* OraCo-T *

= L'Orange au Coeur du Tournesol, ;-) - - Site de jeune petite maman clown pouête, chouette, mistinguette et fi-philousophe : pour VIVRE, aimer, danser rire et chanter... louer. (on pourra parler des choses tristes aussi pass-ke-cé-la-vi.)

24 septembre 2009

Le grand départ...

...des Globbe-trottoirs-eurs

Ce jour nous partons découvrir un nouveau continent.

Une fois de plus c'est un mariage qui nous mène à l'autre bout du monde... Il y a eu l'Inde, il y a eu le Sénégal et maintenant... le Canada ! rien que ça.

J'espère que nous reviendrons avec la tête chargée d'images splendides et grandioses, que le Tichapz, qui regarde en boucle des vidéos de dauphins, de baleines et d'orques (en passant parfois par la case extraordinaire de cet éléphant) sera enchanté de voir peut-être en vrai un ou deux de ces animaux fantastiques....

Et si nous revenons sans photos de baleines, vous en aurez des feuilles d''automne et de l'été indien, c'est promis !

Posté par petiboutondor à 05:39 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

18 juin 2009

Prof d'art plastique mais c'est bien sûr !!

Comme une cruche, j'avais pas trouvé comment mettre cette vidéo sur mon blog, et comme par miracle j'ai trouvé. Pas trop tôt....

Je pourrais regarder ça en boucle, ...et pendant des heures !! (enfin je crois :-)

Posté par petiboutondor à 23:05 - Zavezàvoir... - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

24 février 2009

Le vilain petit canard était une sorcière

1°) pardon pour ce long silence. Ce n'est pas faute de méditer dans tous les sens, y compris sur des sujets qui sont en-dehors de celui que je vous ai promis (enfin je dois bien dire, il est très très très vaste, le sujet. :-)

2°) Ma petite Mamie est morte voilà plus d'une semaine, le 14 février. Elle souffrait d'une bronchite aiguë qui a fini par emporter son âme, bien malade déjà par l'Alzheimer qui la tenaillait depuis plus de dix ans (depuis la mort de mon grand petit Bon-papa, un jour d'Ascension). Elle est donc partie pour dîner avec lui là-haut. C'était son heure : douze Saint-Valentins loin de son aimé, pas treize. J'ai deux grands-parents qui ont été l'un et l'autre aspirés par leur(s) Bien-Aimés, dans la mort...

J'ai bien pleuré pourtant... je ne peux m'empêcher de ressentir l'incommensurable perte de cette frêle petite présence ici-bas. Quelles que soient les explications qu'on lui trouve, la mort est un scandale...

Mais je suis apaisée aussi. Je sais que tout cela est bien. Il est doux de vivre un deuil dans l'amour, et dans le sentiment profond de l'unité de notre famille, aux mille tendresses. J'ai découvert de belles choses sur les miens au travers de ce deuil. Je vois les fruits de cette mort récupérée par la vie, et par la grâce... oh oui, c'est doux.

Quant à l'avenir de notre maison de famille, c'est encore en stand bye pour trois ans. A la grâce de Dieu, des multiples projets que je nourris, et des fluctuations boursières (ha ha).

* * *

3°) Venons-en au titre.

cygnes

Cela fait quelques temps que j'élabore ma petite théorie sur les sorcières. Dans le contexte ambiant, entendons-nous bien : il existe deux sortes de sorcières, mais dans les deux sortes, l'humanité fait qu'on se met à vouloir les brûler (d'une manière ou d'une autre). La première sorte, c'est cette femme qui utilise des pouvoirs occultes pour faire du mal, plus ou moins gravement. La seconde sorte, c'est la sorcière que j'aime, que je ne peux pas m'empêcher d'aimer. J'en ai encore croisé deux de ce genre dans la rue, samedi dernier, en faisant une dernière ballade sur la terre française aux côtés de ma petite maman. Ce sont des femmes auprès desquelles j'aurais envie de passer des heures.

Elles ont ce type fort qui fait qu'on sent une puissance émaner d'elles. Les traits de leur visage sont attirants, par eux-mêmes. Ou alors c'est simplement leur présence qui est attirante... Je crois que c'est à cause de leur capacité à être elles-mêmes, complètement elles-mêmes, totalement elles-mêmes. Telles qu'elles sont. C'est leur incroyable force, leur rayonnante puissance.

Souvent ces femmes ont souffert, ont été rejetées du cadre dans lequel elles sont nées, peut-être... d'où mon amalgame avec le vilain petit canard. Je recommande une fois de plus l'ouvrage de Clarissa pour son analyse du conte en question ;-)

Je ne fais donc pas l'apologie des sorcières qui usent de la sorcellerie, ni même d'une quelconque magie. Je crois hélas que ces femmes-là se sont gravement trompé de route, elles ont fait de leur force un canal pour d'autres puissances que leur lumière propre et profonde.

Mais je voudrais honorer cette force d'être que détiennent les sorcières-simplement-cygnes qui, souvent sans même s'en rendre compte, éclatent et fascinent par simplement-ce-qu'elles-sont. Je voudrais les encourager. On peut craindre le bûcher, à être trop brillamment soi-même... On court sans cesse un risque à cause du regard convoiteur ou polluant de certains autres. Mais il faut résister, rester libre d'être cette sorcière-femme-sauvage et, finalement, bien-aimable : le seul feu qui doit brûler est celui de la lumière de ce que nous sommes, et que nous avons comme charge de faire briller humblement dans le monde...

