* OraCo-T *

= L'Orange au Coeur du Tournesol, ;-) - - Site de jeune petite maman clown pouête, chouette, mistinguette et fi-philousophe : pour VIVRE, aimer, danser rire et chanter... louer. (on pourra parler des choses tristes aussi pass-ke-cé-la-vi.)

22 juin 2009

Conte à quinze

Hier et avant-hier, j'ai participé pour la deuxième fois à un week-end de formation pour devenir "Educatrice en Prénatal" (il n'y a pas d'école de ce genre en France, à ce que je sache, mais il y a ce site que vous pouvez visiter pour comprendre un minimûme de quoi il s'agit).

Je ne vais sans doute pas faire tout le parcours de formation puisque je l'ai rejoint en cours de route cette année, que rien ne dit que je sois capable de passer les examens en italien, et que rien ne dit que je serai encore ici l'année prochaine.

Ceci dit, je suis éblouie et heureuse quand je reviens de ces rencontres, où certes j'apprends des choses, mais surtout où il se vit des expériences merveilleuses sur le plan du "groupe". Car, comme dans beaucoup de groupes de formations, nous faisons des exercices qui souvent parlent extrêmement fort... Je vous redonnerai peut-être d'autres éléments dans les messages à venir, mais pour l'instant, je voulais vous partager un exercice fantastique : nous devions raconter l'histoire d'un homme et d'une femme qui se rencontrent, ont le désir d'avoir un enfant, et leur parcours, la naissance, tout ça. Chacun(e) de nous en écrivait les deux premières lignes sur une feuille blanche, puis la passait à sa voisine qui écrivait les lignes suivantes, et ainsi de suite jusqu'à retrouver notre ouvrage commencé, cette fois pour écrire les dernières lignes.

Une expérience détonnante : d'abord, parce que je n'étais pas du tout contente de trouver autre chose que ce que j'avais (même très secrètement) espérer trouver, et ensuite, parce que relisant l'ensemble, j'ai été  saisie, transportée et comblée par les symboles qui s'enchaînent et se nourrissent les uns les autres, peut-être irrationnellement (et ho on vous demande pas d'être logique, non plus, c'est un conte !) mais avec tant de résonnance dans ma propre vie... Voilà, je vous livre le bébé, je ne sais pas si vous le trouverez aussi génial que moi, mais... c'est l'ouvrage de quinze personnes inspirées !! yallah !!

Rosa_Rouge_Meillandecor_

Il était une fois une femme de trente-six ans qui cherchait désespérément à se marier. Elle habitait dans un bois fleuri. Un jour, un prince d'une rare beauté passa près de l'endroit où elle vivait, il cherchait un lieu où passer la nuit.

Le prince se demandait : vaut-il mieux chercher une auberge cinq étoiles ou bien dormir sur la plage, couvert très simplement par la royale voûte céleste ?

Mais soudain le prince aperçu la jeune femme et ses attentes disparurent. Elle était là, accueillante et chaleureuse...

Au cours de la nuit, sur la clairière fleurie, les arbres se courbèrent afin que les étoiles n'aient pas à rougir !

Ha, les étoiles...

L'une d'entre elles était une comète ; à peine exprimait-elle un désir que la vie était déjà en la jeune femme, elle qui jusqu'à cet instant avait cru qu'elle ne pouvait avoir d'enfant.

De l'étoile comète à l'étoile filante... Filant, tombant jusque dans le coeur de la vie.

Et lui, tandis qu'il la voyait se transformer, se demanda s'il l'avait déjà aimée de toute éternité, ou si c'était un amour furtif... L'émotion finit par envahir son coeur et il comprit alors qu'il l'avait aimée profondément, qu'il l'aimait même, désormais, bien plus qu'avant. De cet amour qui se transforme pour devenir accueil...

Neuf mois passèrent ; elle, passant son temps à construire le nid et à nourrir son petit avec des histoires, des chansons, des livres, des étoffes douces et des peaux de brebis ; lui à assembler les branches pour offrir un repaire à la famille qui était en train de se construire.


