* OraCo-T *

= L'Orange au Coeur du Tournesol, ;-) - - Site de jeune petite maman clown pouête, chouette, mistinguette et fi-philousophe : pour VIVRE, aimer, danser rire et chanter... louer. (on pourra parler des choses tristes aussi pass-ke-cé-la-vi.)

01 mars 2009

Intuitions de grossesse

Durant ma semaine de "rab" de grossesse et un peu avant, quand ma Princesse prenait le temps de préparer ses jolis ongles si longs qui m'ont fascinée lorsqu'elle est sortie de mon ventre,
j'ai eu le besoin intense de m'exprimer... A la fois je n'ose pas, et à la fois j'ai envie de vous livrer ces fulgurants instants. Je vous les livre surtout parce que, me les remémorant, ce sont des tas d'étoiles qui reviennent dans mes yeux...

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Maman-bébé dans l'utérus de la Sainte Vierge (18-19 VII 2008, sous la lune)

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Viens Saint Esprit (21 VII 2008, au soleil)

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Dans le Manteau de la Sainte Vierge (22-23 VII)

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Au Ciel et sur la terre (25 VII 2008)

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25 février 2009

le masculin et le féminin, le psychologique et le divin (2)

J'ai commencé un flot de recherches et de réflexionnages - j'ai eu, je dois vous l'avouer, l'ambition un peu grande. Si j'arrive au bout de mes petites entreprises, ça risque de prendre du temps... et la période qui précède la clarté du langage (preuve de la clarté des idées) est très, très tumultueuse..... Je dois vous dire que ces réflexionnages me sont très chargés émotionnellement... Je vous livre quelques lignes, tiens, on va voir si ça me calme !!

C'est divin, le psychologique ? késseucé ?
ou plutôt "Koiça", comme dirait le Tichapz

Quand je me suis mise à lire Femmes qui courent avec les loups, j'ai eu un moment de panique à l'idée que je m'embarquais dans un bidule pas du tout catholique (heu, oui, j'ai ce genre de névroses parfois :D). Puis j'ai eu un petit clin d'oeil dans une des notes à la fin de l'ouvrage et petit à petit, je me suis à peu près calmée.

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C'est que je ne tiens vraiment pas à prendre (c'est tentant) la femme sauvage pour une déesse divine, oui j'insiste, une déesse divine. Je veux dire, divin dans le sens qu'elle aurait une existence propre, une entité véritable, une ontologie (un être réel, quoi). Je m'embarque un tout petit peu dans de la métaphysique mais ne vous inquiétez pas ça va aller (respirez par le nez).

Dieu existe, mettons. Il a donc un Etre propre, qui est l'être divin, celui qui surpasse tout, englobe tout, pense et crée tout - ah ! j'allais presque oublier : aime tout. Cet Etre est transcendantal (ouais, je vous l'ai sorti ce mot ! l'est pas joli ?) et on n'arrive pas vraiment à le comprendre. "Com-prendre" c'est "prendre avec" et franchement, je sais pas vous mais moi, ma p'tite tête, je commence à con-prendre (hihi) qu'elle ne pouvait pas saisir ni prendre en elle tous les mystères du monde, et encore moins la totalité et la grandeur de Dieu. Primo.

Deuxio, l'âme humaine, ah cette sacrée âme, ça ne l'empêche pas d'être fascinante... Elle aussi, elle a ce caractère mystérieux, difficile à comprendre, qui nous dépasse... C'est pour cela que les chemins pour guérir, ou tout simplement pour devenir ce que l'on est sont parfois si compliqués. Mais ce n'est pas parce que l'âme est mystérieuse elle aussi (à l'image de son Créateur) qu'elle est divine. En vérité, je distingue donc le psychologique (au sens noble, de tout ce qui relève de la vie de l'âme) et le divin (le divin de Dieu, cette fois, celui-là qui existe comme Etre, à part pleine et entière). En voilà une jolie distinction, pour calmer ma névrose... :D

L'envoûtement initiatique

Peut-être que dans toute démarche de devenir il y a une forme d'initiation. Ou que la vie, par nature, en est une. Initiation, entendre ce mot au sens d'un chemin, avec des étapes qui viennent nous approfondir... Ce sont ces étapes que décrit Clarissa dans son bouquin, avec toute la foison riche des contes et mythes de nos traditions humaines qu'elle retransmet et analyse, pour le plus grand bien de nos... états d'âme.

