09 novembre 2007
Paranoiamite aiguë
ça vous est jamais arrivé ?
Z'êtes là, seul face à vous-même, à vous morfondre.
Puis vous allez dans la cuisine euh, je sais pas moi, pour boire un verre d'eau par exemple.
Et le verre d'eau tombe (et se casse, oui faut préciser)
Après, vous envoyez un message à des gens alors que ça vous coûtait d'envoyer ce message, vous aviez peur d'être cruche peut-être, ou simplement out. Hors du coup quoi. Vous avez finalement pris votre courage à dex mains pour le faire.
Et là retour dans la boîte mail, un truc du style : (in english furthermore, comment ça you speak pas english ?) "undelivery message" ou "failure system". Je sais pas, ça doit être qu'en anglais, la chose prend un ton encore plus dramatique. Trouvez pas ? "failure", brrrrr ! fait froid dans l'dos !
Alors, vous allez euh, je sais pas, par exemple cirer vos chaussures. Vous ne vous faîtes jamais de tâche d'habitude. Mais là, comme vous êtes (pour une fois) joliment habillé(e) parce que vous vous êtes dit ce matin que pour contrer l'humeur maussade, fallait bien s'habiller (quoi ça vous arrive jamais à vous ?) (ah non pardon, vous vous êtes toujours bien habillé vous, oui oui c'est vrai *smiley qui se tape le front*) donc, tâche. C'est ballot.
Enfin voilà, un truc du style, et ça continue comme ça sans s'arrêter.
Vous sombrez insidieusement dans une paranoiamite aiguë, doublée d'une personnemaîmite suraiguë et lancinante. Z'en rendez à peine compte, en fait. Pourtant !
Et là, tout à coup, le téléphone sonne. "Allo ça va ?" "Ben oui ça va...." (ça va toujours, non ? je ne sais pas dire si ça "va pas", je ne me le dis pas forcément très clairement à moi-même, d'ailleurs...)
Mais le seul fait de parler à quelqu'un, ça fait que ça va.
C'est une brise d'air frais dans votre quotidien, un peu solitaire.
En fait, ça fait tellement de bien.
Pis pour peu que ce quelqu'un qui appelle, ça soit quelqu'un que vous aimez beaucoup, mais que vous ne vous attendiez pas à entendre là au bout du fil ! Pour peu que cette personne soit pétrie de plein de lumière toute douce, ça y est, vous avez le coeur tout chaud.
Vous parlottez alors...
Et une fois que vous avez raccroché, la spirale s'est inversée. Vous vous trouvez soudainement projetée dans une laviétendrinite profonde. Ou doucinose ? tiens, je ne sais plus.
Enfin, vous dîtes merci !

23 septembre 2007
Rencontres étoilées
Est-il possible d'être amoureux de toute une famille, vous pensez ?
C'est une chose que j'ignore, mais c'est ce que j'éprouve pour eux là-bas, que nous avons visités l'autre jour, avec qui nous sommes allés cueillir dans le sol quelques étoiles.

A charge de revanche, le temps fut si court !! - oui c'est de la récapépette, ...et ben quand-même. En attendant, vous restez de bien belles, drôles et tendres étoiles, dans nos coeurs, dans nos yeux !!! Tout plein d'amour !! ...
* * *
Et puis le lendemain, arrivés à Paris, c'est avec Supermama que le temps a filé... Et papotis et papotas... Et rêves par ci et projets pas là... moments si doux, retrouvailles si naturelles... (et non, pas de photos ! pas l'ombre d'un instant on n'y a pensé ! ah les minettes....)
D'abord, MERCI !! Les belles amoures, les tendres copinettes....
et surtout...
on recommencera !!
18 août 2007
tiPause non indienne...
le temps du week-end !
Mercredi nous avons fêté nos bébés de un an, ça donne ça :

Il manquait plein de bébés partis en vacances, mais c'était tout de même vraiment sympa !
Sinon, j'ai la joie de vous annoncer que Tichapz est un sacré ptit bonhomme. Je lui avais demandé de ne pas marcher avant notre retour d'Inde (je redoutais les explorations douteuses, là-bas...) Et bien, c'est chose faite !! Il n'a marché qu'à notre retour, une fois les pieds posés sur la dalle bien de chez nous... pfiou ! (strodémozion)
10 juin 2007
Un truc qui m'a fait pleurer
De
Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité
A Simple Path (trad. Un Chemin tout simple, Plon Mame 1995, p.95)
Il faut donner ce qui vous coûte quelque chose. Il ne suffit pas de donner seulement ce dont vous pouvez vous passer mais aussi ce dont vous ne pouvez ni ne voulez vous passer, des choses auxquelles vous êtes attaché. Votre don devient alors un sacrifice qui aura du prix aux yeux de Dieu... C'est ce que j'appelle l'amour en action. Tous les jours, je vois grandir cet amour, chez des enfants, des hommes et des femmes.
Un jour je descendais la rue ; un mendiant vint vers moi et me dit: « Mère Teresa, tout le monde te fait des cadeaux ; moi aussi, je veux te donner quelque chose. Aujourd'hui, je n'ai reçu que vingt-neuf centimes pour toute la journée et je veux te les donner. » Je réfléchis un moment ; si je prends ces vingt-neuf centimes (qui ne valent pratiquement rien), il risque de n'avoir rien à manger ce soir, et si je ne les prends pas, je lui ferai de la peine. Alors j'ai tendu les mains et j'ai pris l'argent. Jamais sur aucun visage, je n'ai vu autant de joie que sur celui de cet homme, tellement heureux d'avoir pu faire un don à Mère Teresa ! C'était un énorme sacrifice pour lui, qui avait mendié toute la journée au soleil cette somme dérisoire dont on ne pouvait rien faire. Mais c'était merveilleux aussi, car ces piécettes auxquelles il renonçait devenaient une fortune, puisqu'elles étaient données avec tant d'amour.
19 février 2007
Faire aux autres...
Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. (Lc 6, 28)