Posté par petiboutondor à 01:35 - Féminitrucs - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

24 décembre 2007

La Vérité des vérités

Antoine est un pro du bâtiment.

Il a toujours trouvé son bonheur dans cette voie, qui le fascinait et animait déjà ses aspirations lorqu'il était enfant. La construction d'une maison n'a pas de secret pour lui. Du trou qu'il faut creuser dans la terre pour assurer les fondements jusqu'à la pose des charpentes et le choix de l'isolation, rien qu'il ne sache pas faire ni mener jusqu'au bout. Il connaît les aléas des chantiers sous le froid, la pluie, le soleil ou le vent. Il sait construire des ports, des ponts, des chemins de fer et des autoroutes. Il connaît tout des constructions qui font actuellement la vérité urbaine de notre monde. Et pourtant....

* * *


Gustave est un ébéniste hors paire.
De ses doigts agiles, il modèle et ajuste les objets les plus fins, les meubles et les marquetteries les plus éblouissantes. Il connaît tous les bois et tous les outils de son monde, ce sont les objets qu'il tient en main chaque jour pour accomplir des merveilles. Le burin, le ciseau et le rabot n'ont aucun secret pour lui. Il connaît la tendresse de tous les bois précieux, la résistance de chaque espèce selon sa nature et sa robustesse. Il sait la prestance de tout l'éventail de ce riche matériau que ses mains épaisses caressent au quotidien. Il n'ignore rien de la vérité de son travail : ni la patience, ni la minutie, ni l'adresse... ni la persévérance aussi. Pourtant...

* * *


Marylin est une infirmière brillante.
Depuis bien longtemps elle oeuvre au service psychiatrie... elle en a vu, des vérités. Elle a vu les yeux sans âme, les âmes perdues à côté d'elles-mêmes - dans un quelque part tellement étrange, tellement difficile d'accès.... Elle a côtoyé mille vérités. Les mille vérités insondables et indicibles de ces mille et mille personnes frappées par la folie.... La "folie". Cette foudre incommensurable, et incompréhensible. Cette détresse de l'humain qui peste à rendre fou à son tour, cette maladie de l'âme que l'on ne peut saisir. En rien. Nulle part. Chaque jour, elle leur apporte son coeur, son soutien et le souffle de sa vie ; chaque jour son humanité vient secourir et panser, ici ou là, les innombrables blessures de nos humanités. La vérité ? Elle la connaît sous tous ses angles... A travers chacun de ces terribles regards. Et pourtant....

* * *


Pourtant, cela n'empêche pas Dieu d'être plus grand que tout cela. Cela n'empêche pas la nature d'être un tout créé et sans cesse co-créateur de vie, avec une totalité propre, qui dépasse les vérités quotidiennes d'Antoine, de Gustave ou de Marylin.

Nos repères humains sont inscrits dans un cadre, une vie, des circonstances, des relations et des rencontres, des libertés et des choix.

Cela n'empêche ni Dieu, ni la Nature (que nous* considérons créée, modelée et animée par le Souffle de Dieu, cet "Esprit" déjà tendre qui "planait sur les eaux"...) d'être établis dans une Vérité plus profonde, plus immense, qui dépasse l'entendement de chacun d'entre nous...

(* "nous", qui croyons en Dieu)

Dieu plus que la Nature d'ailleurs puisque, au fruit d'un long travail et d'un amas de connaissances, acquis au bout de tant de siècles d'expériences accumulées, nous pouvons prétendre à la connaître et la comprendre - un tant soit peu - ce qui n'est pas exactement le cas de Dieu.

Dieu, Lui, nous dépasse davantage encore, dans la mesure où Il ne se fait pas sentir à nos sens comme la Nature. Dieu dépasse notre entendement forgé par le réel de nos sens et sensations. Il est l'Eternel, l'Immuable, l'Inacessible en tous points. En ce sens d'ailleurs l'humain est un peu à l'image de Dieu : qui a déjà su "faire le tour" d'une âme ? Quand bien même nous aurions étudié toutes les psychologies de la terre...

Dieu est aussi LA Vérité : en Lui tout est, était, et vient.
En Lui repose le discours qui définit toute et chaque chose ; de Lui s'élance le souffle qui donne vie à la moindre parcelle existante dans le monde. Il EST, il existe de toute éternité. Il est Celui qui sait tout, qui englobe tout. Il est la référence ultime et première à tous nos états de vie, nos natures, nos âmes. En Lui tout ce qui existe au monde trouve son Origine, et sa Fin.

C'est en ce sens que l'on considère que malgré toutes les "petites" vérités de nos quotidiens, de nos rencontres, Dieu est bel et bien LA Vérité de qui tout part, à qui tout revient, en quoi tout se fonde.

* * * Fin du cours de philo * * * à vos stylos ;-)

im_jesus_dormant_sur_la_paille_avec_mouton

Pour conclure, je voudrais vous souhaiter un Joyeux Noël.

Noël, c'est l'Eternel qui se fait petit Enfant. C'est notre Dieu si divin, si incommensurable, qui vient se mesurer à l'aune de notre petitesse, de cette humanité cadrée, contextualisée. C'est le Don d'un Amour si incompréhensible que le Tout Autre se fait tout semblable ô, ce grand mystère...

Doux, Saint, Joyeux Noël à vous tous...
Que l'Amour envahisse les foyers et les coeurs... quelle que soit la langue que nous parlons.

