensionMAI100

Merci à Marta ma chère et tendre sage-femme,
merci à Roberta, Silvia et Silvia, Veronica, Nadia, ...ah les noms me sortent de la tête mais restez toutes là....

Que jamais je n'oublie ces instants si doux passés auprès de vous.

Posté par petiboutondor à 02:10 - Zavezàvoir... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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