Sous un arbre, sur l'herbe, naquit une merveilleuse petite fille. Ce fut un accouchement très doux, et les oiseaux accueillirent la nouvelle créature, avec le plus beau chant qu'ils connaissaient.

...Et ils l'appelèrent Flamme, comme le feu de la passion qui l'avait engendrée et comme cette fin qui, un jour d'octobre, l'attendait.

On dit alors que Flamme était la princesse des bois et des étoiles : et toute la nature se réjouit de sa naissance, et la lumière du soleil brilla toujours pour elle.



26 mars 2009

Journal créatif (inspiré de ;-)

Moi : Alors donc, vous êtes là depuis si longtemps ?

Mes barrières : Comme tu vois.

Moi : Moi qui me croyais avec un coeur plein d'élans. Une illusion de plus qui tombe. :-)

On m'a dit une chose aujourd'hui : que téléphoner à quelqu'un pour demander de l'aide ou simplement parler, quand on est au plus fort de la crise, c'est un don d'amour. Si on pousse le raisonnement, se plaindre, c'est aussi se donner ! ...

Mes barrières : Vraiment ?! nous avons à peu près toujours été là pour te museler dans ta solitude, quand tu souffres...

Moi : Je vois bien. Je vois bien, oui, et je vois combien il va m'être difficile de vous ouvrir pour parvenir à sortir de moi-même. A me donner... en vérité. Vulnérable et pauvre. Sans chercher à correspondre à une image que je voudrais de moi, ni faire bonne figure quand "il le faut" parce que... parce que quoi ?

Mes barrières : Quand il le faut, parce que c'est vertueux de souffrir en silence. Et aussi, parce qu'on ne peut pas se permettre tout devant les autres !! parce que les autres jugent, parce qu'ils te font du mal, parce qu'ils ne savent pas accueillir comme il faut ce que tu cherches à leur donner.

Moi : Encore ce "il faut" dans "comme il faut"...

Mes barrières : Tu voudrais donc qu'on disparaisse ?

Moi : Oui. Eh oui...

Mes barrières : Comment feras-tu sans nous ?

Moi : Je m'ouvrirai. Je me donnerai. Je me souviendrai avec attention de ce qu'on m'a dit ce matin : "ce qui est premier, c'est d'aimer".

Mes barrières : Que veux-tu dire ?

Moi : J'attends sans cesse de bien recevoir. Je prétexte sans cesse que si je ne donne pas, c'est que je ne reçois pas assez. "On ne donne que ce que l'on a"... Mais j'ai compris aujourd'hui qu'au fond de moi il y a ce tout petit enfant. Enfoui derrière vous. Vous avez commencé à vous installer losque j'étais dans cet âge tendre où le seul fait d'être, c'est du pur amour...

Mes barrières : Tu te prends pour Dieu ! Seul Dieu confond à ce point en Lui l'Etre et l'Amour. Toi tu es, mais ton individualité n'est pas amour ! Tu n'es amour que si tu sors de toi-même et te donnes, que si tu t'oublies !

Moi : C'est un don déjà, que d'être. D'être avec liberté, éclat, lumière, sans barrières, être moi-même humblement et me donner au monde, telle quelle. Comme l'enfant nouveau-né qui se donne, viscéralement. Les yeux grands ouverts, aspiré corps et âme dans cette nouveauté si radicale qui l'enveloppe... "je suis né !" Le nouveau-né aime... c'est naturel d'aimer... c'est ce qui est premier.

Mes barrières : le nouveau-né ne sauve rien ni personne.

Moi : En êtes-vous sûres ? il est si beau... Il nous redit si bien notre source. Il montre tant l'exemple, C'est si naturel pour lui de se laisser envelopper par la réalité qui le porte en son sein... il passe du sein de sa mère au sein du monde avec tout autant d'abandon...