Je vous transmets la bénédiction gazouillante de notre Doux Amour de Jésus dans la crèche !

Posté par petiboutondor à 15:20 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

30 octobre 2007

Pardon...

Chu désolée, pardon, merci pour tous vos beaux et gentils messages, je déconnecte pas mal en ce moment et du coup : z'y ai pas répondu...

Elle exagère, mais elle vous remercie, toutes et chacune ;-)

Elle voudrait dire quand-même un tit truc (en réponse principalement au com' de Supermama :-D)

Plusieurs fois dans ma vie, j'ai eu l'occasion de me rendre compte de ça : j'ai eu une chance folle, depuis toujours (parents aimants et attentifs, ouverts et intelligents ; vie "facile" où j'ai toujours eu en général ce que je pouvais désirer et plus encore ; études hallucinantes, riches, magnifiques, splendides, fin belles quoi si je pouvais conseiller des études à quelqu'un qui ne sait pas quoi faire, je lui conseillerais celles-là ; vie parisienne extra et amitiés profondes ; amour de Dieu toujours et à jamais si présent dans ma vie ; et puis amour, mariage, Mari-trésor si trésorable que ça me remue l'âme rien que d'en parler ; et puis bébé, n'en parlons pas quand j'y pense, si vraiment je savais tout le bonheur qui m'incombe....

Et en fait....

En fait, il suffit de peu (un manque de coup de pied au c.. peut-être ? :-P) pour ne plus avoir les yeux ouverts, ne plus voir son bonheur immense, sa chance incroyable.

J'ai toujours eu une chance folle, et j'ai souvent eu aussi pourtant une langueur à ma vie (par périodes à vrai dire... souvent le mois d'octobre-novembre ne me trouve pas dans ma forme la plus excellente :-) ). J'en ai pris mon parti, j'ai fini par accepter cette faiblesse.

Comprenez bien : j'ai aussi vécu des choses qu'un enfant se passerait bien de vivre, mais ce n'est rien en comparaison à tout ce que je vois qui se vit par ci, par là autour de moi. Ma vie actuelle est la vie rêvée d'un grand, très grand nombre de personnes, je crois. Le Lac Majeur détient ce rêve déjà rien qu'en trois mots. Vous rendez-vous compte que je pourrais passer le plus clair de mon temps à regarder un lac immense juste là derrière ma fenêtre ? Qu'il me suffit de faire trois pas pour m'y tremper les pieds ?? ...

D'avoir la vie rêvée des autres, ça vous empêche de vous sentir mal... Serait-ce donc que j'ai besoin de me sentir mal ?? Je plaisante un peu. Ce que j'ai envie de dire, (oui c'est vrai ! si j'arrêtais de tourner autour du pot ? :-D) c'est que la satisfaction, pleine, entière, totale, je crois qu'elle n'est pas de ce monde.

Sans doute suis-je une grosse difficile, oui, je pense pouvoir dire sans me tromper d'une semelle que je suis une enfant pourrie gâtée. Extrêmement gâtée, et même si je râle de temps en temps je crois en avoir bien conscience, et je crois aussi en avoir le coeur vraiment plein, débordant de reconnaissance (même si jamais assez, hé oui c'est que mon coeur il est encore ben petit :-)).

Et en même temps, le problème il est là : la satisfaction pleine, entière, totale du coeur humain ne peut se trouver, à mon sens, ici-bas. On peut cheminer vers, on peut travailler pour, travailler pour un monde meilleur, une nature plus respectée, une humanité plus humaine... mais tant que nous réduirons l'humanité à elle-même, tant qu'elle ne sera pas définie dans et pour quelque chose de plus grand et qui la dépasse, je crois que nous ne pourrons pas être intégralement heureux.

Moi, dans ma vie, pour que je retrouve mon bonheur, ma paix et ma joie profonde, il faut non seulement que j'ouvre les yeux sur ces dons, tous ces dons qui me sont fait (avec une de ces injustices !! et pourquoi pas les autres ?); il faut encore que je les relie à Dieu (religere... telle est l'origine du mot religion...). Que je me reçoive de Lui. Que je sache et me souvienne d'une chose si grande, si marquante, si profonde...

"Tu nous as faits pour Toi, Seigneur
et notre coeur est sans repos
tant qu'il ne demeure en Toi"...

(St Aug)

J'ai tant soif...

Tant que je n'irai pas, chaque jour de ma vie, chaque matin lorsque je me lève, boire à la Source, alors cette langueur me poursuivra. Quand bien-même je possèderai toutes les richesses de la terre...

* * *
C'était mon mot du jour.
C'est amusant, ce n'est pas tout à fait cela que je voulais dire au départ... je ne m'attendais pas à arriver là ! mais enfin, c'est là.
Alors, avec tout mon amour !!
(pour vous, s'entend ;-)

Posté par petiboutondor à 13:25 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

31 mars 2007

Le sacré et le quotidien

J'en ai déjà parlé : dans mon quotidien italien, sur la blogosphère, sur le réseau de l'araignée virtuelle aussi, je cours, je cours, cours et cours sans cesse. Pas une seconde pour me poser, trop de choses à voir, découvrir, penser, retrouver.
Je cours et puis, moi-même, il m'arrive de me sentir prise par un vent qui n'est pas forcément le mien. Influençable peut-être, peut-être, peur des qu'en-dira-ou-pensera-t-on, surtout.