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Ainsi un archétype (donc dans son livre, l'archétype de la femme sauvage) n'est pas tant à considérer comme une divinité existante avec sa petite ontologie, mais comme une réalité de la vie de toutes les femmes, qui ont chacune leur être propre. A chacune de nous de chercher qui nous sommes, de réaliser notre femme sauvage profonde et de la rayonner au monde, ou simplement pour nous-mêmes. Cela restera notre accomplissement psychologique...

Maintenant que je vous ai dit tout ça, il y a une question qui me préoccupe : peut-on être sainte et sorcière ? ou sainte femme sauvage (priez pour nous)... !! Je m'en vais chercher du côté d'Hildegarde de Bingen, mais pas seulement. Suite au prochain numéro...

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24 février 2009

Le vilain petit canard était une sorcière

1°) pardon pour ce long silence. Ce n'est pas faute de méditer dans tous les sens, y compris sur des sujets qui sont en-dehors de celui que je vous ai promis (enfin je dois bien dire, il est très très très vaste, le sujet. :-)

2°) Ma petite Mamie est morte voilà plus d'une semaine, le 14 février. Elle souffrait d'une bronchite aiguë qui a fini par emporter son âme, bien malade déjà par l'Alzheimer qui la tenaillait depuis plus de dix ans (depuis la mort de mon grand petit Bon-papa, un jour d'Ascension). Elle est donc partie pour dîner avec lui là-haut. C'était son heure : douze Saint-Valentins loin de son aimé, pas treize. J'ai deux grands-parents qui ont été l'un et l'autre aspirés par leur(s) Bien-Aimés, dans la mort...

J'ai bien pleuré pourtant... je ne peux m'empêcher de ressentir l'incommensurable perte de cette frêle petite présence ici-bas. Quelles que soient les explications qu'on lui trouve, la mort est un scandale...

Mais je suis apaisée aussi. Je sais que tout cela est bien. Il est doux de vivre un deuil dans l'amour, et dans le sentiment profond de l'unité de notre famille, aux mille tendresses. J'ai découvert de belles choses sur les miens au travers de ce deuil. Je vois les fruits de cette mort récupérée par la vie, et par la grâce... oh oui, c'est doux.

Quant à l'avenir de notre maison de famille, c'est encore en stand bye pour trois ans. A la grâce de Dieu, des multiples projets que je nourris, et des fluctuations boursières (ha ha).

* * *

3°) Venons-en au titre.

cygnes

Cela fait quelques temps que j'élabore ma petite théorie sur les sorcières. Dans le contexte ambiant, entendons-nous bien : il existe deux sortes de sorcières, mais dans les deux sortes, l'humanité fait qu'on se met à vouloir les brûler (d'une manière ou d'une autre). La première sorte, c'est cette femme qui utilise des pouvoirs occultes pour faire du mal, plus ou moins gravement. La seconde sorte, c'est la sorcière que j'aime, que je ne peux pas m'empêcher d'aimer. J'en ai encore croisé deux de ce genre dans la rue, samedi dernier, en faisant une dernière ballade sur la terre française aux côtés de ma petite maman. Ce sont des femmes auprès desquelles j'aurais envie de passer des heures.

Elles ont ce type fort qui fait qu'on sent une puissance émaner d'elles. Les traits de leur visage sont attirants, par eux-mêmes. Ou alors c'est simplement leur présence qui est attirante... Je crois que c'est à cause de leur capacité à être elles-mêmes, complètement elles-mêmes, totalement elles-mêmes. Telles qu'elles sont. C'est leur incroyable force, leur rayonnante puissance.