Mes barrières : Si tu fais ça on te fera mal. On te rejettera. On méprendra tes paroles, tes actes, on les déformera, on les retournera contre toi. On ne t'acceptera pas. On te détruira. Il n'y a qu'à voir ce que l'on fait aux nouveaux-nés...

Moi : "Ce qui est premier c'est d'aimer" ! Peu importe après ce que les autres voudront faire ou ne pas faire de moi. Je voudrais bien rester ouverte... offerte. Laisser vivre mon enfant profond, celui qui est libre parce qu'il a le coeur ouvert...

* autre clin d'oeil ;-) : "Bienheureux les fêlés, car ils laissent passer la lumière"...

* et petit bonus : « Je chanterai toujours, même s'il faut cueillir mes roses au milieu des épines. » Ste Thérèse de Lisieux

Posté par petiboutondor à 23:06 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

01 mars 2009

Intuitions de grossesse

Durant ma semaine de "rab" de grossesse et un peu avant, quand ma Princesse prenait le temps de préparer ses jolis ongles si longs qui m'ont fascinée lorsqu'elle est sortie de mon ventre,
j'ai eu le besoin intense de m'exprimer... A la fois je n'ose pas, et à la fois j'ai envie de vous livrer ces fulgurants instants. Je vous les livre surtout parce que, me les remémorant, ce sont des tas d'étoiles qui reviennent dans mes yeux...

DSC02542
Maman-bébé dans l'utérus de la Sainte Vierge (18-19 VII 2008, sous la lune)

DSC02544
Viens Saint Esprit (21 VII 2008, au soleil)

DSC02547
Dans le Manteau de la Sainte Vierge (22-23 VII)

DSC02546
Au Ciel et sur la terre (25 VII 2008)

Posté par petiboutondor à 15:47 - Féminitrucs - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

30 octobre 2008

Trois mois ! Joyeux Versaire, ma tendre princesse...

Déjà trois mois, ce jour... En cet honneur je retranspose ici le récit de sa naissance, écrit plus à vif. Je peux bien m'offrir ça !

Il y a trois mois, donc, je vivais ma dernière nuit habitée d'elle et elle habitant moi...

"Il était une fois...
une petite fille, dans le ventre de sa maman, qui voulait prendre son temps.

Au début sa maman avait pensé que peut-être, ce serait une enfant de la lune... elle était pressée de la voir et la pleine lune se préparait pour le 18.

Passée la pleine lune, sa maman s'est dit que ce serait plutôt une enfant du soleil ! Il faisait si beau et le jour du terme officiel approchait...

Mais le terme passa et la maman se préoccupa. Impatiente, et inconfiante qu'elle était !!

Puis la maman a un peu lâché prise, …encore… et toujours plus... Prends donc ton temps, petite enfant...

Tranquillement des contractions sont venues par ci par là mais rien ne se déclenchait vraiment.

Et une nuit, les douces étreintes de son corps sur son enfant ont semblé se faire plus régulières, même si elles se sont calmées en fin de nuit...
Le matin s'est levé sur le jour anniversaire de son fils aîné. Pleine d'énergie et de confiance, la maman a demandé à son Mari-trésor de l'accompagner faire une promenade. Il faisait si beau !

Elle commença à regarder l'écart entre les contractions, pas très régulier mais, on dirait, petit à petit, pas d'écart de plus de 10 minutes...

Ils mangèrent des mûres pleines de soleil, elle chanta, dansa comme une folle (une déesse ? une reine ?)... Elle se sentait si vivante et si pleine d'énergie... une vie si puissante... elle était sur la terre de chez elle, une terre profonde sur laquelle elle se sentait si nourrie. Elle sentait que sa petite aussi vivait cette puissance... Et les contractions, et cette régularité qui semblait s’installer progressivement, quelle magie ! Elle éprouva cette émotion : “ce n’est que de l’amour !” Une contraction, cette étreinte si progressive, oui, elle la vivait comme une force d’amour puissante, magique et nourrissante. Un délice divin. Dieu ! … Et quelle merveille que ce corps qui s’apprête à donner la vie… ... ...