J'ai déjà dit mes craintes sur tout cela. Aujourd'hui je voudrais me lancer dans ma Soif : sans retour, de plein coeur, de plein fouet. Je livre là ce qui est le plus important pour moi. Je voudrais le faire, oh, avec pudeur... délicatesse, et pour que cela puisse parler aussi à ceux qui ne connaissent pas ou peu Celui que j'aime par-dessus tout.

Méditons-dimanche alors, dans l'aube de ce samedi qui se lève...

Il y a un lieu sur la terre où le quotidien se mêle au sacré profond.
Je suis intriguée par les personnes qui, sans avoir d'autre foi que l'amour de la vie et de la nature, vivent parfois ces expériences mystiques qui tiennent au sacré. L'ésotérisme en est plein, l'ambiance de libre spiritualité et des choses simples en regorge. Chacun de nous peut se sentir transporté par la puissance de l'amour, la puissance de la vie, la puissance de tant de beauté dans les choses et le monde.

Je me demande souvent, dans mon exil, ce qui distingue ces personnes de moi - ce qui distingue les personnes qui n'ont pas d'autre foi que celle de l'amour, de la vie, de la beauté qui les environnent - de moi.

Car moi, avec ma petite foi catholique, qu'ai-je de plus ? mieux ? différent ? A quoi cela me sert-il, ne me dessert-il pas plutôt ? Ah-ah, catholique*, ce que c'est restreint....

Pourquoi m'y tenir alors ?

Il y a un lieu sur la terre où le quotidien se mêle au sacré profond.
A la messe, quand un homme avec son quotidien prononce des paroles sacrées, précisément, devant une assemblée de personnes dans leur quotidien, il se passe une rencontre inaliénable. Un déchirement du Ciel si lointain, qui vient se planter là sur l'autel, comme une fusée - mais il ne fait pas de bruit...

Que l'on croit ou non, de toutes façons, il faut bien croire en quelque chose : le bon sens du coeur et de l'âme savent bien que ce bas-monde est vain. Que nos échecs, nos limites, les peines et imperfections de ce monde ne correspondent pas, pas, pas à ce pour quoi nous sentons bien que nous sommes faits. Nous ne pouvons bâtir de monde meilleur, si nous n'avons pas la foi, au fond, que nous sommes faits pour quelque chose de meilleur... Sans quoi nous serions là simplement, béants, à nous désespérer, c'est si facile le désespoir, cela vient si promptement. Le monde semble tellement, tellement, tellement résister à nos quêtes... Tellement et d'une manière si vile, si lâche et dans de toutes simples petites choses (je rate le bus / j'ai une amende / je me suis coupé le doigt /...) autant que jusque dans les grandes guerres atroces.
La mort elle-même, nous ne pouvons y croire. La mort n'est pas tolérable et tous, si nous y regardons bien au fond du vrai de nous, tous nous la refusons au plus profond. Nous savons bien que l'amour, la vie, la beauté doivent bien être plus forts que tout cela. Mais nous ne savons pas comment.

Un déchirement du Ciel si lointain...
J'ai une fusée d'amour qui me fait vivre. Dimanche après dimanche, si discrètement. Il fut un temps de ma ferveur où j'en mangeais tous les jours, qu'il était bon, ce temps ! mon désert actuel me sert à creuser mieux mon coeur, je le sais, et pourtant.

Ô, déchirement du Ciel ô, fusée douce d'Amour ô, ce moment si intense où ta grandeur, Dieu, vient dans un petit bout de pain pour te donner à moi.

Déchirement du Ciel.
Comment dire ? ...
...Toute ma quête, toute mon attente, toute ma soif se trouvent enfin nourris, enfin comblés. Les horreurs, les piqûres du quotidien comme les plus atroces souffrances sont intégralement récupérées, offertes, rendues saintes, brillantes de clarté et de lumière... Les haines sont assumées pour devenir de l'amour... Le sang versé de toute éternité se trouve là, offert, comme la plaie la plus béante de la Terre qui peut enfin trouver un sens, enfin trouver un sens, dans ces méandres de nos humanités qui ont perdu tantôt le coeur, tantôt la raison. Les larmes du monde entier s'habillent de salut, la masse quotidienne et la masse d'horreurs du monde revêtent un vêtement blanc. Un vêtement blanc, d'amour et de sang. Un vêtement qui nous emmène au plus saint des saints lieux, là où nous ne savons pas ce qui est, mais là où tout n'est que ce après quoi nous aspirons, de tout notre être. Là où tout ce qui fait notre quête se trouve vraiment, et sans aucune tâche.

Déchirement du Ciel et fusée d'Amour.
Il y a un lieu sur la terre où le quotidien se mêle au sacré profond... c'est un lieu doux-tendre, que l'on trouve encore dans quelques églises, quelques dimanches, parfois...**

* "Catholique", à l'origine, est un mot grec qui signifie "universel"... ... ...
** Mais hélas, il faut comprendre une chose un peu complexe : car le sacré, là, vient se fondre précisément quand un homme, avec son quotidien, prononce des paroles devant une assemblée de personnes, dans leur quotidien... Avec ce que cela engage de triste, terne, même désagréable, parfois.

Merci, pourtant, ô Ciel qui se déchire...