Souvent ces femmes ont souffert, ont été rejetées du cadre dans lequel elles sont nées, peut-être... d'où mon amalgame avec le vilain petit canard. Je recommande une fois de plus l'ouvrage de Clarissa pour son analyse du conte en question ;-)

Je ne fais donc pas l'apologie des sorcières qui usent de la sorcellerie, ni même d'une quelconque magie. Je crois hélas que ces femmes-là se sont gravement trompé de route, elles ont fait de leur force un canal pour d'autres puissances que leur lumière propre et profonde.

Mais je voudrais honorer cette force d'être que détiennent les sorcières-simplement-cygnes qui, souvent sans même s'en rendre compte, éclatent et fascinent par simplement-ce-qu'elles-sont. Je voudrais les encourager. On peut craindre le bûcher, à être trop brillamment soi-même... On court sans cesse un risque à cause du regard convoiteur ou polluant de certains autres. Mais il faut résister, rester libre d'être cette sorcière-femme-sauvage et, finalement, bien-aimable : le seul feu qui doit brûler est celui de la lumière de ce que nous sommes, et que nous avons comme charge de faire briller humblement dans le monde...

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23 novembre 2008

Automne fichu et beau

Je dois m'y faire : j'adore l'automne et ses couleurs, ses feuilles mortes, sa force en symbole (les feuilles se meurent pour venir nourrir la terre...) et en même temps, je m'y sens toujours un peu ruinée, lasse de moi-même. Santé pas au top, je suis une madame-tousse-et-bouffe (et pas que du cru ni même simplement du sain enfin, z'avez pas besoin de tabletteeau

tablettes

Ce qui n'améliore certainement pas les choses...

Mais enfin, si je cherche le fond des choses, cette période toujours un peu *bof géant* s'accompagne d'un (ou plusieurs) petiboutondor qui surgit là comme ça, au milieu du néant ou de la boue.

boutondor

Et je dois bien dire, cette année, les petiboutons d'or sont nombreux et doux. La route se répète en boucle (je viens de taguer une bonne partie des écrits de ce blog, fiou, ça fait du bien un peu de relecture de temps en temps...) ; je suis une vache ruminante. La route se répète en boucle et j'ai à revivre assez régulièrement les choses que j'ai déjà comprises un jour... Comme on oublie vite.

La route se répète en boucle et sans doute, finalement, chaque automne a ses raisons, chaque hiver aussi et chaque printemps... Quand je pense que mes deux enfants sont nés le même jour c'est tout de même, assez étonnant ! Je revis chaque période des premiers mois de mon fils, maintenant avec ma fille.

La route se répète en boucle mais aussi les choses changent. La Princesse est une fille et, même si la naissance du Tichapz avait révélé des choses étonnantes sur ma nature de femme, la sienne et toute sa présence aujourd'hui est une exaltation nouvelle, incomparable... Je me découvre baignée de féminité, dans une force étonnament fragile et une vulnérabilité puissante comme on ne peut le soupçonner... Je découvre peu à peu ce mariage des deux, j'apprends progressivement à le dompter (et ce n'est pas chose aisée que d'être forte et faible à la fois). J'apprends mon autonomie profonde tout autant que ma dépendance incroyable vis-à-vis de celui qui me domine... La division entre ces deux aspect de moi tend à trouver son union mais je ne sais encore exactement comment.

D'abord j'ai accouché de ma fille comme une reine, et nous étions deux reines dans cette histoire, c'était une histoire de force de femmes et je savais que cela se passerait entre nous. Que Mari-trésor n'y trouverait peut-être pas sa place. D'ailleurs le contexte entre nous était tel qu'il était mon meilleur ennemi... Ah comme je comprends maintenant ce que veut dire "aimez vos ennemis". Parfois l'ennemi est dans celui qu'on aime aussi... Il a donc fallu que je batisse ma force, seule. Du moins, aidée seulement d'autres femmes. L'homme ne pouvait me rejoindre, non, ce n'était possible en aucune manière et j'ai décidé d'être forte tout de même...