- - - - -

Au début de l’après-midi il était temps de faire venir les copines. J’étais dans un travail presque trop doux, trop tranquille mais il semblait pourtant que finalement c’était le moment…
D’abord la sage-femme est arrivée, elle a constaté une dilatation du col à 4 cm : j’étais donc bel et bien “en travail”… c’était si facile… si tendre et plein d’amour, ah cette joie de sentir que la grande rencontre va bientôt survenir et qu’elle se prépare au rythme doux de nos étreintes…

Puis Fée et Mini-fée Sotrés sont arrivées – joie !! et nous avons toutes bullé, tranquillement dans le parc, entre femmes, à grignoter des gâteaux, des fruits secs et des jus… Rien ne semble vraiment se passer.

Vient alors le besoin de bouger un peu. L’heure a bien passé là, il faut faire quelque chose ! Nous partons explorer le fond du parc… nous nous nourrissons de la terre et des arbres… Mais le parc n’est pas si grand et j’ai besoin de marcher plus loin : je décide d’aller sur la colline derrière la maison… et lorsque nous arrivons en haut avec cette vue que j’aime tant (mon petit bout de vallon du Jura, où nous saluons les vaches et les chevaux…), le vent se lève en force et vient me dire encore combien je suis forte et vivante…

C’est l’orage qui se lève. Cette enfant n’est pas une enfant de la lune ni du soleil, eh bien non : c’est une enfant de l’orage. Je suis exaltée par ce vent, par ces animaux là présents, par les feuilles qui tourbillonnent et l’énergie qui se propage dans cette force si profonde de la nature… Eh bien oui, un orage… je resterais là... des heures….

Nous rentrons cependant (trop raisonnable ?). A la maison mon fils me réclame un peu et puis, c’est son anniversaire… Sagement inspirée par ma belle Fée, je lui accorde ce dont je l’avais privé ces quelques derniers jours avec mon besoin de réserver mon corps d’abord et surtout pour l’enfant à venir : une tétée. Je m’assois sur un vieux fauteuil bien confortable et je songe : “faudrait pas que j’y perde les eaux sur ce beau fauteuil !”

Le Tichapz tète, on papote tout doux… et je perds les eaux.

Mon heure est venue… notre heure.

Je me précipite hors de la chambre ou nous étions (oh le parquet…) et je déclare au passage à mon oncle, présent dans le couloir : “c’est parti !!”

Je gravis les escaliers car les lieux où je pensais accoucher étaient à l’étage. Mais pas envie d’aller dans la chambre prévue. Je gravis donc encore quelques marches (besoin d’être le plus haut perchée ??) et m’installe dans la petite salle de bain. J’avais le projet de me rafraîchir avec une douche… je sais très bien que les minutes sont comptées, je sais aussi que je n’irai pas ailleurs.

Dans la douche il y a un petit siège où je m’installe, ma belle Fée dira que je ressemble là à une sainte dans son alcôve… Laughing et je commence à donner de la voix. Oui, c’est sérieux et le moment est proche, plus rien ne va tarder maintenant.

Je donne de la voix, de plus en plus de voix, je souris à ces visages autour de moi qui me donnent leurs regards de lumière… Comme je suis heureuse… je donne la vie à mon enfant…

Elle vient, je sens sa tête au bout d’une longueur de doigt. La sage-femme dit qu’il lui reste encore un peu de chemin et je réponds mentalement : “ah, mais non !” D’assise que je suis dans mon alcôve, je pose un genoux à terre, je cale mon autre jambe, puis mes deux mains en face de moi et vient la contraction qui pousse et crie, si fort… si puissante ! et la voilà ma belle bébée, tant attendue, avec qui j’ai tant cheminé durant cette grossesse, oh te voila belle bébée d’amour, ma belle bébée d’amour… Je te prends et te pose tout contre moi, ah ! te voilà.