05 mars 2007

pEnnéagramme (le petit compte-rendu promis)

Le principe :
chacun de nous est au monde avec un être profond, vrai, intérieur, spirituel.
Mais chacun de nous aussi s'est construit avec une personnalité particulière, qui nous donne d'être plutôt sensible à telle ou telle chose, de centrer notre action dans le monde de telle ou telle manière, plutôt que telle autre. Nous avons développé une certaine manière d'appréhender les choses, le monde, la vie, ...que les autres n'ont peut-être pas et qui parfois nous empêche de comprendre leur fonctionnement à eux (et vice-versa).

VacanceFevMars2007_374
(les Alpes, sur la route d'Italie en France ou de France en Italie ?)

Les divers courants, études, méthodes et outils psychologiques ne manquent pas de distinguer des tas de différents tempéraments, caractères et attitudes spontanées face au monde.

L'ennéagramme est l'un de ces outils.
Il remonte à de très anciennes traditions spirituelles et a été transmis jusqu'à nos jours, très principalement par la voie orale.
Depuis les années 70 on voit éclore une plus grande quantité d'ouvrages à son sujet, mais sa qualité pleine et entière ne se déploie encore et toujours que par l'oral, c'est-à-dire au travers des échanges et découvertes que nous pouvons faire lorsque nous discutons les uns avec les autres...

Car en effet, ce qui distingue peut-être l'ennéagramme d'un grand nombre d'autres méthodes et outils de développement personnel et relationnel, c'est bien cela : c'est que CHACUN DE NOUS sommes les experts... de ce que nous sommes, ...et PAS un autre, si longues eussent pu être les études et le brillant parcours de cet autre !!

Ah ah, ça vous met l'eau à la bouche ?

VacanceFevMars2007_019

Je vais vous faire un petit panorama de ce que vous êtes peut-être,...
...à vous de le découvrir à travers l'un ou l'autre de ces stages !

(NB : ce panorama est tiré de ce que MOI j'ai compris ; il est très incomplet et c'est juste pour vous donner une toute petite idée...)

Partant de ce que je vous ai déjà dit, l'ennéagramme recense donc neuf "types", ou "bases" dans lesquelles on construit et développe sa personnalité. Le choix des neufs (ennea en grec) est le fruit de l'expérience séculaire qui s'est transmise au fil des âges. Mais vu que chacun est unique, chacun appartient à l'un des neuf types selon sa manière propre !

L'idée est de pouvoir comprendre la base dans laquelle on se trouve, de comprendre les bases des autres, voire même, de développer en nous les qualités qui sont celles des autres bases ! (si ce n'est pas déjà fait évidemment ;-)) sachant que les bases sont reliées entre elles, il y a un dynamisme qui les habite et que représente ce schéma (gramme) à travers les lignes, ou "flèches".

9gm_l1
(cliquez pour un peu plus d''explications)

Chaque "base" est fondée sur une sensibilité, une attitude ou une conception des choses qui nous motive profondément. Il va de soi que nous ne sommes pas limités aux seules caractéristiques de notre base, mais il s'agit de comprendre ce qui nous motive le plus profondément.

Rajout du 28 mars, parce qu'on me l'a demandé ;-)) : avant de parler de chaque base, il est utile de comprendre que chacune de ces bases repose elle-même, avec une déclinaison particulière, sur l'un des trois grands pôles ou "centres" de la personne humaine.
Tous en effet, nous sommes corporels, avec un corps, animés par cette force physique, intérieure, instinctive, que certains noment aussi : viscérale. Ce "centre corporel" est celui dans lesquelles se retrouvent les bases 8, 9 et 1.
Tous ensuite, nous avons une affectivité, un coeur, des émotions, une vie relationnelle : c'est dans ce "centre affectif' que se situent les bases 2, 3 et 4.
Enfin, nous avons tous une intelligence, une imagination, une raison qui nous fait comprendre, prévoir et appréhender les choses : dans ce "centre mental" se trouvent les bases 5, 6 et 7.