Je voudrais que l'on me considère toujours avec un a priori de bienveillance et qu'on ne me juge sur aucune appparence. Même quand je dis quelque chose de travers, qui ne convient pas ou qui ne plaît pas. Je voudrais qu'on me donne toujours une seconde chance, et même une troisième, et même une quatrième, une septième, une soixante-dix-septième, une mille-cent-quatre-vingt-douxième. Je voudrais qu'on m'écoute, qu'on me laisse parler, mais aussi qu'on essaie de comprendre vraiment ce que je veux dire et qu'on me questionne. Qu'on fasse l'effort d'entrer dans mon point de vue. Je voudrais qu'on accepte que je puisse être ou penser différemment. Qu'on me dise aussi ce qu'on pense être vrai, et pourquoi.
J'aimerais qu'on me fasse confiance et qu'on ne me prenne pas pour une assistée. J'aimerais qu'on me laisse la gouverne de ma vie. J'aimerais qu'on me donne ou me prête de l'argent, des vêtements, des objets si j'en ai besoin. J'aimerais qu'on m'offre des cadeaux, qu'on me donne sans retour. J'aimerais qu'on me rende ce à quoi je tiens, mais aussi qu'on me rappelle que si je perds quelque chose, ce n'est pas non plus ce qu'il y a de plus important. J'aimerais qu'on soit honnête avec moi, qu'on m'explique les choses que j'ignore ou que je ne comprends pas. J'aimerais qu'on ne me mente pas.
Je voudrais qu'on me regarde et me reconnaisse telle que je suis, qu'on accepte mes défauts, qu'on apprécie mes qualités. Je voudrais qu'on me dise quand il y a quelque chose qui ne va pas chez moi ou quand j'ai fait souffrir quelqu'un, même si ça peut être dur : je préfère. Je voudrais qu'on me dise ce qu'on aime en moi aussi, même si je dois veiller à ne pas en devenir orgueilleuse et suffisante pour autant. Je voudrais qu'on me dise vraiment ce qu'il faudrait qu'on me dise. Je voudrais qu'on m'aime sincèrement.
J'aimerais qu'on me donne de la valeur au-delà de toutes mes actions. J'aimerais qu'on ne doute pas, qu'on ne désespère pas de moi, même si je semble vraiment faire erreur ou me tromper de voie. J'aimerais qu'on croie en moi.
Je voudrais qu'on ne me tape pas, qu'on ne s'énerve pas contre moi même si je suis agaçante... même si j'ai blessé ou fait quelque chose de mal. Je voudrais qu'on soit patient avec moi quand je mets du temps à bien faire les choses qu'on me demande. Je voudrais qu'on soit indulgent si je ne conduis pas toujours bien sur la route.
J'aimerais qu'on remplisse avec de l'amour mon réservoir de forces pour quand j'ai des choses un peu plus dures à vivre. J'aimerais qu'on soit attentif à moi, et disponible quand j'en ai besoin.
J'aimerais qu'on me donne toujours un crédit d'amour infini, d'espérance infinie, de pardon infini.
Bon,...
ben...
au boulot...
s'il faut que je fasse tout ça... pour les autres !
sachant j'en suis sûre, que j'ai oublié plein de trucs. Exigeante comme je suis. hii !
source des images : http://www.evangile-et-peinture.org/
14 octobre 2006
Le cri dans l'oreiller : hommage aux amies insupportabes
Voilà : il y a des jours où ça va pas.
Pour certains, il y en a beaucoup, d'où l'utilité pour les autres d'avoir un oreiller (de temps en temps) histoire d'être à l'écoute et, le cas échéant, de s'en aller un instant crier dedans - ce dans le but de vider la soupape.
Héhé ! Cela ne veut donc pas dire que nos amies insupportables doivent se retrouver seules ni qu'on doive les laisser tomber. Si nous avons toutes nos moments terribles, je trouve tout de même que certains moments sont pires que d'autres, que certaines fragilités méritent plus d'attention - elles méritent bien un cri ou deux dans l'oreiller.
Car nos amies insupportables ne sont pas seulement insupportables. Au coeur même de leurs moments difficiles on les aime, on peut les aimer, car vraiment elles ont bien des qualités. Leur seule présence fait du bien, même si certaines choses peuvent être pesantes ou nous agacer : c'est qu'on les aime, qu'y pouvons-nous !
Le cri dans l'oreiller, c'est un petit sacrifice d'amour qui vaut le coup : on s'aperçoit qu'on a bien fait de ne pas craquer sur elles parce qu'elles nous le rendent avec reconnaissance, et tant d'amour. Et du coup, elles nous donnent même tout ce qu'elles sont de bien et de beau. Ce n'est pas parce qu'elles vont mal qu'elles ne peuvent rien apporter : elles apportent ! Plus qu'elles croient, et plus que le croit notre agacement premier.
Je reçois plus quand je donne, finalement. oh là là.
Allons ! donnons, recevons, aimons... Bon Vent.
Et vivent les oreillers.