Puis la Princesse a eu trois mois et dans ces alentours il s'est passé une chose étrange, douce et douloureuse. Douloureuse parce que c'est étonnant d'aimer à ce point son meilleur ennemi, d'en être malade, malade à en mourir... au point d'enchaîner grippe sur grippe et autres vulnérabilités. Ah que le corps et l'âme sont liés ! Etrange donc vraiment pour moi, d'expérimenter tout à coup, après avoir été si forte et si indépendante, la profonde soumission de ma nature de femme à la nature d'homme de mon meilleur ennemi, j'ai nommé Mari-trésor ici (pas loin) présent.

Domination donc, soumission, quels horribles mots en ce pays et ce siècle où la femme a enfin pu conquérir tous ses droits. Ben oui, mais je dois bien me rendre à l'évidence... et je n'ai pas fini d'essayer de creuser, de comprendre cela. Pour la première fois de ma vie je me suis sentie amoureuse à en mourir - je veux dire, à en mourir vraiment, pas seulement au sens du rêve adolescent ni même à cause d'un romantisme profond. Le romantisme aide profondément, pour moi, et j'ai besoin de beau. Mais il s'est passé là quelque chose qui fit que tout avant n'était que poussière, fumée... ça a pu se produire parce que Mari-trésor le temps d'un instant s'est transformé en force dans le don, et moi le temps d'un instant je me suis transformée en abandon dans le don. Un don parfaitement dépossédé, plus que total, portes immensément ouvertes et incapables de tout retour sur elles-mêmes - corps, coeur et âme.

Domination ? Parce que j'éprouve tant le besoin de cette force avec laquelle il donne...
Soumission ? Parce que l'intarrissable soif de mon coeur corps et âme ne trouve pas de repos complet si je ne suis pas entièrement à la merci de ce don qu'il me fait... parce que c'est cette dépossession offerte de plein coeur (corps et âme) qui, en moi, se fait don.

Et voilà que je comprends, sans le comprendre, que ces termes scandaleux que le féminisme a raison de combattre dans ses aspects défectueux que l'on rencontre trop souvent, prennent, dans ce que me révèle cette expérience, un sens plus véritable : tout cela n'est qu'amour, pur et véritable amour...

*   *   *

Au quotidien nous ne sommes pas excellents toujours l'un et l'autre, dans ces façons là de nous donner. Mais aujourd'hui je la connais un peu plus profondément, la route...

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09 novembre 2007

Paranoiamite aiguë

ça vous est jamais arrivé ?

Z'êtes là, seul face à vous-même, à vous morfondre.

Puis vous allez dans la cuisine euh, je sais pas moi, pour boire un verre d'eau par exemple.

Et le verre d'eau tombe (et se casse, oui faut préciser)

Après, vous envoyez un message à des gens alors que ça vous coûtait d'envoyer ce message, vous aviez peur d'être cruche peut-être, ou simplement out. Hors du coup quoi. Vous avez finalement pris votre courage à dex mains pour le faire.

Et là retour dans la boîte mail, un truc du style : (in english furthermore, comment ça you speak pas english ?) "undelivery message" ou "failure system". Je sais pas, ça doit être qu'en anglais, la chose prend un ton encore plus dramatique. Trouvez pas ? "failure", brrrrr ! fait froid dans l'dos !

Alors, vous allez euh, je sais pas, par exemple cirer vos chaussures. Vous ne vous faîtes jamais de tâche d'habitude. Mais là, comme vous êtes (pour une fois) joliment habillé(e) parce que vous vous êtes dit ce matin que pour contrer l'humeur maussade, fallait bien s'habiller (quoi ça vous arrive jamais à vous ?) (ah non pardon, vous vous êtes toujours bien habillé vous, oui oui c'est vrai *smiley qui se tape le front*) donc, tâche. C'est ballot.