  1. La première base regroupe les personnes que la perfection motive profondément : la perfection de la chose bien faite, la perfection morale, la perfection du travail à faire, l'oeuvre réalisée minutieusement dans les moindres détails,... une personne qui s'était reconnue dans cette base nous racontait : "vous savez, mon permis... je l'ai eu. Mais je ne me le serais pas donné !" parce qu'elle avait retenu tout ce qui n'avait pas été parfait dans sa conduite...
  2. La seconde regroupe les personnes qui sont animées par le service rendu aux autres, l'amour et le don de soi. Une personne qui s'était reconnue en base 2 nous expliquait : "je n'ai jamais vécu pour moi. Je n'ai pas envie... ça me rase !" Ces personnalités estiment qu'elles ne sont rien, en dehors de ce qu'elles font pour les autres...
  3. Les personnes de bases 3 trouvent leur énergie dans le fait de réussir, de réussir bien, et de tout réussir. Elles vont tout mettre en oeuvre pour rechercher l'efficacité de leurs action et seront capables de mener à bien n'importe quel projet en lequel elles s'investiront... Si elles échouent, ce ne sera pas un échec vraiment : ce sera surtout un moyen de rebondir... Ces personnes accordent souvent une très grande importance à l'image qu'elles donnent aux autres... Elles s'adaptent à l'autre, au risque de ne plus savoir qui elles sont vraiment.
  4. Les "quatres" sont ceux que les émotions font vivre, qu'elles soient positives ou négatives. Certains ont pu dire : "je préfère vivre une grande souffrance, parce qu'une grande souffrance c'est intense, plutôt que vivre dans la banalité de la vie quotidienne". Ils sont sensible au beau, ils ont soif de profondeur et, contrairement aux personnes de base 3, ils vont tout faire pour rechercher et préserver leur authenticité d'être. Ils perçoivent le caractère unique de chacun, à commencer par le leur. Souvent, ils se sentent tout particulièrement différents.
  5. Les personnes qui se retrouvent en base 5 observent le monde avec recul et parfois isolement. Elles développent une anayse rationnelle souvent très approfondie des choses. Cependant, il leur arrive d'être dépassées par leurs émotions, si ce n'est qu'elles les fuient voire les nient complètement. Une personnalité de ce "type" a pu dire : "je n'arrive pas à faire les choses, parce que la matière ne réponde pas à l'esprit". Ces personnes ont soif de connaître, elles sont heureuses lorsqu'elles ont fait le tour d'un sujet ou lorsqu'elles rencontrent quequ'un qui pourra leur apprendre quelque chose.
  6. Les personnalités 6 sont celles sur qui l'on peut compter. Elles ont l'art et la manière de prévoir toute chose et d'anticiper les risques, les dangers, les possibilités. Elles ont parfois beaucoup de mal à accorder leur confiance, que ce soit en elles-mêmes, en la vie et les choses, ou en les autres. Mais elles sont profondément fidèles et loyales. Elles développent deux sortes d'attitudes face à la vie : soit elles affrontent toutes ces peurs qui sont leur moteur profond, soit elles se laissent tétaniser par elles et restent craintives. Dans tous les cas, elles aiment souvent les choses bien claires et cadrées.
  7. Ceux qui se retrouvent en base 7 sont souvent de grands optimistes, dans tous les domaines de la vie. Ils aiment à profiter à fond de toutes choses qui se présentent à eux. Leur joie de vivre est communicative. Ils ont la capacité d'appréhender toutes les possibilités qui se présentent à eux et sont très imaginatifs. En revanche, leur devise pourrait être "choisir, c'est renoncer" : cela leur est parfois très difficile, de même que mener à bout la réalisation pratique de certains projets, une fois qu'ils en ont fait le tour... dans la  conceptualisation de leur tête !
  8. Les "huits" sont les personnalités qui s'affirment. Elles n'ont besoin d'aucun artifice pour cela car ça leur est naturel, instinctif : leur présence impose le respect. Ils ont les pieds ancrés solidement dans la terre. Ils sont extrêmement sensibles à la justice inscrite en eux et se font les protecteurs de leur cause ou de ceux qu'ils défendent. Ils ont une vision souvent dualiste de la vie : blanc, ou noir. Il y a ceux qui sont dans le camp de la cause qu'ils défendent, et les autres. Ils ne supportent pas le flou ni le nuancé. Par ailleurs, une autorité n'est accceptable au-dessus d'un "huit" que s'il le juge légitime.
  9. Les personnalités de "type" 9 sont pacifiantes, médiatrices. Elles sont capables de comprendre et d'appréhender le point de vue de chacun de ceux qui l'exposeront, parfois au point de s'y noyer et d'être incapable de trouver ce qu'elles pensent elles, personnellement. Quand elles auront trouvé leur propre point de vue, il leur sera souvent extrêmement difficile de l'affirmer. Les "neufs" sont tantôt perçus comme agaçants par leur extrême douceur, tantôt comme profondément rassérénants.

ça vous a intéressé ? vous êtes-vous trouvé ici ou là ??? ce n'est qu'un mince début...

Posté par petiboutondor à 21:36 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

12 février 2007

Petiboutz réfléchit à sa patate chaude

Avant d'être mariée, je me disais que finalement c'était pas mal d'être
seule : j'étais autonome, j'avais ma belle vie, mes études, mes amis et
tout l'avenir devant moi.

Avant d'être maman, je me disais que je préférais garder encore un peu
de temps pour moi, pour nous, "construire notre couple" dans le temps
tout tranquillement ; j'avais mes projets, mes idées, et tout l'avenir
devant moi.

Puis un embryon a pris corps dans ma chair et tout a basculé.

Quand j'ai su qu'il était bel et bien là, d'abord, je ne l'ai pas aimé.
Je l'ai même détesté : il venait contrecarrer mes projets, me voler ma
jeunesse. J'avais plein de désirs, ma tête n'avait jamais été aussi
tourbillonnante, j'allais parcourir le monde, découvrir les cultures,
ouvrir mon esprit à la multitudes des réalités existantes, construire
un tas de choses, enrichir mon coeur, mon âme et mon esprit...

Il venait secouer tout en moi : mon corps, mes sentiments, mon
équilibre, mon autonomie, ma solitude : désormais je ne serais plus
jamais seule, suffisamment seule au-dedans de moi comme j'aimais à
l'être, quelquefois... Je n'étais plus la même, il m'avait volée à moi-
même.

J'avais dans mon corps un petit parasite.

Et puis... beaucoup de choses se sont passées... j'ai accepté d'aimer
mon parasite, de me soumettre à la réalité que la vie voulait me donner
plutôt qu'à mes vastes et vains projets. Je voulais parcourir le monde,
au dehors mais en vérité le monde était venu là, se creuser, tout au-
dedans de moi...
L'infini n'était pas au-dehors. Il était là.
Les chemins de ma vie n'étaient pas au-dehors, ils s'ouvraient là, en
moi...
De le comprendre, cela m'a totalement pacifiée.

Puis j'ai découvert autre chose : j'ai découvert ma puissance. Ma
puissance à être femme, ma puissance à être mère, à enfanter la vie.