drunken drunken drunken drunken drunken drunken drunken drunken


J’avais misé toute ma préparation, toute mon énergie sur cet instant magique ! …Je ne me suis pas préparée l’ombre d’une seconde à ce qui doit se passer ensuite : l’expulsion du placenta… ces choses moins magiques pratiquées par la sage-femme (oh, qui n’en reste pas moins une copine !) et qui méritent selon les dires de la belle Fée “des coups de pied au cul”... et ces satannées tranchées, que je trouve plus douleureuses que tout l’accouchement compris (elles n’ont pas pour finalité l’arrivée du bébé, elles !!)

rencontre Cl_liaSourire

* * *

Cela fait donc trois mois de ça... eh bien, les tranchées* on s'en souvient peu, il reste la magie incroyable de ce que produit en nous la vie, par nous... et il se passe tant de choses si précieuses sur lesquelles je médite... (il faudra que je vous en parle ;-)

* douleurs après l'accouchement qui servent à remettre l'utérus en forme et en place...

*

Un autre cadeau pour finir (celui-là, c'est pour la Fée et pour ma sage-femme) à lire et télécharger ici...

sfparoles

Posté par petiboutondor à 05:51 - Les joyaux - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

24 février 2008

Senteur de pluie, naissance prématurée...

Quelqu'un m'envoie par Internet un texte que je vous livre sans attendre... qui paraît-il circule dans des "chaînes" supersticieuses de prière  (mailings) mais où l'on voit - car c'est une histoire vraie, la "magie" très étrange des miracles, de l'Amour, et de la Foi...

Un vent froid de mars dansait sur Dallas, cette nuit-là, quand le docteur entra dans une petite salle de l’hôpital où Diana Blessing était encore étourdie de son accouchement.

Son mari, David, tenait sa main alors qu’ils se préparaient à entendre les dernières nouvelles.

Cet après-midi du 10 mars 1991, des complications avaient obligé Diana, enceinte de 24 semaines seulement, à subir d’urgence une césarienne pour mettre au monde leur fille : Dana Lu Blessing.

Comme elle mesurait à peine plus de 30 centimètres et pesait seulement 708 grammes, ils savaient déjà qu’elle était dangereusement prématurée. Mais les mots du docteur tombaient comme des bombes.

Je ne crois pas qu’elle va vivre, dit-il aussi gentiment que possible. Il n’y a que 10% de chance qu’elle passe la nuit, et même si par miracle elle survivait, son avenir pourrait être très cruel.

Abasourdis et incrédules, David et Diana écoutaient ce que le docteur décrivait des problèmes dévastateurs auxquels serait confrontée Dana si elle survivait : elle ne marchera jamais, ne parlera jamais, sera probablement aveugle et aura certainement des complications cérébrales qui feront d’elle une attardée mentale, etc.

Non, Non... C’est tout ce que pouvait dire Diana.

Elle et David, avec Justin, 5 ans, rêvaient depuis longtemps du jour où ils auraient une fille et formeraient une famille de quatre personnes.

En quelques heures, ce rêve avait fui.

Après quelques jours, un nouveau problème pour Diana et David : le système nerveux de Dana était « à vif » : le plus léger baiser, la plus légère caresse, aggravait sa douleur. De sorte qu’ils ne pouvaient pas tenir leur tout petit bébé sur leur sein pour lui montrer la force de leur amour.

Tout ce qu’ils pouvaient faire, alors que Dana se battait seule sous la lumière ultraviolette dans un enchevêtrement de tubes et de fils, était de prier Dieu qu’il reste tout près de leur précieuse petite fille.

A aucun moment Dana ne devint soudainement plus forte.

Mais à mesure que les semaines passaient, elle gagnait lentement, tel jour une once de poids, tel autre une once de force.

Et lorsqu’elle eut deux mois, ses parents purent la prendre dans leurs bras pour la première fois.

Deux mois plus tard, bien que les médecins continuent gentiment mais gravement de les avertir que ses chances de survie, et encore moins de vivre une quelconque vie normale, étaient proches de zéro, Dana partit de l’hôpital pour la maison, exactement comme sa mère l’avait prédit.