Enfin voilà, un truc du style, et ça continue comme ça sans s'arrêter.

Vous sombrez insidieusement dans une paranoiamite aiguë, doublée d'une personnemaîmite suraiguë et lancinante. Z'en rendez à peine compte, en fait. Pourtant !

Et là, tout à coup, le téléphone sonne. "Allo ça va ?" "Ben oui ça va...." (ça va toujours, non ? je ne sais pas dire si ça "va pas", je ne me le dis pas forcément très clairement à moi-même, d'ailleurs...)

Mais le seul fait de parler à quelqu'un, ça fait que ça va.
C'est une brise d'air frais dans votre quotidien, un peu solitaire.
En fait, ça fait tellement de bien.

Pis pour peu que ce quelqu'un qui appelle, ça soit quelqu'un que vous aimez beaucoup, mais que vous ne vous attendiez pas à entendre là au bout du fil ! Pour peu que cette personne soit pétrie de plein de lumière toute douce, ça y est, vous avez le coeur tout chaud.

Vous parlottez alors...

Et une fois que vous avez raccroché, la spirale s'est inversée. Vous vous trouvez soudainement projetée dans une laviétendrinite profonde. Ou doucinose ? tiens, je ne sais plus.

Enfin, vous dîtes merci !

Coeur

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23 septembre 2007

Rencontres étoilées

Est-il possible d'être amoureux de toute une famille, vous pensez ?
C'est une chose que j'ignore, mais c'est ce que j'éprouve
pour eux là-bas, que nous avons visités l'autre jour, avec qui nous sommes allés cueillir dans le sol quelques étoiles.

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A charge de revanche, le temps fut si court !! - oui c'est de la récapépette, ...et ben quand-même. En attendant, vous restez de bien belles, drôles et tendres étoiles, dans nos coeurs, dans nos yeux !!! Tout plein d'amour !! ...

* * *

Et puis le lendemain, arrivés à Paris, c'est avec Supermama que le temps a filé... Et papotis et papotas... Et rêves par ci et projets pas là... moments si doux, retrouvailles si naturelles... (et non, pas de photos ! pas l'ombre d'un instant on n'y a pensé ! ah les minettes....)

D'abord, MERCI !! Les belles amoures, les tendres copinettes....

et surtout...

on recommencera !!

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28 août 2007

Goa... les révélations

...Car il faut que je vous révèle une chose... : notre voyage en Inde fut une bénédiction.

Nous étions venus jusqu'ici pour nous... renouveler de l'intérieur. Nous ne le savions pas, nous avions une raison suffisamment éclairante - nos amis se marient, nous sommes là pour nos amis - mais en vérité, la lumière devait se faire encore plus profonde.

Petit noeud de la révélation : dans l' "Old Goa" que nous avons visité le lendemain, il y a la dépouille intacte du Saint Patron de Mari-trésor (vous qui rêviez de connaître enfin son prénom, faîtes votre enquête ;-) ). Dépouille intacte, ça veut dire que depuis le XVIème siècle, ce cher homme n'a pas voulu quitter complètement la terre, il a préféré manifester la grâce de Dieu en restant un peu là (ses os sont là, son corps est là, même si sa chair n'est plus tout à fait rose - eurk - le tout ayant tout de même résisté aux brûlures de la chaux !!! = le traitement que l'on faisait à l'époque pour griller les morts, quand ils risquaient d'empester trop, en attente d'être en terre. Il a résisté aux siècles, aussi).

Ainsi, quand nous sommes arrivés au pied de ça

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l'émotion n'a pas peiné à nous envahir, l'un comme l'autre, malgré les caquètements des personnes alentours. Il était donc là, répandant sa présence tactile près de nous, nous étions venus jusqu'à lui,... il était là.