Mon parasite, à dire vrai, était enfin venu *me révéler* à moi-même. Il
était venu m'ouvrir à ma dimension mystérieuse... "femme, porteuse de
vie". Une chose vraiment... vraiment... extra-ordinaire.

Avant, j'avais un regard un peu condescendant vis-à-vis des mères. Oh,
les enfants, c'est toujours si touchant, si mignon ! mais quand je
voyais une femme jeune gâcher sa jeunesse, trois marmots déjà sur les
bras... plonger sa vie dans l'ordinaire d'une mère de (lourde)
famille...

Oh, je crois bien qu'aujourd'hui, mon idée... mon appréciation a viré
de bord, totalement. Il ne pouvait pas en être autrement.

Et comme je suis contente ! comme je suis contente, enfin, d'avoir
découvert qu'il n'est pas honteux ni agaçant d'être une femme, de
n'avoir pas les mêmes caractéristiques que les hommes, de ne pouvoir
être celle qui parte comme cela, à l'aventure dans le monde et à qui
l'on ne dise rien parce qu'on le respecte... naturellement.

Comme je suis contente d'être une femme. Je sais que c'est par là que
mon être apporte une lumière dans ce monde : il me semble que si les
femmes veulent changer un peu le monde, il faudrait d'abord qu'elles
libèrent la lumière qui les habite. C'est une lumière humble et
discrète, qui demande un peu de silence intérieur, de disponibilité...
d'ouverture intérieure.

J'ai eu le sentiment d'être une femme accomplie comme jamais je
n'aurais cru que ce fut possible, durant les heures et les jours qui
ont suivi mon accouchement.
Je venais d'accomplir un acte hors du monde. J'étais hors du monde. Je
ne peux pas écrire "surhumaine", puisque c'est humain de donner la vie,
mais... il y avait quelque chose de cela.

Quand je me décourage un peu parce que je trouve que le monde est trop
lourd (à nouveau, quand ... l'ordinaire prend le dessus !!), j'essaie
de me replonger dans ce sentiment... ce sentiment de force
impénétrable, que rien ne pourrait me retirer. Cette certitude
indicible que la vie EST extra-ordinaire. Quoi qu'il en coûte. Les
femmes sont peut-être là pour rappeler cela ?

J'avais une assez piètre image du fait de devenir mère, même si je
savais *dans ma raison* que c'était un grand bonheur.
Et même si je le savais dans mon coeur, d'ailleurs...
Car aujourd'hui, je le sais... de tout mon être....

Merci, ô Dieu, pour la Vie !!

Posté par petiboutondor à 19:21 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

15 novembre 2006

Couple et Continuum (III), une affaire d'au-delà...2

(le 1 est à venir là : c'est un texte de Michel Odent qu'il faut que je recopie !)

Au-delà de la raison
Aux confluents de notre incarnation
(une intelligence habite notre chair !)

... il est un lieu de vie intérieure
qui est à vivre, et qui n'a pas de mots :

* * "Être" * *

Découvrir que notre enfant, parce qu'il EST profondément
(il n'a QUE l'être, un être intense, lorsqu'il sort de sa cachette ronde !!)
me fait, nous fait ÊTRE vraiment nous aussi....
... pour peu qu'on se laisse conduire par lui.

Cela suppose mon renoncement
Renoncer aux faires, aux attentes qui pèsent sur nous et que nous faisons peser sur nous-mêmes
Renoncer, abandonner... le temps de me sentir enveloppée par cette présence miraculeuse,
De me laisser guider dans ce qu'il me demande (au moment où il me demande. "Aime-moi, aime-moi, choisis de m'aimer par-dessus toute autre chose... détache-toi de tes impératifs qui sont si loin de moi, si loin de toi aussi, en fait...")

Se donner totalement
Et ainsi... se recevoir...
... bien plus pleinement...

Certains disent que c'est cela, le "continuum". Recevoir de notre enfant ce que nous sommes vraiment. Répondre à son appel, l'appel de ce monde d'où il vient : "Aime-moi, aime-moi, choisis de m'aimer par-dessus tout... Ne brise pas ce lien profond qui me relie à toi, dans toute ta chair, TOUTE ta chair !"
(une intelligence habite notre chair...)

Et l'on entre ainsi doucement, dans cet au-delà de la raison, au-delà des mots
où nos êtres et nos amours profonds se rencontrent...

* * *

Mari-trésor y accède-t-il ? Cette éternité du présent qu'on laisse être et où l'on s'abandonne, Mari-trésor y accède-t-il ?

Il reste bien secret, mon arbre, mais je sais qu'il y accède. J'ai pu saisir quelques petites touches. Il le révèle, quand il contemple ébahi le visage de son fils, la merveille de tout ce qu'il est, la moindre de ses manifestations-gazouillis-expression-du-visage-évolution-d'être (-"progrès". Mais ce progrès est naturel. Il est dans la nature de l'enfant, dans le plan de sa nature, dans son continuum que d'avancer vers la vie, de l'intérieur de lui-même. Commencer à sourire, et puis rire. Regarder toute chose. Les saisir. C'est dans le plan et c'est "normal" mais ça nous émerveille quand-même... Puissance de l'être, et du devenir... Oh oui, c'est bien cela qui nous émerveille et que nous contemplons : l'être et le devenir, cachés embriqués derrière un si tout petit visage !)