Cinq ans plus tard, Dana était une petite fille menue mais hardie, avec des yeux gris brillants, et une insatiable soif de vivre.

Elle ne manifestait aucun signe de maladie mentale ou de handicap physique. Elle était en tout une petite fille normale, et un peu plus encore.

Mais ce happy end est loin d’être la fin de l’histoire.

Un après-midi torride de l’été 1996, près de leur maison à Irving au Texas, Dana était assise sur les genoux de sa mère, dans les gradins du stade où son frère Dustin disputait une partie de baseball.

Comme toujours, Dana parlait continuellement à sa mère et aux autres adultes assis près d’elles. Or voici qu’elle se tut subitement. Elle mit les bras autour de sa mère, et lui demanda : Sens-tu cela?

Humant l’air et reconnaissant qu’un orage s’approchait, Diana lui dit: Oui, cela sent la pluie.

Dana ferma les yeux et redemanda: Sens-tu cela?

De nouveau, sa mère lui dit: Oui, je crois que nous allons être mouillées. Ça sent la pluie.

Dana secoua la tête, tapa ses petites épaules de ses mains et déclara à haute voix : Non, ça sent comme Lui ! Ça sent comme Dieu quand on pose la tête sur sa poitrine !

Diana sentit des larmes couler de ses yeux, alors que Dana sautait pour aller jouer avec les autres enfants.

Avant que la pluie n’arrive, les mots de sa fille confirmaient ce que Diana et les autres membres de la famille Blessing avaient su, dans leur cœur, tout au long de cette épreuve.

Pendant ces longues journées et nuits des deux premiers mois de sa vie, quand ses nerfs étaient si sensibles qu’ils ne pouvaient pas la toucher, Dieu tenait Dana contre lui et c’est cette senteur d’amour qu’elle reconnaissait si bien.

Version anglaise sur le site américain snopes

Posté par petiboutondor à 02:30 - Coin Spi nanpaskecépatoumélécentiel épadanlactel - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

23 septembre 2007

Je crois qu'il faudra...

...absolument aller voir ça !!

le_premier_cri_800_600

ça ne sort que le 31 octobre, et en plus je ne pourrai le voir avant un certain temps dans mon exil italien... mais vous autres là-bas, de France et de Paris... filez-y !! m'en faudra des nouvelles !!!

Posté par petiboutondor à 23:03 - Zavezàvoir... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

15 novembre 2006

Continuum et couple (III). Une affaire d'au-delà...1

Un texte de Michel Odent qui m'avait, je dois dire, pas mal plu... :

Un nouveau regard sur la nativité (Interlude 3 dans son ouvrage : L'Amour scientifié, éditions Jouvence)

Un nouveau-né entre un âne et un boeuf : beaucoup partagent aujourd'hui cette image simplifiée de la Nativité.

cr_che
Ma propre image de la nativité est inspirée par ce que j'ai appris des femmes qui mettaient au monde leur bébé dans l'intimité complète, sans se sentir guidées ou observées. Elle est aussi influencée par " Evangilium Jacobi Minoris ", c'est à dire le protoévangile de Jacques le Mineur, [retransmis par] le mystique autrichien Jacob Lorber, auteur de "L'enfance de Jésus" *. Selon ces textes, Joseph partit à la recherche d'une sage-femme. Lorsqu'il revient avec la sage-femme, Jésus était déjà né. C'est seulement lorsqu'une lumière éblouissante s'est atténuée que la sage-femme s'est trouvée face à une scène incroyable : Jésus avait déjà trouvé le sein de sa mère ! La sage-femme se serait alors écriée : " Qui a jamais vu un enfant à peine né saisir le sein de sa mère ? C'est le signe évident que cet enfant, devenu homme un jour, jugera selon l'Amour et non selon la loi ! " **