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Quand un saint meurt, si on croit qu'il ressuscite, on croit qu'il est au Ciel. On sait pas trop comment ça se bidouille, ce truc, mais on se dit pas forcément qu'en allant ici où bien , on va lui rendre visite ; ...on se dit que n'importe où, finalement, on peut être en sa présence (à peu de choses près).

Mais quand un saint préfère rester dans son corps, ce qui est un miracle... on sent que sa présence est d'autant plus présente, qu'on vient lui rendre une visite... ce genre de visites ne sont pas dénuées de grâces.....

Amen. Alléluia.

Hum euh oui - hrin hrin donc je disais, voilà, nous sommes allés à Goa. Ensuite nous sommes retournés à Mumbai, la ville immense, la ville intense, le grouillement de toutes les sortes d'humanités...

EnArrivantAMumbai

Ah ! autre chose que je ne vous ai pas dit ! Quand nous étions à Old Goa, nous sommes aussi passés par le marché. Or, une personne nous a demandé comment Tichapz s'appelait. Puis nous sommes allés faire un autre petit tour, visiter par ci

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et par là,

collage1

puis nous sommes revenus sur nos pas car c'est là que se prenait le bus, et là, effarement : plusieurs personnes nous suivaient, appelant Tichapz par son prénom et nous disant les trois mots de français qu'ils connaissaient... Impressionnant !! Excellent. J'ai trouvé ça génial. En Inde, vous dîtes à UNE personne qui vous êtes, la seconde d'après, tout le monde vous en parle, et vous tchatche, et vous connaît.

Nous en avions rediscutté avec mon amie, et elle me disait en substance : c'est ça ! on ne sait pas comment ils font, on a l'impression qu'ils ne se parlent jamais, mais ils se disent tout ! Un indien peut rentrer dans une pièce et dire : "elle y est allée, aujourd'hui" et tout le monde sait qui est "elle", où est "y", et toutes les implications de ce que ça veut dire, "aujourd'hui", alors qu'il existerait pour nous des milliards de "elles" et de "y" possibles !

Sans compter qu'on n'a pas l'ombre du reflet d'un soupçon de tout ce qui est impliqué, dans le reste de cette - si brève - phrase.

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20 novembre 2006

Une méditation...

... pas de moi : Saint Syméon le Nouveau Théologien (v.949-1022), moine orthodoxe. Hymne 18 (trad. SC 174 pp. 74-82)

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La lumière qui me conduit par la main

Nous savons l'amour que tu nous as donné, sans limite, indicible, que rien ne peut contenir ; il est lumière, lumière inaccessible, lumière qui agit en tout... Que ne fait-elle pas, en effet, cette lumière, et que n'est-elle pas ? Elle est charme et joie, douceur et paix, miséricorde sans compter, abîme de compassion. Quand je la possède, je ne la remarque pas ; je la vois seulement lorsqu'elle s'en va. Je me précipite pour la saisir, et elle s'envole tout entière. Je ne sais que faire et je me consume. J'apprends à demander et à chercher avec larmes en grande humilité, et à ne pas considérer comme possible ce qui dépasse la nature, ni comme l'effet de ma puissance ou de l'effort humain, ce qui vient de la compassion de Dieu et de sa miséricorde infinie...

Cette lumière nous conduit par la main, nous fortifie, nous enseigne, se montrant, mais fuyant lorsque nous avons besoin d'elle. Ce n'est pas quand nous le voulons - ceci appartient aux parfaits - mais c'est lorsque nous sommes embarrassés et complètement épuisés qu'elle vient à notre secours. Elle apparaît de loin et me donne de la ressentir dans mon coeur. Je crie à m'en étrangler tant je veux la saisir, mais tout est nuit, et vides sont mes pauvres mains. J'oublie tout, je m'assieds et je pleure, désespérant de la voir ainsi une autre fois. Quand j'ai bien pleuré et consenti à m'arrêter, alors, venue mystérieusement, elle me prend la tête, et je fonds en larmes sans savoir qui est là illuminant mon esprit d'une très douce lumière.

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