Il le révèle lorsqu'il murmure à l'oreille de Tichapz en secret qu'il ne pouvait imaginer avant à quel point, bébé, tu serais un cadeau... venu du ciel... venu tout droit d'Amour, pour illuminer nos vies...

Oui, il y accède. Il se trouve lui aussi submergé par un tel surgissement -ah ! petit enfant.

* * *

Bon certes cela n'est pas tout, et ne dit toujours pas comment s'y prendre dans nos vies concrètement !

ça va venir, ça va venir... "On avance" comme a dit quelqu'une ! 107

Posté par petiboutondor à 13:46 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

23 octobre 2006

Pourkoi on est d'un autre monde, post scriptum

*  *  *

Ô ... Profondeur ??

Les vies humaines sont si profondes, les coeurs humains si mystérieux, ce n'est pas tout de le dire. Peut-être que personne n'en parle - parce qu'aujourd'hui on se doit d'être rapide et sympa, peut-être ? mais surtout parce que c'est si dur à livrer, des profondeurs... elles ont besoin d'être gardées secrètes... Personne n'en parle ou peu, à traits tirés, pudiques et tout en finesse. C'est étonnant pourtant de voir tous ces parcours... dont il faudrait écrire des milliers de livres...

"Il vivait seul. Non pas seul, mais hanté par sa douleur à un point que peut-être personne ne pouvait soupçonner. On vit aux côtés de ceux qu'on aime et on ignore encore leur fond intérieur... Personne ne pouvait soupçonner. Depuis 15 ans un fantôme enlassait sa vie, un fantôme d'amour et de douleur, quelque chose à guérir un jour. Rien ne pouvait être plus pareil. Rien ne pouvait être plus pareil, depuis ce temps intense et froid, depuis cet événement sombre où il était parti jouer... depuis ce mensonge effroyable dans son âme... la mort de son père.
"On savait qu'il était mort, son père. On savait bien aussi que cela le faisait souffrir toujours. Mais on ne pouvait comprendre pourquoi et l'on ne pouvait mesurer à quel point...
C'est qu'on ne lui avait pas dit. On avait fait de sa vie un mensonge, une fausse illusion, une inhumaine négation. On l'avait empêché de comprendre, empêché de saisir : il est mort. Depuis, sa vie avait déraillé. Sa vie toute entière avait déraillé, une boule vide. Ce n'était plus l'enfance, ce n'était plus la réalité. C'était un songe triste, alcoolisé. Une douleur que personne ne lui avait permis de nommer. Un raté sans nom. Une blessure de tout ce qu'il aurait dû devenir et qu'il avait perdu, en un instant.
"Mais elle surgissait là tout à coup, frémissante, impatiente de dire enfin tout ce qu'elle devait dire. C'était une douleur qui le réduisait sans crier gare à cette enfance qu'on lui avait volée, "on ne m'avait pas dit ! on ne m'avait rien dit ! Personne, personne ne m'a dit..." Une douleur qui jusqu'alors ne s'était traduite qu'en dureté. Une douleur qu'on l'avait empêché de vivre en lui disant : il n'y a rien. Va jouer. Depuis, toutes les douleurs n'avaient rien été. Face à toute douleur, il suffisait de jouer.
Elle éclatait avec plus de force, plus de rage, plus de drame. C'était un drame d'enfant. Un drame de toute une vie, pourtant. "Mensonge, mensonge, mensonge ! Non, ma douleur ne fut pas rien, et vous l'avez peuplée de mensonge ! Dans quelle ombre ai-je vécu, moi, jusqu'à maintenant ? Au secours ! Rendez-moi la vérité ! Dites-moi que mon père est mort, que vous m'avez envoyé jouer... Que j'aurais dû être là, que vous auriez dû me dire, que j'aurais dû comprendre, et pleurer... Je n'avais pas pleuré... Je n'avais pas pleuré, à la mort de mon père, vous m'aviez volé mes larmes et ce n'est que maintenant... Ce n'est que maintenant qu'elles viennent pour se verser, maintenant que je suis père à mon tour... mais j'ai raté tant de choses... Papa ! Papa, mon père, grand homme de notre maison... Vous deviez rester et vivre, vous deviez voir ma barbe un jour... Je n'avais pas compris... Je n'avais pas compris... Papa !

" - Pleure, mon fils, mon trésor. Petit enfant. Oui, pleure et regarde tout ce qui est passé, tout ce que tu as éprouvé dans ta petite âme d'avant. Regarde enfin, tu en as tant besoin. Ta femme chérie est à tes côtés pour t'y aider. Regarde et pleure... Délivre ton âme de mon fantôme et de tes échecs, fils, délivre ton âme... Je veille sur toi. Je te regarde chaque jour de là où je suis. Je veux te dire ceci : mon fils, mon garçon chéri, je t'aime, et je suis très fier de toi. Je suis très fier de toi, de la famille que tu as fondée, de ce que tu es. Peu importe les erreurs et les manquements d'autrefois : je t'aime, gallopin. Tu es un homme maintenant. Tu as le droit d'être reconnu comme un homme. Je l'ai bien vue, ta barbe, même si je n'étais pas là pour te le dire... Regarde, pleure, et viens dans mon coeur. Viens dans mon coeur, et maintenant grand homme, mon enfant, choisis la vie. Un moment viendra pour que tu pardonnes, pour que tes plaies intérieures soient source de beauté. En attendant ce moment - il faut du temps. En attendant : choisis la vie..."

Posté par petiboutondor à 16:14 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,



« Accueil  1