Le jour où Jésus fut prêt pour sa venue au monde, Marie reçut un message - un message d'humilité. Elle se retrouva dans une étable, parmi d'autres mammifères. Sans mot dire, ses compagnons l'aidèrent à comprendre qu'en la circonstance il lui fallait accepter sa condition de mammifère. Il lui fallait surmonter son handicap d'être humain et se débarrasser de l'effervescence de son intellect. Il lui fallait sécréter les mêmes hormones que les autres mammifères lorsqu'ils mettent au monde leurs bébés, en faisant agir la partie primitive du cerveau que nous avons tous en commun.
La situation était idéale pour que Marie se sente en sécurité. Le "travail" a pu s'établir dans les meilleures conditions possibles. Ayant perçu le message d'humilité et accepté sa condition de mammifère, Marie s'est retrouvée à quatre pattes. Dans une telle posture et dans l'obscurité de la nuit, elle s'est facilement coupée du monde.

Peu après sa naissance, le nouveau-né Jésus était dans les bras d'un mère extatique, aussi instinctive qu'une mère mammifère venant d'enfanter peut l'être. C'est dans une atmosphère véritablement sacrée que Jésus fut accueilli et qu'il put, facilement et progressivement, éliminer les hormones de stress qu'il lui avait fallu sécréter pour naître. Le corps de Marie était bien chaud. L'étable elle-même était chaude grâce à la présence d'autres mammifères. Instinctivement Marie couvrit le corps de son bébé avec un vêtement qu'elle avait sous la main. Elle était fascinée par les yeux de son bébé et rien n'aurait pu la distraire de l'intense croisement des regards qui s'établit. Ce croisement des regards lui permit d'atteindre un autre pic d'ocytocine, ce qui provoqua une nouvelle série de contractions utérines qui envoyèrent vers le bébé un peu d'un sang précieux accumulé dans le placenta. Bientôt le placenta fut délivré.

Mère et bébé se sentaient en sécurité. Au début, Marie, guidée par la partie du cerveau que nous partageons avec tous les mammifères, était à genoux. Après la délivrance du placenta, elle se mit sur le côté, avec le bébé près de son cœur. Soudain, Jésus commença à tourner la tête tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche, et finalement ouvrit la bouche en forme de O. Guidé par son sens de l'odorat, il se rapprocha de plus en plus du mamelon. Marie, qui était encore dans un équilibre hormonal particulier et donc très instinctive, savait parfaitement comment tenir son bébé et fit les gestes nécessaires pour l'aider à trouver le sein.

C'est ainsi que Jésus et Marie transgressèrent les règles établies par les néo-cortex de la communauté humaine. Jésus - un rebelle paisible défiant toute convention - avait été initié par sa mère.
Jésus téta longtemps et vigoureusement. Avec le soutien de sa mère, il sortit victorieux d'un des épisodes les plus critiques de sa vie. En quelques instants il s'était adapté à l'atmosphère et avait commencé à utiliser ses poumons, ils s'était adapté aux forces de la pesanteur et aux différences de température, et il était entré dans le monde des microbes. [...]
Il n'y avait pas d'horloge dans l'étable. Marie ne chercha pas à savoir combien de temps Jésus était resté au sein avant de s'endormir. La nuit suivante, Marie eut quelques épisodes de sommeil léger. Elle était vigilante, protectrice et soucieuse de satisfaire les besoins de la plus précieuse des créatures terrestres.

Les jours suivants, Marie apprit à sentir quand son bébé avait besoin d'être bercé. Il y avait un tel accord entre eux qu'elle savait parfaitement adapter le rythme du bercement à la demande du bébé. Tout en berçant, Marie se mit à fredonner des mélodies et ajouta quelques paroles. Comme des millions d'autres mères, elle avait découvert les berceuses. C'est ainsi que Jésus commença à apprendre ce qu'est le mouvement, et donc l'espace. C'est ainsi qu'il apprit aussi ce qu'est le rythme, et donc il commença à acquérir la notion de temps. Il entra progressivement dans la réalité espace-temps. Par la suite, Marie introduisit de plus en plus de paroles en fredonnant ses berceuses. C'est ainsi que Jésus absorba sa langue maternelle.

* * *

...De le relire maintenant que j'ai accouché... ça m'fait ben quelque chose... ... Ah Jésus, ah Jésus !
(+ une intelligence - liminale, et spirituelle - habite notre chair...)

Seulement j'aurais préféré que Joseph soit là tout de même. J'ai aimé et voulu que Mari-trésor soit là, moi. ...Alors ? Quid du couple, dans le continuum, vraiment, vraiment ?

Posté par petiboutondor à 23:43 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

12 octobre 2006

Une question que je pose souvent...

Une question que je pose souvent à Marin :

est-ce que tu te souviens de ta naissance ?

Ô, mon fils, toi si petit encore...

J'ai vécu ce que nos chers corps médicaux appellent : grossesse pathologique. Attention l'humiliation, s'il vous plaît ! Ma grossesse fut : pathologique. Mais bon peu importe (et puis d'abord, dans mon malheur, j'ai eu beaucoup de chance, je dis : BEAUCOUP. Et puis d'abord sans cela je n'aurai peut-être pas autant aimé mon cher petit mari, aujourd'hui.)

J'ai donc accouché à l'hôpital, plutôt que dans ce lieu de rêve (studio intime, baignoire, tons orangés... Moi seule, avec une sage-femme et surtout, mon bien-aimé...). Marin, petit être d'amour, te souviens-tu ? Pendant quinze jours, je n'ai pas eu d'intimité. Pourtant, au bout du compte, combien de choses grandes j'ai vécu dans mon coeur, et combien de lien puissant j'ai continué de tisser avec toi, malgré tout...

Quand on m'a dit Madame, (ah oui parce qu'il faut bien vous dire que je suis une dame !), il faut vous provoquer, j'ai fait de la résistance. Ben quoi il est pas beau mon petit ? Et moi, mon corps de mère, il est dangereux ? Vous voulez donc me faire des injections d'hormones hyper violentes et que j'accouche sous péridurale (surenchère d'injections extra nat') pour ne plus tant souffrir ?

Finalement, raison et coeur aidant (et vraiment, je le répète : de la chance !) (euh, à moins que ce soit encore Autre chose) j'ai pu retarder ta venue tant que possible, jusqu'à la trente-huitième semaine et te préparer, nous préparer à cet événement...

Et même, j'ai pu accoucher "naturellement".

On a seulement percé la poche de nos eaux qui étaient trop abondantes (= Grand Danger, si si ! Et si le sac se rompait et que ton cordon était entraîné avec les eaux et que tu mourais inalimenté ? Chair de poule, oui chair de poule. Heureusement que les si n'arrivent pas toujours.)... trois heures après tu étais là, Mon Bébé, tu as surgi de moi comme une fusée qui a hâte de vivre ; c'est que je t'avais prévenu... Je t'avais dit, mon bébé, mon trésor, je t'avais dit qu'on ne te laisserait pas le temps dû mais que ce n'est pas grave, tu pouvais bien venir maintenant, on t'attendait, on était prêts, nous avions hâte de voir enfin ta petite frimousse qui nous faisait déjà rire depuis longtemps (de là-dedans). A l'hôpital je te parlais, petit trésor, je te disais qu'il allait falloir que tu viennes vite et qu'il ne fallait pas craindre, parce que nous t'accueillerions.

Ô Dieu ! Quelle vie ! Quelle expérience ! C'est bien là ce que nous avons fait... Et toi, tout petit être, tout enfant chéri, tu es venu. J'ai dû m'exclamer des choses simples et secrètes, vêtues d'amour et d'un élan du coeur insoupçonné... On n'est plus la même femme, quand on a accouché. Mon homme n'est plus le même homme – nous sommes toujours des gamins, mais il a vu sa femme mettre au monde son fils – et il m'a soutenue, comme je n'y aurais pas pensé ! Quel homme. (Quelle femme, répond-il en riant)

Pomme d'Api ! Vive la vie.

Posté par petiboutondor à 22:42 - Les joyaux - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
« Accueil  1